Jeudi 8 janvier 2009

par Jean-Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne, dans Le Monde daté du  20 12 08... ( nouvelle publication)



Combien de militants, combien de citoyens de gauche sont aujourd'hui désorientés et désabusés... Comment ne pas l'être, devant les divisions et les déchirements que le Parti socialiste étale jour après jour. Comment ne pas l'être en découvrant l'incapacité durable de ce parti et de ses alliés à bâtir un projet, élaborer des propositions pour répondre à la demande sociale avec d'autres perspectives que celles de la droite, au lieu de se réfugier dans la critique systématique et l'opposition frontale, sans proposer d'alternative.

 

Comment ne pas l'être enfin, lorsque nombre d'entre eux sont conscients des immenses difficultés que traverse notre pays du fait de la crise internationale, et observent objectivement les efforts faits par le président de la République pour y répondre. Sans se fondre dans une unité nationale factice, beaucoup souhaitent que l'ensemble des forces politiques renoncent à la politique d'obstruction et participent, dans des conditions politiques claires, à l'effort commun.

 

La Gauche moderne comprend le trouble de ces citoyens de gauche. D'autant mieux qu'elle se sent proche de ces militants, notamment socialistes, dont elle a longtemps partagé les combats, de ces citoyens de gauche dont elle partage les valeurs et les objectifs fondamentaux.

 

Sans renoncer à notre identité, nous avons fait un choix audacieux. Nous avons décidé de soutenir la politique de changement et de réforme du président de la République et nous nous efforçons de rendre cette politique toujours plus équitable, plus juste et plus ouverte. Ce choix n'était pas le plus facile, et l'on peut tout à fait comprendre que, par fidélité, par habitude ou par un fort sentiment d'appartenance affectif, beaucoup ne puissent envisager de s'éloigner de la gauche traditionnelle ou du PS.

 

C'est leur camp, leur famille parfois, et quels que soient leurs critiques, leurs déceptions, leurs désaccords profonds, ils ont le sentiment qu'on ne quitte pas sa famille. Il vaut mieux avoir - un temps - tort avec les siens, que raison avec d'autres, semblent-ils dire. Tous ne pensent pas ainsi, mais on peut comprendre chacun de ceux qui le font.

 

Pourtant, c'est à tous ces citoyens de gauche, qu'ils envisagent ou non de s'éloigner un jour de leur formation de référence, que s'adresse La Gauche moderne. Elle veut leur proposer un débat et une réflexion commune. Sans préalable, elle veut leur dire son ambition d'agir pour réformer et relancer notre pays mais aussi sa volonté de prendre toute sa place dans l'oeuvre de rénovation de la gauche. Tous la savent nécessaire et l'appellent de leurs voeux.

 

SIX ORIENTATIONS

 

Cette rénovation de la gauche, la Gauche moderne veut la faire autour de six orientations fortes : 1. un développement économique durable qui est la condition de la solidarité et prend sa source dans l'initiative, la responsabilité, la concurrence régulée, un soutien conditionnel aux entreprises ; 2. un nouveau pacte social, basé sur l'égalité des chances, l'insertion, la mise en place d'une affirmative action à la française et une flexisécurité aujourd'hui appelée sécurité sociale professionnelle ; 3. une politique pour l'emploi, visant à soutenir les individus, notamment par la formation, et à faciliter le retour à l'emploi plutôt que de chercher le maintien artificiel des activités dépassées ; 4. un Etat capable de fixer les grandes orientations et d'intervenir en cas de circonstances exceptionnelles, décentralisé, allégé, agissant de manière ciblée et davantage par l'incitation et le contrôle que par la réglementation ; 5. des services publics rénovés, dotés d'une réelle autonomie, et agissant de manière efficace au service des usagers, dans le cadre de partenariats public/privé si nécessaire ; 6. une Europe capable de décider, de mener des politiques et de peser dans la mondialisation, pour le développement durable, une rénovation du capitalisme et pour la paix...

 

C'est à mieux définir ces orientations que nous voulons travailler, c'est autour de ces valeurs que la Gauche moderne souhaite débattre avec tous ceux qui veulent la rénovation de la gauche. Avec ceux aussi qui souhaitent voir la gauche s'éloigner d'une opposition muette sur les solutions alternatives, pour s'engager, sans renoncer à ce qu'elle est, dans une action positive pour permettre la sortie de crise la plus rapide possible, la mise en oeuvre de "la réforme juste" et le développement d'une société libre, équitable et solidaire.

 

Jean-Marie Bockel est président de La  Gauche moderne.

 

 

Article paru dans l'édition du Monde du 20.12.08

Par Jean-Marie Bockel - Communauté : La gauche dans la majorité - Voir les 13 commentaires
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Commentaires

Il me semble que Besson, qui a laissé tomber son parti des "Progressistes de gauche" pour entrer directement à la direction de l' UMP, se débrouille mieux que Bockel, qui cherche à sauver les apparences, non? Il est vrai que la politique de l'ouverture trouve ses limites dans le fait que le nombre de places de "chouchou venu de la gauche" n'est pas illimité.
Commentaire n° 1 posté par Elie Arié le 09/01/2009 à 19h45
Attendons de voir ce qu'il en est exactement d'Eric Besson...Il se débrouille en effet très bien.

Bockel s'en sort bien aussi. La Gauche Moderne s'installe dans le paysage politique et nous allons tout faire pour croître et "embellir" dans les mois et les années à venir. La majorité présidentielle a besoin d'une aile gauche, et particulièrement dans les difficultés. Nous serons avec Eric Besson ( à sa place) les représentants actifs et convaincus,  sois en sûr, de cette aile gauche.
Réponse de Marc d'Here le 09/01/2009 à 22h17
je ne vois pas comment on peut avoir la prétention de rénover la gauche en allant bouffer dans la gamelle sarkoziste. c'est un discours complètement suréaliste.
Commentaire n° 2 posté par tintin le 09/01/2009 à 22h09
Il n'est évidement pas question d'aller "bouffer" dans quelque gamelle que ce soit...Ce n'est pas dans nos habitudes.

Etre de gauche et soutenir la politique de réforme de Sarkozy est tout à fait possible, il suffit de regarder ce qu'est la politique de Sarkozy pour comprendre que ce n'est pas contradictoire..

Et c'est sans doute sur cette base ( la réforme juste, un Etat rénové, une Europe relancée, des services publics plus autonomes et au service du public, une réelle égalité des chances...) que se fera la rénovation de la gauche. On s'y emploie.
Réponse de Marc d'Here le 09/01/2009 à 23h29
"il suffit de regarder ce qu'est la politique de Sarkozy pour comprendre que ce n'est pas contradictoire.." Désolé de vous contredire mais Sarkozy n'a pas de politique. Il ne suffit pas de faire des effets d'annonce, de zapper sur tous les sujets pour faire une politique cohérente. Quand on écoute son discours sur l'hopital public par exemple, on se rend compte que ce type est totalement déconnecté de la réalité du terrain. Quand on voit que le gouvernement est autiste aux propos de Patrick Pelloux, un médecin qui est au coeur des réalités et qui sait bien qu'il y a un manque de moyens à l'hopital pulic, on se rend bien compte qu'on est dirigé par des incapables. L'analyse de de Villepin est très juste : "l'hyperactivité n'est pas suffisante. Ce qui m'intéresse, c'est l'hyper-efficacité". "Il faut donc un président capable de hiérarchiser les problèmes et de se consacrer à l'essentiel, pas un président touche-à-tout, pas un président qui ne répond pas aux questions des Français, pas plus d'ailleurs que des journalistes "Faire des images, c'est une chose", a-t-il pointé, mais il faut que "le président reprenne contact avec la réalité nationale, avec les questions des Français". "Il ne suffit pas de passer d'un sujet à l'autre, d'une image à l'autre (...) Il ne suffit pas de regarder la superficie des choses" mais "il faut traiter les questions en profondeur", a-t-il expliqué.
Commentaire n° 3 posté par tintin le 10/01/2009 à 19h09
Votre accord avec Villepin et la droite conservatrice qu'il représente  est amusant.
Quand à Pelloux, militant politique plus,  il ne représente plus rien sinon  quelques dizaines de médecins de gauche, opposants systématiques.

Aucune de vos critiques n'est étayée. Je constate, sans étonnement, que vous ne trouvez aucun argument sérieux pour montrer que la politique de Sarkozy s'oppose à des idées de gauche, en tous cas d'une gauche ouverte et moderne( pas celle de Mélenchon ou Besancenot!). Je m'en félicite.
Réponse de Marc d'Here le 10/01/2009 à 19h46
Le fait que je sois d'accord avec les propos de Villepin n'est pas amusant mais montre que je ne suis pas sectaire. Je sais être en accord avec les propos d'un homme de droite lorsqu'ils correspondent à ce que je pense personnellement. Votre qualificatif de droite conservatrice n'engage que vous. de Villepin a montré, en particulier, dans son discours à l'ONU qu'il avait la stature d'un homme d'état. Je ne suis pas du même bord politique que lui mais c'est un homme très respectable et très cultivé (je n'en dirai pas autant de votre idole gesticulateur). Votre mépris pour Pelloux est absolument scandaleux. Vous dîtes qu'il ne représente rien mais en disant cela vous méprisez les urgentistes et les infirmières des hôpitaux publics qui galèrent nuit et jour. Je pense connaître un peu mieux que vous et que Sarko les conditions de travail de plus en plus difficiles dans les hôpitaux, par manque de moyens. Vous me reprochez que mes critiques ne sont pas étayées, je peux vous prendre au mot, mais j'ai toujours constaté que vous ne répondiez jamais aux arguments que j'ai eu l'occasion de publier à plusieurs reprises sur votre blog. Que dire de vos commentaires qui ne sont que des banalités, des reprises de communiqués de l'AFP ou de copier-coller d'interviews creuses de Bockel ou de Besson.
Commentaire n° 4 posté par tintin le 10/01/2009 à 21h02
Si vous saviez lire, vous veriez que dans mes articles et dans la plupart de mes commentaires, je donne des arguments, souvent détaillés, pour expliquer mes positions.

Il est vrai que je ne réponds que rarement à vos affirmations, jamais argumentées ou si pauvrement!

C'est parce que j'ai le plus grand respect pour les médecins et le personnel hospitalier,  que je trouve scandaleux qu'un Pelloux veuille faire croire qu'il les représente si peu que ce soit.
Réponse de Marc d'Here le 10/01/2009 à 21h33
"C'est parce que j'ai le plus grand respect pour les médecins et le personnel hospitalier, que je trouve scandaleux qu'un Pelloux veuille faire croire qu'il les représente si peu que ce soit. " Vous avez raison. ça, c'est de l'argumentation !! Sarkozy affirme qu'il n'y a pas de manque de moyens à l'hôpital public et que c'est juste un problème d'organisation. Bien entendu, il l'affirme sans argumentation aucune. C'est comme le 1er ministre (qu'on n'entend pratiquement jamais car l'espace médiatique est occupé par Sarko) qui se permet de s'offusquer de la pagaille à Marseille à cause de la neige. Gaudin que je n'apprécie pas spécialement l'a renvoyé dans les cordes gentiment. Fillon se permet d'emmener une équipe d'inspecteurs sur Marseille après avoir aboyé comme un roquet. Eh bien oui, Monsieur Fillon, c'est la pagaille parce qu'à Marseille il neige tous les 20 ans et que les automobilistes ne sont pas équipés de pneux neige ou de chaines comme au Canada ou dans le spays nordiques. De même, la ville de Marseille n'a pas investi dans des chasse neiges. Désolé de vous le dire, mais il s'agit du degré zéro de la politique. Vous pourre encore que je n'argumente pas ... Qu'est-cequ'il vous faut comme arguments ?!
Commentaire n° 5 posté par tintin le 10/01/2009 à 22h01

Voilà un commentaire pour rien!

Réponse de Marc d'Here le 10/01/2009 à 22h35
Nous allons si vous le voulez bien faire le bilan de la politique sarkoziste, puisque vous me reprochez de ne pas donner d'arguments. Je le ferai rubrique par rubrique au cours des prochains jours. Commençons par la 1ère rubrique : Allocations Familiales => "J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant." promettait Sarkozy dans son "projet" électoral. En avril dernier, on apprenait que que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Tout ça pour économiser 138 millions d'euros sur le dos de 4,5 millions de familles.
Commentaire n° 6 posté par tintin le 10/01/2009 à 22h08
C'est ça que vous appelez des arguments! Une information partielle....J'attends avec impatience la suite, vu le démarrage ça promet!
Réponse de Marc d'Here le 10/01/2009 à 22h43
Quelle véhémence et quel cortège de bêtises (pour rester poli) de la part de notre "ami" tintin .... entre nous, ce n'est pas tintin que vous auriez dû choisir comme pseudo, mais plutôt Rastapopoulos (pour les inités)... Bon courage Marc,je t'admire pour ta patience à répondre à quelques uns des olibrius qui s'expriment sur ce blog.... Gérard
Commentaire n° 7 posté par JAULIN le 11/01/2009 à 09h26
Amitiés, Gérard, et j'espère te retrouver souvent sur ce blog
Réponse de Marc d'Here le 11/01/2009 à 10h24
Voici les 2ème et 3ème volets du bilan sarkoziste : Banlieues Fadela Amara était l'une des "prises" politiques de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Elle incarnait aussi un espoir de rénovation et de réhabilitation des banlieues : site web participatif, déclarations tonitruantes sur le "plan anti-glandouille" en août 2007, puis annonce d'un plan "Banlieues Espoirs" en février 2008 soit-disant doté d'un milliard d'euros ! La promesse d'un contrat de travail unique sensé simplifier les embauches en banlieues est vite oubliée. Le plan Amara regroupe des dépenses gérées par d'autres ministères. Dix mois plus tard, le 17 décembre dernier, Nicolas Sarkozy reconnait que le plan est un échec. Chômage Sarkozy avait promis de réduire le nombre de chômeurs. Effectivement, les statistiques lui donnèrent raison. Et pour cause ! Après avoir fait voter la dégradation des indemnités chômage pour les sans-emplois qui refuseraient plus de "deux offres raisonnables", il a ignoré les travailleurs précaires. Dès avril 2008, l'intérim s'effondre. "Heureusement" pour lui, la crise mondiale lui donne un prétexte sur mesure pour masquer son échec.
Commentaire n° 8 posté par tintin le 11/01/2009 à 14h54
"Quelle véhémence et quel cortège de bêtises (pour rester poli) de la part de notre "ami" tintin .... " Vous n'avez que ça à dire ? Argumentationzéro. Tout ce que je dis, ce sont des faits, alors c'est très facile de dire qu'il s'agit de bêtises. Vous avez le beau rôle. Sinon, je vois que vous avez digéré votre fiasco électoral en Normandie lors des dernières élections !!!
Commentaire n° 9 posté par tintin le 11/01/2009 à 15h19
Le soutien de La Gauche Moderne aux réformes de Nicolas Sarkozy, et sa présence clairement affirmée au sein de la majorité présidentielle, fait parfois oublier un point essentiel que Jean-Marie Bockel rappelle avec force. La Gauche Moderne est un parti de gauche, qui s'adresse aux militants et aux électeurs de gauche et qui a pour ambition de rénover la gauche sur la base de ses idées et de ses objectifs.
Commentaire n° 10 posté par marc d Here le 11/01/2009 à 15h41
Ah, non, Tintin, si tu es de gauche: surtout pas Pelloux, par pitié! J'ai envoyé à Marc, sur son mail, un article sur l'hôpital pour son blog , je ne sais pas s'il le mettra. Mais je te signale que la FHF, Fédération Hospitalière de France, qui regroupe tous les hôpitaux PUBLICS (et les hôpitaux publics uniquement), et qui est présidée par l'ancien Ministre socialiste de la Sécurité Sociale et de la Santé Claude Evin, soutient le projet de réforme de l'hôpital de Sarkozy.
Commentaire n° 11 posté par Elie Arié le 11/01/2009 à 17h11
@Elie Arié, Patrick Pelloux dérange parce qu'il ose critiquer ce qui ne marche pas à l'hôpital public et en particulier aux urgences. Ce n'est pas une question de droite ou de gauche. D'ailleurs, je suis assez étonné que M.d'Here critique Pelloux seulement parce qu'il est de gauche, c'est tout de même étonnant de la part d'une personne qui se situe dans la "gauche moderne". L'autre jour, il y avait un reportage sur l'hopital à la TV, on a très bien vu le manque de moyens de cet hôpital en écoutant les interviews du personnel soignant. Ces affirmations ont été corroboré par les propos du directeur de l'hôpital qui a avoué qu'il avait diminué les moyens humains, pour des raisons budgétaires, sans tenir compte des moyens indispensables à la bonne marche des services. On a aussi vu dans ce reportage une une salle d'opération inutilisée car il n'y a pas suffisamment de personnel. Je connais des gens qui bossent à l'hopital et qui trouvent scandaleux le dernier discours de sarko sur l'hopital. Vous me citez Evin, mais je n'ai aucune confiance aux rocardiens qui pour beaucoup ont déjà tourné leur veste (ex Marc d'Here). Rocard, je l'appréciais lorsqu'il était au PSU, ça commence à faire un bail. Dans votre papier, vous faîtes référence à des systèmes de santé d'autres pays, mais excusez-moi,quand on voit l'état de délabrement du système de santé américain, ce n'est vraiment pas un exemple. De même, combien d'anglais passent le channel pour venir se faire opérer en France ? Après, qu'il ne faille pas améliorer l'organisation à l'hôpital, pourquoi pas ? Mais nier les problèmes de moyens, ce n'est pas une position défendable. D'ailleurs, ce manque de moyens était admis par les gens de droite parce qu'ils accusaient la loi des 35 H (on est d'accord, la loi des 35 H a accentué le problème). Donc qu'on ne vienne pas nous dire maintenant qu'il ne faut pas accroître les moyens (médecins spécialistes, chirurgiens, infirmières, sage femmes etc...)
Commentaire n° 12 posté par tintin le 12/01/2009 à 21h25
Vous devriez lire l'article d'Elie Arié sur l'hôpital au lieu de répéter des sottises. Votre commentaire est confus et se base sur des rumeurs, un reportage...Soyez sérieux Tintin! 

Ce que je reproche à Pelloux c'est d'être un militant politique qui se fait passer pour un syndicaliste qui ne représente rien ni personne.  Il est vrai qu'il plaît aux médias....
Réponse de Marc d'Here le 12/01/2009 à 22h38
4ème et 5ème volet de notre saga sarkoziste => Croissance Sarkozy devait aller chercher "avec les dents" un point de croissance du PIB supplémentaire. On lui reprochera d'avoir négligé le contexte international. L'éclatement des subprimes américains date de ... l'été 2007. Dès septembre, Bruxelles, l'INSEE ou l'OCDE contredisaient les prévisions gouvernementales. Dès le second trimestre 2008, la production industrielle baissait. Sarkozy voulait la rupture, il aura la crise mondiale. Déficits publics "La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit" dixit le candidat Sarkozy. Avant même le déclenchement de la crise mondiale au second semestre, les déficits publics s'envolent et la promesse d'équilibre budgétaire en 2012 devient obsolète. La défiscalisation des heures supplémentaires aggrave les comptes de l'Etat, de la Sécurité Sociale et des retraites : 615 millions d'euros pour le seul dernier trimestre 2007 dans les comptes de la Sécu ! Dès mars dernier, Fillon suspend la promesse de réduire de 68 milliards d'euros pendant la mandature les prélèvements obligatoires. Le 4 avril, Sarko annonçait 166 "mesurettes" pour économiser 7 milliards d'euros. On les a déjà oubliées ! Pour 2009, le seul déficit budgétaire de l'Etat est prévu à 80 milliards d'euros par le gouvernement.
Commentaire n° 13 posté par tintin le 12/01/2009 à 21h29

PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. A nouveau membre de Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel 

 

 Je viens de publier (novembre 2007) « de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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