Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 06:50
Un  texte savoureux que je relève dans un forum de Liberation.fr, sous la signature de "Lucide".  Il poussera, je crois à la réflexion...


Voici un texte reçu en anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses élèves le système des impôts ...

« Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun).

S'ils payaient la note de la même façon que l'on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
Le cinquième payerait 1 $
Le sixième payerait 3 $
Le septième payerait 7 $
Le huitième payerait 12 $
Le neuvième payerait 18 $
Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit ci-dessus.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$.

Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable d'appliquer un pourcentage de réduction plus important pour les plus 'pauvres' et de réduire l'addition comme suit:

Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien.
Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)
Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)
Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il
désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ».

« ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu 1 $ d'économie aussi »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction»

« Attendez une minute » cria le 1° homme à l'unisson, « Nous quatre n'avons rien eu du tout, nous. Le système exploite les pauvres »

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.


Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Texte adressé par Lucide, à Libération.fr
Mardi 18 novembre à 17h39

Partager cet article

Repost 0
Published by Lucide, dans un Forum de Libertion.fr - dans Chroniques
commenter cet article

commentaires

JAULIN 26/11/2008 09:41

"...pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible...."
C'est Desproges je crois qui disait : " La démocratie, c'est la tyrannie du plus grand nombre ... et quand on connaît le plus grand nombre, on n'a pas envie qu'il aille voter..."
(Bien sûr, c'est de l'humour.... mais à voir ce qui s'est passé au PS et ce qu'on lit ici parfois....)
Gérard JAULIN

Elie Arié 20/11/2008 16:34

"Des" fortunes qui quittent la France chaque année: le "des" est trop vague, il faut les chiffres:

-combien, et quel manque à gagner cela représente-t-il?

-le coût fiscal pour "lutter contre ça" est-il supérieur à la perte que cette fuite représente?

Encore une fois: quand on sait que c'est en France que les salaires des chefs d'entreprise sont les plus élevés, la question n'est pas absurde; ce qui serait absurde, c'est de sacrifier plus, pour "lutter contre ça", que "ça" ne coûte - à moins de le faire par pure idéologie anti-impôts
.

Marc d'Here 20/11/2008 17:10



Tu poses des questions, moi aussi...Tu n'as pas la réponse, moi non plus.


Mais agir en fonction de la réalité et de la balance coût/ gain et non par idéologie, tout à fait d'accord.



Elie Arié 20/11/2008 15:43

Relativisons cette histoire en rappelant que c'est en France que les salaires des chefs d'entreprise sont les plus élevés, en Europe, (même s'ils cherchent à le faire oublier), comme le rappelait un article récent des Échos.

Il leur reste donc à calculer si, même après impôts, ils n'ont quand même pas intérêt à rester en France.

La fameuse phrase de Christine Lagarde, pour justifier le bouclier fiscal en 2007, sur "l'Eurostar du vendredi soir qui ramène à Londres tous nos chefs d'entreprise" en devient assez ridicule.

Marc d'Here 20/11/2008 16:23


Tu peux à ton aise traiter Christine Lagarde de ridicule, c'est à la mode! Mais il n'en demeure pas moins, des chiffres sont fournis chaque année, qu'il y a des "grosses fortunes " qui quittent la
France, notamment pour des raisons fiscales...Doit-on lutter contre cela?


peceonearth 20/11/2008 13:44

En fait, si l'histoire est parlante, je pense qu'elle n'est pas juste sur un plan moral.
Les impôts ne consistent pas à ce que les plus riche payent la bière ou je ne sais quel bien pour les autres, mais ce qui justifie au départ une imposition croissante, c'est le fait que le plus riche tire davantage de profit de l'organisation et de l'équilibre de la société tel qu'il peut être garanti par l'Etat ou la République (en supposant que cela soit réellement le cas).
Si le plus riche est plus riche, il le doit à son travail, en partie, mais aussi à la sécurité des biens, à la justice, mais également au capital accumulé par les générations antérieures (infrastructures, éducation, connaissances...) et conservé par la génération actuelle.
Le plus riche tire davantage de profit de la société, il est donc naturel qu'il contribue de façon plus importante à son entretien et à sa conservation.
Reste à savoir si cette contribution doit être obligatoire, et jusqu'où elle doit aller dans le sens de la conservation de la société...

peaceonearth 20/11/2008 09:27

Bah, au bistro, c'est l'égalité et la liberté (et parfois la fraternité), chacun paye sa bière et celle de qui il veut, et ce ne sont pas les plus riches les plus généreux.
Bon, sinon, question concrète : est ce que 60 % des impôts sont réellement payés par 10 % des contribuables ?

Marc d'Here 20/11/2008 10:08


Sur la générosité, je vous laisse à vos remarques...
Cette parabole du bistro me semble assez éclairante.
Sur les pourcentages, il s'agit d'un exemple américain...mais les principes et ordres de grandeur sont les mêmes.