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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:22


Par Jean-François Copé

Propos recueillis par Claude Askolovitch

Le Journal du Dimanche du 11 01 09


 

Avant le débat sur l'organisation du travail parlementaire, Jean-François Copé renvoie aux socialistes leurs accusations. Il pourfend les stratégies de blocage de l'opposition et affirme que le Parlement peut exister face à Nicolas Sarkozy. Pour le député-maire de Meaux, les parlementaires devront désormais optimiser leur temps de parole en session et valoriser des amendements utiles.

Est-ce raisonnable pour un leader parlementaire de vouloir limiter les débats à l'Assemblée?
C'est parfaitement raisonnable pour n'importe quel démocrate de ne plus tolérer que le Parlement soit humilié par des manifestations clownesques. Je sais que je prends un risque. Le droit d'expression illimité, c'est populaire, le blocage parlementaire, c'est folklorique... En réalité, c'est pathétique. Je pense d'ailleurs la même chose des "flibustes" organisées par la droite, avant... C'est antidémocratique et liberticide! Je dis bien liberticide, parce que c'est une atteinte aux libertés que d'empêcher le Parlement de fonctionner.

Mais le blocage, c'est ce qui reste à l'opposition quand le débat est verrouillé par le pouvoir?
Il n'est verrouillé que par la médiocrité. Si la gauche cessait de choisir la facilité, en déposant des milliers d'amendements, tous aussi ridicules les uns que les autres, la donne changerait. Les socialistes sont beaucoup plus constructifs en commission. Mais publiquement, leur positionnement tactique les empêche d'admettre qu'on peut faire bouger les choses en faveur du Parlement. Je rêverais que les députés socialistes se hissent à un autre niveau. Quand Badinter parle, au Sénat, la droite l'écoute, et en silence. Je rêverais d'un Badinter à l'Assemblée qui nous forcerait à réfléchir et à améliorer nos textes!

La gauche "ne sait pas où elle en est"

Mais en limitant le temps de parole, vous n'allez pas favoriser l'éloquence de l'opposition!
Au contraire. On va forcer tous les parlementaires à prendre leur temps de parole au sérieux. Chaque groupe, UMP compris, devra valoriser les amendements qui ont du sens, et demander à ses orateurs d'être d'autant plus précis et d'autant plus pugnaces que le temps sera compté - et compté généreusement, je m'y engage. Maintenant, si le débat parlementaire n'est qu'une étape de la guérilla, si l'Assemblée n'intéresse mon collègue Jean-Marc Ayrault que pour "alerter l'opinion" comme il dit, qu'il ne s'inquiète pas. Le travail en commission va être valorisé, et ouvert à la presse, et les socialistes pourront en appeler au peuple beaucoup plus tôt, et tout aussi fort!

La gauche et le centre disent que l'étouffement du Parlement est une nouvelle atteinte aux libertés.
La gauche ferait mieux de penser à sa doctrine au lieu de chercher des patchs pseudo-idéologiques pour se refaire une santé. Elle ne sait pas où elle en est, mais c'est tellement plus simple et plus commode d'expliquer que les libertés sont menacées... Personne n'y croit.

Mais il y a des alertes... l'affaire du fichier Edvige, par exemple?
Elle a été corrigée par Nicolas Sarkozy aussitôt qu'il en a été saisi. C'était un projet administratif que les politiques ont enrayé.

Le chef de l'Etat admet peu la contradiction, il considère qu'il doit réinventer le pays... et il supporte mal que ses réformes traînent.
Soyons francs: tous les politiques pensent que le monde a commencé avec eux. Nicolas Sarkozy est un vrai réformateur. Il est mobilisé par l'urgence de débloquer notre pays. Pour nous, chaque journée compte. Oui, l'impatience existe, mais cette impatience répond à une demande des Français. Nos concitoyens sont consommateurs de politique, ils demandent de l'efficacité. C'est aussi une question de temps. Qu'on ait perdu autant d'énergie sur l'audiovisuel, en pleine crise, alors qu'on doit adopter en urgence d'autres textes sur le logement ou l'hôpital, c'est indigne!

"Il n'y a pas de diktat"

Mais l'impatience du Président le conduit à s'affranchir des règles... Quand il bouscule des commissions de travail en donnant son arbitrage avant qu'elles aient achevé leurs travaux, comme sur la justice?
Le chef de l'Etat peut donner son avis, quand même! Quant aux commissions indépendantes, je n'en suis pas un fanatique. Je dis et j'assume que la République doit fonctionner dans le dialogue et la confrontation des deux pouvoirs élus au suffrage universel: le Président et le Parlement. Je préfère que les lois soient préparées par des députés, comme nous l'avons fait dans la commission sur l'audiovisuel.

Laquelle commission a été contournée par le Président, qui vous a imposé la nomination directe du PDG de France Télévisions...
Et je n'ai pas voté cette mesure! J'ai au contraire fait encadrer juridiquement le droit de révocation. Ce qui montre qu'il n'y a pas de diktat, et qu'on peut travailler.

Que devrait changer le Président pour faire taire les critiques?
Je pense que lui n'a rien à changer... Mais tous les autres doivent s'adapter à la situation politique, faite d'urgences, de bouleversements et de demandes d'efficacité, quitte à dire les choses franchement. Les députés de droite qui ont réagi sur le travail du dimanche ont eu gain de cause! Nicolas Sarkozy est toujours prêt à dialoguer, et il peut évoluer, à condition qu'on ait des arguments. La gauche fait un numéro sur la liberté parce qu'elle n'ose pas affronter ce Président sur le fond!

 

Jean-François Copé


Propos recueillis par Claude Askolovitch, pour le JDD du 11 01 09

 

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Published by Jean-François Copé, Le JDD - dans Vie Politique
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commentaires

marc d Here 23/01/2009 00:41

Après lui avoir opposé une fin de non-recevoir, le patron des députés UMP [Jean-François Copé] va finalement répondre «favorablement» à la proposition du président de l'Assemblée sur le temps de travail législatif, qui fait quelques concessions à l'opposition.

Les esprits s'apaisent à l'Assemblée nationale. Provisoirement. Au lendemain du boycott par le PS de la séance des Questions au gouvernement, un fait inédit depuis leur création en 1974, le président Bernard Accoyer a fait un geste en direction des socialistes en mettant par écrit sa proposition d'un «temps législatif programmé exceptionnel» pour certains débats.

AFP et Lefigaro.fr

peaceonearth 22/01/2009 21:31

Je m'explique : Le Parlement justifie son existence par un ensemble de travaux dont on ne sait absolument pas quels sont les effets en terme concret sur la vie des français.
En clair, ce que fait le Parlement n'est pas évalué, et probablement que si les travaux du Parlement était évalué, on se rendrait compte qu'on peut s'en passer dans une grande majorité de cas.
Allons, je ne suis pas si rebelle, je ne demande pas la suppression du parlement, je demande simplement que le travail qu'il fait soit évalué en terme concret. Vous êtes pour ?
Attention, je ne parle pas de ces évaluations gadget pour journaliste comme celle des ministres dont on ne parle plus...
Ce gouvernement fait beaucoup, mais malheureusement je crains que de cette action ne demeure que peu de choses.

peaceonearth 21/01/2009 21:49

A quoi sert le parlement si tout se décide ailleurs ?

Marc d'Here 21/01/2009 23:08


Je crois que vous connaissez mal les institutions démocratiques, en France et dans toutes les démocraties. Il est facile de constater que de nombreux projets de loi sont amendés par le Parlement.
D'autres ne sont pas présentés parce que l'on sait qu'une majorité s'y oppose.


marc d Here 21/01/2009 11:20

Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a jugé mercredi «inacceptables», les incidents de la nuit à l'Assemblée nationale, où les députés socialistes ont manifesté leur colère contre la réforme du Parlement. «Il y a eu un accident extraordinairement violent, inacceptable : les socialistes se sont massés en bas de l'hémicycle, ont menacé physiquement le président de l'Assemblée (Bernard Accoyer, UMP), menacé physiquement le président de la Commission des lois (Jean-Luc Warsmann, UMP), menacé physiquement le pauvre ministre que je suis», a dénoncé Roger Karoutchi sur Europe 1.

«C'est la première fois de ma vie que je vois une attitude aussi scandaleuse et inadmissible. On a atteint les limites de l'inacceptable», a-t-il ajouté.

Le Parisien.fr

marc d Here 21/01/2009 08:35

le blocage du PS. Commele rapporte le figaro.fr:

Lundi soir, la présidence de l'Assemblée avait comptabilisé 148 h 41 de débats en une semaine, 171 rappels au règlement, 39 suspensions de séance et 4 demandes de quorum par la gauche, soit 13 h 26 d'arrêts. «Ça suffit !», a tonné mardi Jean-François Copé.

marc d Here 21/01/2009 07:35

Du jamais-vu à en croire plusieurs fonctionnaires de l'Assemblée. Hier soir, plusieurs dizaines de députés PS ont entrepris un mouvement de protestation particulièrement bruyant dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, lors de l'examen de la réforme du Parlement. Au pied du perchoir où siège le président, ils se sont mis à scander : «Démocratie ! Démocratie !», avant d'entonner la «Marseillaise».

Le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a poursuivi la séance comme si de rien était. Il a aussitôt été pris à parti par les députés PS qui ont crié : «Accoyer démission !» tandis que leurs collègues UMP restaient assis sur leur banc. «C'est sans précédent», a confirmé un responsable du service de presse, en poste depuis quinze ans à l'Assemblée nationale. D'après un député PS, Jean-Jacques Urvoas, il faut remonter à 1947 pour retrouver des députés -communistes- chantant la Marseillaise dans le Palais-Bourbon. Autre fait exceptionnel: l'opposition a annoncé qu'elle boycotterait aussi la séance télévisée des questions au gouvernement, aujourd'hui à 15 heures
«Nous avons assisté à un coup de force de certains députés de l'opposition. Je déplore profondément cette attitude violente, en particulier de la part de parlementaires en charge de légiférer. Elle n'est pas digne de la représentation nationale», a réagi Bernard Accoyer dans une déclaration écrite.
Leparisien.fr

Du blocage du débat au refus de participer le PS bafoue la démocratie et tombe dans le ridicule!

tintin 20/01/2009 21:38

De rien, tout le plaisir était pour moi. J'espère que ce feuilleton vous a passionné. Beaucoup d'argumentation, beaucoup de chiffres, tout est exact ... malheureusement pour la France et les français.

Marc d'Here 20/01/2009 23:30


Si vous le dites!


tintin 20/01/2009 17:28

"Vous avez fini? Quel dommage!"

cela vous donnera le temps de réfléchir et de vous rendre enfin compte que le bilan du sarkozisme est globalement négatif ... et ce n'est pas prêt de s'arranger.

Marc d'Here 20/01/2009 18:49


Merci de vos commentaires éclairés et de vos prévisions.


marc d Here 19/01/2009 21:26

La gauche, qui utilise toutes les armes de procédure contre ce texte,[ réforme du travail parlementaire] a réclamé 36 suspensions de séance, fait 156 rappels au règlement et 4 demandes de quorum.

«L'obstruction n'est pas un droit mais un abus de droit.» Roger Karoutchi, qui siège au banc du gouvernement depuis quarante-cinq heures pour dé­fendre le projet de loi organique sur la réforme du travail parlementaire, s'est engagé samedi à poursuivre le débat jusqu'à son terme, «calmement et sereinement».

Le Figaro.fr

tintin 19/01/2009 21:08

Suite et fin du feuilleton sarkoziste =>

Gouvernement resserré
Le décompte réel des effectifs du gouvernement révèle qu'il n'est pas si resserré que promis par le candidat. Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Immigration
En 2008, Brice Hortefeux peu se targuer d'un succès : au prix de quelques compromis, il fait adopter un pacte européen interdisant les régularisations massives. Mais derrière cet arbre, se cache une forêt d'illusions : l'immigration, thème majeur de Sarkozy en campagne, était (et reste) une diversion : sous couvert de quelques nominations au gouvernement (Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara) Sarkozy s'est permis ce que jamais la France n'a connu depuis la France de Vichy: création d'un ministère de l'Identité Nationale, regroupement familial durci jusqu'aux tests ADN, tests de Français, quotas ethniques par métier, rafles et traques jusque dans les écoles, industrialisation de la rétention, et ... tribunaux pour étrangers. Rachida Dati a même dû préparer une modification constitutionnelle, et créer une commission ad hoc, pour faire passer ce changement de régime. Si l'on retire les expulsions à Mayotte (17 000 par an), le nombre d'éloignements dépasse péniblement les 10 000 cette année encore. Tout ça pour ça !

Immobilier
Favoriser l'accession à la propriété était l'une des priorités de Sarkozy. Le président nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire ! Les mesures de soutien furent votées en 2007. Un an plus tard, on mesure combien le projet était anachronique. La crise des subprimes a éclaté à l'été 2007. La bulle immobilière en France était prête à exploser. De janvier à juin 2008, les crédits immobiliers ont chuté de 11%. La défiscalisation des intérêts d'emprunts n'a servi à rien. Les faillites boursières et le resserrement général du crédit ont achevé les ambitions présidentielles.


Police de proximité
Nicolas Sarkozy aurait du avaler son chapeau. Michèle Alliot-Marie a créé en janvier 2008 des "unités territoriales de quartier", histoire de faire oublier les déclarations de campagne ("La police de proximité mise en oeuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits").

Pouvoir d'achat
Cf "Travailler plus pour gagner plus."


Prisons
La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy à ce jour. Sa promesse de campagne était pourtant claire : "Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine." Depuis, les records de surpopulation sont dépassés de mois en mois. Le 28 juillet, Rachida Dati présentait quelques mesurettes.


Protection des sources des journalistes
Bel effet de communication, en mars dernier. Rachida Dati a fait voter une loi. Mais son texte officialise en fait les exceptions à cette protection des sources, qui sont "à titre exceptionnel et à condition que la nature et la particulière gravité du crime ou du délit et les nécessités des investigations le justifient" comme le terrorisme par exemple...


République irréprochable
Sarkozy nous l'avait promis. Mais 2008 fut l'année de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, grâce présidentielle pour Marchiani ou Tapie. Tout y est.


Retraites
Contrairement à ce qu'on nous raconte, la "grande" réforme des retraites n'a pas eu lieu. En fait, le gouvernement Sarkozy n'a fait que dégrader le régime par petites touches: suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions ( moins que l'inflation en 2008), allongement à 41 ans de la durée de cotisation retraite passera mécaniquement à 41 ans, en application... de la loi Fillon de 2003.

Le véritable impact de Sarkozy sur les retraites fut la loi TEPA : la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, et des heures supplémentaires (pour ne citer que les deux plus importantes) creusent le déficit des caisses des retraites de quelques 2,5 milliards d'euros par an...


Sans-abris
C'était l'un des engagements les plus démagogiques du candidat: le 18 décembre 2006, il promettait de supprimer tous les ans-abris dans les deux ans. Le 18 décembre dernier, il y avait (évidemment) encore pas mal de sans-abris en France. Près de 350 d'entre eux sont même morts de froid cette année. Le 29 janvier dernier, à quelques semaines de la fin de l'hiver, Fillon avait fait un geste, un plan pluri-annuel pour prévenir les expulsions locatives et un programme de "réhabilitation des centres d'hébergement et d'augmentation des capacités." Comme un bégaiement de l'histoire, Sarkozy répéta quasiment mot pour mot les mêmes promesses en décembre...

Seniors
"Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises" nous expliquait le candidat de la droite en 2007. On croyait qu'il allait agir sur les employeurs. Quel malentendu ! En mai dernier, les (futurs) retraités ont eu confirmation que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les pré-retraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) qu'ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60%* des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours.


Traité Simplifié
Le 3 janvier, le Conseil des Ministres adoptait le "projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution", proposé par la Garde des Sceaux. Mais quelques mois plus tard, ce projet censé relancer la construction européenne s'écrasait en Irlande, seul pays européen à avoir choisi la ratification par référendum. Déjà lourd de quelques centaines de pages, ce traité fut encore charcuté lors du dernier Conseil Européen de l'année, le 12 décembre dernier. On veut nous faire croire que tout va bien...


Travail le dimanche
Même si l'examen de cette loi est reportée au 15 janvier 2009, ses supporters devraient s'interroger sur le rétrécissement brutal de son périmètre. Nicolas Sarkozy, qui travaille lui-même rarement le dimanche, a usé et abusé du fameux exemple des ouvertures de magasins sur les Champs Elysées à paris. In fine, il a accepté de limiter le projet de loi à la légalisation des ouvertures actuelles.

"Travailler plus pour gagner plus"

Ce slogan mérite un blog à lui tout seul. Votée dans l'urgence dès juillet 2007, la loi TEPA exonérait les heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. Effet d'aubaine, les entreprises ont pu en profiter. Le marché de l'intérim s'est effondré dès le mois d'avril. En 2007 déjà, les Français n'ont pas travaillé plus. Le pouvoir d'achat a-t-il cru pour autant ? Non. L'envolée des prix de l'énergie et des matières premières conjuguée à une faible augmentation des salaires ont sabordé l'efficacité du dispositif. En 2008, le pouvoir d'achat des Français a baissé, le chômage technique s'étend, les destructions d'emploi se multiplient. On ne cherche pas à travailler plus, mais à travailler tout court.


Il y a presque un an, un confrère blogueur commentait ainsi l'actualité présidentielle : "Pour l'instant, la seule opposition véritable, c'est la réalité."

Un an plus tard, le constat tient toujours. En 2007, Sarkozy a conduit une campagne électorale victorieuse, sur des promesses intenables, ou des mensonges grossiers qui n'engagent que ceux qui y ont cru. Le débat électoral méritait mieux que ces intoxications.

Marc d'Here 19/01/2009 21:21


Vous avez fini? Quel dommage!