Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 11:33


Suite du projet de motion, soumis aux  militants,  sympathisants et amis de La Gauche Moderne...Ce projet, amendé sera présenté lors du Congrès fondateur de La Gauche Moderne les 29 et 30 novembre à Suresnes (92)

Vos remarques seront les bienvenues

..........

C- NOTRE PROJET

 

1- Orienter la mondialisation

 

Nous vivons l’époque de la globalisation de la production, de la consommation et de la communication. La mondialisation, qui fait de la terre le village global où les humains peuvent rêver de se comprendre mieux, mais qui échappe si souvent à la volonté démocratique, s’impose à nous. Il est légitime de se donner les moyens de se protéger de ses menaces et de corriger les graves dérives qu’elle provoque, comme la financiarisation extrême et sans contrôle de l’économie.
Il faut aussi savoir saisir les opportunités de développement qu’elle offre à la société comme les possibilités d’épanouissement qu’elle apporte aux individus, grâce aux capacités élargies d’accès aux biens, aux services, aux cultures. Cette mondialisation nous devons pouvoir l’orienter, en définissant les principes et en nous donnant collectivement les moyens d’une nouvelle gouvernance, capable de réguler les mécanismes du marché et d’encadrer les échanges. Cette action, dont la crise internationale a fait apparaître la nécessité passera par :

-L’encadrement et la régulation internationale des mécanismes du marché pour permettre à celui-ci de fonctionner de manière plus sûre, moins injuste et plus efficace. Il ne faut pas restreindre le marché, mais fixer un cadre dans lequel il pourra, parce qu’on en aura éliminé au maximum les perversions et les dévoiements, donner sa pleine efficacité. On devra réglementer le système bancaire, contrôler la manière dont les banques agissent, faire que leur activité principale soit davantage tournée vers le développement de l’économie réelle que vers la spéculation, revoir les règles prudentielles. Et puis réexaminer les ventes à découvert, la titrisation, les swaps et autres constructions sophistiquées qui deviennent de plus en plus abstraites et compliquées au point de n’être pas assimilables même par les principaux acteurs d’un système qui fonctionne dans le virtuel, à quelques uns… mais dont les pertes, un jour, deviennent bien réelles pour tous. Il faudra enfin lancer une action coordonnée contre les paradis fiscaux, trous noirs qui servent d’abord à la prédation des richesses créées dans le cadre de l’économie réelle.

-Un rôle accru des organisations internationales est nécessaire. Démocratisons les organismes internationaux chargés de la santé, du travail, de l’éducation ou de l’environnement et faisons en sorte que leurs décisions revêtent le même caractère normatif que celles du FMI ou de l’OMC. Encourageons l’ONU à fonder, sur la base de propositions anciennes de Jacques Delors, un « Conseil de sécurité économique et de développement humain », qui aurait un rôle d’impulsion et de coordination des organismes spécialisés, ainsi que de règlement des conflits économiques et sociaux.



           
- Le dialogue entre les institutions multilatérales et la société civile internationale doit être amélioré. Les grandes ONG mondiales pourraient être amenées à délibérer publiquement afin d’apporter avis et propositions aux organisations internationales. Elles peuvent jouer un rôle décisif, en favorisant un développement adapté aux besoins et aux capacités de chacun et pourront d’autant mieux remplir ce rôle qu’on aura facilité leur développement, par des incitations, des facilités d’intervention. Elles seront d’autant plus légitimes à le remplir qu’elles répondront aux exigences de transparence et d’évaluation démocratique que l’on peut attendre de tout acteur collectif.

 

La mondialisation ainsi orientée pourrait devenir le cadre d’une coopération internationale pour la paix d’abord, et nous devons soutenir toute initiative qui contribuera à renforcer l’ONU, ses capacités de décision et ses moyens d’action. Mais aussi, une coopération en faveur du développement, un développement équilibré et durable reposant sur la solidarité et la responsabilité.


- Nous ne pouvons accepter un monde dans lequel plus de 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, où des millions d’entre elles meurent faute d’accès à des médicaments. Nous ne pouvons accepter de laisser des centaines de millions d’individus dans la misère, alors que nous avons collectivement les moyens techniques, économiques et financiers de remédier à cette situation. Nous devons apporter des secours d’urgence, élever le niveau d’une aide publique qui reste très faible, quand on sait que les capitaux envoyés par les immigrés du « sud » représentent le double de l’aide publique des pays riches au tiers-monde ou que la fondation privée de Bill Gates a dépensé en 2004 plus d’argent que l’OMS pour lutter contre les maladies qui ravagent les pays pauvres.
 

- La responsabilité qui est la nôtre implique de nouvelles formes de solidarité, pour assurer un accès plus général au développement et aux biens publics mondiaux. L’accès à l’eau potable manque à 30% de la population mondiale, 25 000 personnes meurent quotidiennement de manque d’eau, alors que quelques dizaines de milliards de dollars par an suffiraient, semble t-il, à résoudre le problème. Lançons une grande initiative contre les maladies infectieuses et le sida. Facilitons le retour dans leur pays des immigrants hautement qualifiés, notamment des médecins africains, dont la moitié exercent hors d’Afrique. Il est urgent de permettre aux pays les plus pauvres d’atteindre l’auto suffisance alimentaire. [ ] Les accords de partenariat économique (APE), qui comprennent un accompagnement tendant à un investissement massif dans l’environnement technique et financier des petites et moyennes entreprises et des exploitations agricoles, constitue une avancée. Allons plus loin et plus vite....

....suite d'orienter la mondialisation (développement et développement durable), à venir...

Partager cet article

Repost 0
Published by La Gauche Moderne - dans Projet politique
commenter cet article

commentaires