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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 09:42

 

...Suite du projet de motion...

 

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4 - Des services publics efficaces et au service du public

 

- L’autonomie des plus fragiles passe par l’accès dans des conditions d’équité aux services fondamentaux et exige, pour eux particulièrement, la qualité et l’accessibilité – y compris physique pour les personnes à mobilité réduite - de ces services. Car c’est bien aux plus fragiles ou aux plus pauvres qu’ils sont d’abord nécessaires. Pour être à la fois performants et utiles à la société, les services publics devront être responsabilisés et disposer d’une large autonomie de moyens et de décision. Lorsque cela s’avèrera utile, sans mettre en cause l’intérêt général, ils développeront leur action dans le cadre d’une concurrence régulée, comme d’une coopération étendue entre le public et le privé.

- L’éducation est à la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui et la meilleure garantie de compétitivité de nos économies. Le caractère fondamental de sa mission justifie qu’elle représente la priorité d’un État attaché à la réussite individuelle et collective, ainsi qu’au développement d’une société d’égalité des chances.

Malgré le « toujours plus » des politiques suivies, les résultats de notre enseignement ne correspondent pas à nos attentes d’efficacité et de solidarité : il favorise ceux qui disposent des meilleures chances au départ et les situations d’échec scolaire, les 150 000 sorties annuelles du système sans diplôme, touchent essentiellement les enfants de familles défavorisées. L’enseignement doit prendre conscience qu’il a une obligation de résultat et non seulement de moyens. L’échec scolaire marque l’échec de l’école. Une rénovation du service public de l’éducation doit avoir ce double objectif complémentaire: le rendre plus performant et plus égalitaire. En faire le moyen privilégié de l’égalité des chances, la condition de la mobilité sociale.

- Le mode de centralisation de notre système éducatif constitue un facteur de rigidité, d’opacité et de conservatisme, que le développement d’une énorme bureaucratie et l’influence de syndicats corporatistes ne font qu’accentuer. Des mesures de déconcentration et de décentralisation donneraient plus de souplesse et, sans remettre en cause la nécessité d’une cohérence nationale, diffuseraient les responsabilités et les prises d’initiative. Le chef d’établissement se verra reconnaître des pouvoirs de gestion et d’animation accrus. Il participera au choix des enseignants, à la valorisation des compétences et à leur rémunération en recourant à des modalités motivantes et intelligentes d’évaluation, en donnant plus de poids au mérite et aux résultats qu’à l’ancienneté. C’est aux chefs d’établissements et aux équipes d’enseignants qu’il appartiendrait, dans le cadre d’orientations fixées nationalement, de donner corps au projet éducatif. Il leur reviendrait d’adapter les programmes à partir du socle commun défini, de diversifier les méthodes, de les moderniser en y intégrant l’informatique, de déterminer les itinéraires pédagogiques. Le nombre d’enseignant n’a pas vocation à s’accroître mais leur intervention doit être optimisée. Une meilleure organisation, la réorientation des professeurs des disciplines en surnombre vers d’autres disciplines, une limitation des détachements, permettront une meilleure allocation des moyens. Surtout, une formation plus adaptée, l’autonomie supplémentaire dont ils bénéficieront, leur responsabilisation, de nouvelles modalités de rémunération, renforceront leur motivation et leurs résultats.

- Si l’école doit donner à tous un bagage commun, elle doit aussi permettre à chacun de trouver la voie de sa réussite sociale et professionnelle. La nécessité de ne laisser personne en route, sans abaisser le niveau général, doit conduire à des enseignements et à des méthodes davantage personnalisés, à des formes d’aide et d’encadrement qui tiennent compte d’aptitudes et d’aspirations différentes.

Vouloir parvenir à « l’égalité des possibles », condition de la mobilité sociale, ne peut résulter d’une égalité de façade mais exige à l’évidence des politiques différenciées. Elle requiert une inégalité des traitements. Ceux qui suivent bien ne doivent pas être retardés ou ralentis. Pour ceux qui ont des difficultés, des dispositifs d’aides et de soutien doivent leur permettre de continuer à suivre le parcours normal, ou de le quitter provisoirement pour pouvoir ultérieurement s’y insérer à nouveau. La solution des ZEP a en grande partie échoué parce que ce sont des individus qui sont menacés par l’échec scolaire, ce ne sont pas des zones. Quand le territoire visé est trop vaste, les efforts se diluent et on en arrive à une différence d’un élève par classe selon que l’on est ou pas dans une ZEP, ce qui, malgré le coût engagé, représente un progrès proche de zéro. C’est sur des classes, ou même des élèves que doivent être ciblés les efforts, pour apporter des résultats.

La diminution du  temps scolaire global hebdomadaire de 2 heures, pour les consacrer au suivi de ceux qui ont besoin de rattrapage va dans le sens de cette forme « d’inégalité compensatrice », faisant plus pour ceux qui partent avec un handicap de départ.

- Au moment du passage au collège, on doit s’assurer que chaque enfant possède les connaissances de base sans lesquelles il serait inutile, dans l’intérêt des enfants eux-mêmes, de les laisser poursuivre leur scolarité comme si de rien n’était. Trouvons les moyens, classes de rattrapage, suivi particulier, stages de vacances, de les remettre à niveau. Des classes en alternance doivent pouvoir fonctionner assez tôt, les « écoles de la deuxième chance » doivent se généraliser. Au collège, maintenons un socle commun tout en introduisant une diversification des parcours rendue possible par de meilleurs dispositifs d’orientation. Développons, revalorisons et rendons encore plus qualifiantes les filières techniques et professionnelles.

- Les écoles seront évaluées de manière publique sur les des critères globaux intégrant notamment les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés et aux caractéristiques des populations prises en charge. Cette évaluation qui existe déjà, de manière informelle et incontrôlée, donnera une information publique permettant de souligner les carences, d’évaluer les moyens nécessaires et de mobiliser tous les acteurs. Elle favorisera une concurrence vertueuse entre les établissements, profitable à un meilleur service public d’éducation.

....Suite à venir ( enseignement supérieur, recherche, santé, sécurité....)

 

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Published by La Gauche Moderne - dans Projet politique
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commentaires

R.Maquère (CFDE) 23/11/2008 11:03

Bahh!!


C'est peut-être pas si grave que ça.


On pourrait toujours essayer de se tourner vers les simples citoyens si le projet d'Etats Généraux pour la première semaine de mai 2009 se monte effectivement !

Marc d'Here 23/11/2008 12:15


Je ne comprends pas bien...Ce commentaire concerne-t-il cet article?