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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 16:20


par Jean-Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne, dans Le Monde daté du  20 12 08...



Combien de militants, combien de citoyens de gauche sont aujourd'hui désorientés et désabusés... Comment ne pas l'être, devant les divisions et les déchirements que le Parti socialiste étale jour après jour. Comment ne pas l'être en découvrant l'incapacité durable de ce parti et de ses alliés à bâtir un projet, élaborer des propositions pour répondre à la demande sociale avec d'autres perspectives que celles de la droite, au lieu de se réfugier dans la critique systématique et l'opposition frontale, sans proposer d'alternative.

 

Comment ne pas l'être enfin, lorsque nombre d'entre eux sont conscients des immenses difficultés que traverse notre pays du fait de la crise internationale, et observent objectivement les efforts faits par le président de la République pour y répondre. Sans se fondre dans une unité nationale factice, beaucoup souhaitent que l'ensemble des forces politiques renoncent à la politique d'obstruction et participent, dans des conditions politiques claires, à l'effort commun.

 

La Gauche moderne comprend le trouble de ces citoyens de gauche. D'autant mieux qu'elle se sent proche de ces militants, notamment socialistes, dont elle a longtemps partagé les combats, de ces citoyens de gauche dont elle partage les valeurs et les objectifs fondamentaux.

 

Sans renoncer à notre identité, nous avons fait un choix audacieux. Nous avons décidé de soutenir la politique de changement et de réforme du président de la République et nous nous efforçons de rendre cette politique toujours plus équitable, plus juste et plus ouverte. Ce choix n'était pas le plus facile, et l'on peut tout à fait comprendre que, par fidélité, par habitude ou par un fort sentiment d'appartenance affectif, beaucoup ne puissent envisager de s'éloigner de la gauche traditionnelle ou du PS.

 

C'est leur camp, leur famille parfois, et quels que soient leurs critiques, leurs déceptions, leurs désaccords profonds, ils ont le sentiment qu'on ne quitte pas sa famille. Il vaut mieux avoir - un temps - tort avec les siens, que raison avec d'autres, semblent-ils dire. Tous ne pensent pas ainsi, mais on peut comprendre chacun de ceux qui le font.

 

Pourtant, c'est à tous ces citoyens de gauche, qu'ils envisagent ou non de s'éloigner un jour de leur formation de référence, que s'adresse La Gauche moderne. Elle veut leur proposer un débat et une réflexion commune. Sans préalable, elle veut leur dire son ambition d'agir pour réformer et relancer notre pays mais aussi sa volonté de prendre toute sa place dans l'oeuvre de rénovation de la gauche. Tous la savent nécessaire et l'appellent de leurs voeux.

 

SIX ORIENTATIONS

 

Cette rénovation de la gauche, la Gauche moderne veut la faire autour de six orientations fortes : 1. un développement économique durable qui est la condition de la solidarité et prend sa source dans l'initiative, la responsabilité, la concurrence régulée, un soutien conditionnel aux entreprises ; 2. un nouveau pacte social, basé sur l'égalité des chances, l'insertion, la mise en place d'une affirmative action à la française et une flexisécurité aujourd'hui appelée sécurité sociale professionnelle ; 3. une politique pour l'emploi, visant à soutenir les individus, notamment par la formation, et à faciliter le retour à l'emploi plutôt que de chercher le maintien artificiel des activités dépassées ; 4. un Etat capable de fixer les grandes orientations et d'intervenir en cas de circonstances exceptionnelles, décentralisé, allégé, agissant de manière ciblée et davantage par l'incitation et le contrôle que par la réglementation ; 5. des services publics rénovés, dotés d'une réelle autonomie, et agissant de manière efficace au service des usagers, dans le cadre de partenariats public/privé si nécessaire ; 6. une Europe capable de décider, de mener des politiques et de peser dans la mondialisation, pour le développement durable, une rénovation du capitalisme et pour la paix...

 

C'est à mieux définir ces orientations que nous voulons travailler, c'est autour de ces valeurs que la Gauche moderne souhaite débattre avec tous ceux qui veulent la rénovation de la gauche. Avec ceux aussi qui souhaitent voir la gauche s'éloigner d'une opposition muette sur les solutions alternatives, pour s'engager, sans renoncer à ce qu'elle est, dans une action positive pour permettre la sortie de crise la plus rapide possible, la mise en oeuvre de "la réforme juste" et le développement d'une société libre, équitable et solidaire.

 

Jean-Marie Bockel est président de La  Gauche moderne.

 

 

Article paru dans l'édition du Monde du 20.12.08

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Published by Jean-Marie Bockel, dans Le Monde - dans Réflexion politique
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commentaires

marc d Here 21/12/2008 17:26

Sur le JDD.fr un article sur Bockel et La Gauche Moderne...Et des commentairesà compléter si on le souhaite