Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:51

Pour le Congrès fondateur de La Gauche Moderne les 29 et 30 novembre à Suresnes (92), un projet de motion a été adressé aux militants.

Ce projet sera discuté et amendé dans les sections et fédérations.

Il est publié  sur ce blog, en plusieurs fois. Deuxième partie aujourd’hui

 Vos remarques seront les bienvenues.

 

 

 

B-    LES VALEURS QUI NOUS GUIDENT

 

La gauche s’est constituée dès son origine sur le refus des injustices, que constituaient au XIXème siècle les intolérables inégalités sociales qui soulevaient l’indignation. Ces injustices n’ont pas disparues et si elles se sont transformées elles ne rendent ni moins légitime ni moins nécessaire la poursuite de ce combat pour la justice et l’émancipation. C’était bien la libération de l’individu, son émancipation, qui fondaient les premiers combats du socialisme et, plus largement, de la gauche. Aujourd’hui encore c’est sa liberté, condition de sa dignité, de son autonomie et de son épanouissement qui demeure notre objectif prioritaire. Nous voulons retrouver l’inspiration libérale du socialisme des origines. C’est un courant profond, un refus de laisser des organisations toutes-puissantes, étatiques, économiques, ou religieuses, écraser l’individu, ses droits, sa vie et ses espoirs. Pendant des siècles ce fut le cas en Europe (servage, inquisition…), et c’est encore le cas dans de nombreux points du globe. C’est cette volonté d’émanciper l’individu de ces machines broyeuses d’humanité qui ont connu des sommets au XX° siècle, avec le nazisme et le stalinisme, pensées du refus de l’individualité, qui reste un des moteurs des mouvements populaires d’aujourd’hui. Qui ne voit que c’est cette reconquête de la liberté individuelle, de l’autonomie, qui ouvre la voie à la solidarité, qui fait du projet de la gauche, avant tout un humanisme.

 

L’autonomie entraîne la concurrence, qui peut être la meilleure ou la pire des choses. La pire quand, non régulée, elle contrarie les démarches de solidarité et permet au plus fort d’imposer sa loi. Mais elle peut être la meilleure aussi car elle est nécessaire au dynamisme de nos sociétés, tandis que son absence conduit à une société figée, dans laquelle il est impossible de remettre en cause les situations dominantes. Au lieu, comme le souhaite la gauche traditionnelle, de renoncer, le plus souvent, aux avantages de la concurrence pour éviter les risques qu’elle induit, nous voulons en permettre l’exercice dans des conditions qui la font aller de pair avec la justice. La liberté ne peut se concevoir sans règles et les lois destinées à assurer la libre concurrence, sont des exigences qui vont de pair avec une pensée libérale qui permettent à la liberté de fonctionner de manière efficace et équitable.

Il existe aujourd’hui un fort besoin de sécurité que la liberté peut sembler menacer. Tout en sachant que le risque est inhérent à notre société, à nous de comprendre de quoi est fait ce besoin et de chercher à y répondre sans abandonner le recours à la liberté.

Parce que toute action présente un risque, toute initiative un danger d’échec on aura souvent tendance à sacrifier liberté et initiatives au profit d’une prudence conduisant à l’immobilisme et au repli sur soi. Alors on encadrera toutes les activités, quitte à les étouffer, on regardera avec méfiance les entrepreneurs, on favorisera des emplois publics à vie quand rien ne les justifie, on interdira tous les Organismes Génétiquement Modifiés, on refusera toute réforme, et sur le plan international on choisira la non intervention. Pour nous, la sécurité ne doit pas limiter la liberté mais en être une condition, être moins un lourd bouclier qu’un filet de sécurité qui rattrape en cas de chute, qui garantit en cas d’échec et qui pousse à l’action puisqu’elle peut corriger les conséquences néfastes éventuellement engendrées par la liberté. Auxiliaire de la liberté, la sécurité permet l’exercice complet de la responsabilité, elle en est une des conditions. Le « principe de précaution » n’est pas un prétexte pour renoncer à vivre et regarder vers l’avenir.

 Nous voulons, en conciliant le désir de liberté et le besoin de sécurité dans un monde changeant, encourager l’initiative au lieu de la freiner. Et cela d’autant plus que nous avons la certitude qu’un grand projet collectif ne peut se bâtir sans la liberté d’agir donnée à chacun et sans l’autonomie des acteurs, sans leur capacité d’initiative source de dynamisme, leur concurrence source d’efficacité et leur libre collaboration condition de la solidarité. Ce sont bien la liberté de la personne, la responsabilité partagée, l’engagement individuel et collectif qui ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale.  

- Permettre à chacun d’être libre, c’est lui permettre d’exprimer son potentiel, d’influer sur son destin, d‘entreprendre. C’est la possibilité d’agir dans et sur une société qui doit lui en donner la faculté et les moyens concrets. Notre conception de la liberté ne se résume pas à une liberté formelle, mais c’est celle d’une liberté concrète. Ce n’est pas celle du « laisser faire » c’est celle du « pouvoir faire ». C’est la liberté réelle donnée à chacun d’exercer sa responsabilité.

La liberté et la responsabilité sont le moteur de l’action, et favoriser la mise en œuvre de la responsabilité permet de donner à la société vitalité et dynamisme. C’est l’ignorance de ce principe qui a maintenu nos sociétés dans un immobilisme où certains ont vu une cause de déclin. Une société où personne n’est incité à assumer ses responsabilités ne peut progresser. Ce n’est pas en enserrant l’individu dans des réglementations et des prescriptions, en l’assistant ou en le protégeant du réel en toutes circonstances que l’on favorisera le dynamisme social et le progrès, pas davantage le lien social ou la solidarité, mais bien en développant son autonomie et ses capacités d’initiative, en lui donnant l’ambition et les moyens d’agir, de vivre pleinement l’aventure humaine.

L’exigence de liberté individuelle et de responsabilité, entraîne la reconnaissance du même droit pour autrui ce qui induit refus des discriminations, démocratie, et pour tout dire égalité ou équité. Il est vain d’opposer l’exigence de liberté à celle d’égalité. Donner toute sa place à la liberté, interdit d’en refuser l’exercice à d’autres. Vouloir la liberté, c’est la vouloir pour tous, ce qui passe par la recherche de l’égalité, ou, selon la belle expression de Monique Canto-Sperber, par la construction de « libertés égales ». .....

....Suite à venir.....

Partager cet article

Repost 0
Published by La Gauche Moderne - dans Projet politique
commenter cet article

commentaires