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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 10:57


Alors que les résultats définitifs  du vote des militants du PS ne sont pas encore connus, les résultats provisoires m’amènent à quelques réflexions.


           
Le nombre de votants n’a pas été élevé (moins de 130.000 semble-t-il), malgré l’importance de l’enjeu et la dramatisation des derniers jours. Cela confirme que le parti socialiste  a perdu la quasi-totalité des nouveaux militants qui l’avaient rejoint lors de la présidentielle et que son déclin s’affirme. On s’en doutait mais cette faible participation en est une illustration.

            Le grand perdant de cette consultation est Bertrand Delanoë. C’est bien sûr une défaite personnelle pour le maire de Paris  dont le seul talent, celui de la communication, ne peut cacher la cruelle absence d’idées ou de propositions.  Alors qu’avec son arrogance habituelle il pensait recueillir 50%, des voix, il n’en regroupe que la moitié (à peine plus d’un tiers à Paris même). Défaite personnelle donc, mais aussi défaite collective de la vieille sociale démocratie, incapable de sortir de ses schémas usés et de ses dogmes dépassés. Le soutien apporté par les apparatchiks passéistes que sont Jospin, Hollande, Guigou, Eyraud  (et malheureusement aussi Rocard qui n’avait rien à faire dans cette galère…), ne l’a pas aidé. Pour eux aussi c’est un désaveu. Sauront-ils le comprendre et l’admette ?

            Ségolène Royal remporte la première manche. Elle termine en tête, mais avec un score moitié moindre que celui qu’elle avait obtenu lors de la consultation des militants pour la présidentielle.  Elle suscite trop d’oppositions internes, elle  divise trop le parti pour pouvoir être élue « premier secrétaire » (sauf combinaisons particulièrement obscures, qui, ne sont pas totalement impossibles).

            C’est peut-être Martine Aubry (autour de 25% elle aussi, comme Delanoë) qui pourrait tirer les marrons du feu, si elle abandonne sa rigidité naturelle  et parvient à un accord avec Benoît Hamon, qui, représentant la « gauche » du parti approche les 20%. Ce score, particulièrement élevé, et l’obstination dont fera certainement preuve Hamon (même si le départ annoncé de Mélenchon, de Dolez et de leurs amis l’affaiblit quelque peu), sont une garantie de l’impossible rénovation du parti.

            En effet, divisé comme il ne l’a jamais été, balkanisé en courants ou chapelles de force comparables, avec une gauche qui pèsera en interne, et une autre qui le concurrencera en externe et dont il recherchera l’alliance, le parti n’a aucune chance de pouvoir se moderniser.  Quel que soit le vainqueur, celui-ci  (ou celle-ci), vivra les mois et les années à venir soumis à une surenchère continuelle de gauche.  Sous le regard et le discours  attentif de ses « camarades », chaque proposition de rénovation sera critiquée et démolie. Le conservatisme et l’immobilisme continueront, sous un discours de gauche, à s’imposer, et les défaites à représenter l’avenir électoral de ce qui a été un grand parti.

Sans leader reconnu, sans projet affirmé, sans propositions fortes et avec de moins en moins de militants, le  déclin du parti socialiste est inéluctable. C’est ailleurs, que se construira la rénovation de la gauche, un ailleurs où La Gauche Moderne a bien l’intention de prendre toute sa place.  

 

Marc d’Héré

           

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Published by Marc d'Here - dans Parti socialiste
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commentaires

marc d HERE 16/11/2008 09:03

Pour la première fois depuis le funeste Congrès de Rennes en 1990, le Parti socialiste va sortir ce dimanche de son 75e congrès à Reims sans majorité pour le gouverner. Le parti a échoué à trouver un accord sur une orientation et un nouveau leader.

Le Parisien.fr

ascensi 15/11/2008 16:26

Pour rire du congrès plutôt que d'en pleurer voici un lien :
http://www.psacademy.fr/blog/

marc d Here 11/11/2008 10:05

Le secrétaire d'Etat aux anciens combattants et ancien socialiste Jean-Marie Bockel a exprimé des doutes sur le fait que le PS puisse "se rénover", évoquant les difficultés de Ségolène Royal, qui a récolté 29% des voix des militants lors du vote la semaine dernière.

"Ce que j'entends depuis quelques heures sur ce qu'on essaie de lui faire subir, tout ce qu'on peut dire sur elle alors qu'elle n'a même pas encore pris sa décision, me fait mal augurer de la manière, avec Ségolène Royal ou un autre leader, dont le Parti socialiste va pouvoir se rénover", a-t-il déclaré sur RTL, tout en rappelant qu'il n'avait pas été souvent "d'accord" ces "derniers temps" avec la présidente de la région Poitou-Charentes.

Même s'il se sentait toujours "homme de gauche" et "socialiste", Jean-Marie Bockel s'est dit "vacciné" du Parti socialiste, où il fut inscrit pendant "34 ans".

"Je n'ai pas à la soutenir, ou à ne pas la soutenir", s'est défendu le maire de Mulhouse à propos de Ségolène Royal, décrivant un congrès de Reims avec "pas de majorité, pas de fraternité, avec un Mélenchon qui s'en va".

"Il faut que les socialistes fassent le travail de rénovation de leur pensée, sinon ils ne seront jamais crédibles, ils ne seront jamais l'alternance", a-t-il finalement jugé, avant de revendiquer son appartenance au gouvernement. "Pendant ce temps-là, avec Nicolas Sarkozy, nous réformons le pays", a-t-il souligné.

Source AP

BODIN 10/11/2008 18:40

Ton analyse,mon cher Marc,est intéressante même si elle n'est pas neutre par le fait du mouvement auquel tu appartiens aujourd'hui;néanmoins,ce que tu annonces peut s'avérer fondé au lendemain du congrès socialiste ;pourtant,les retournements improbables sont toujours possibles au bénéfice des uns ou des autres,ne serait ce que pour conserver des rentes de situations!
J'attends avec curiosité les lendemains de ce congrès socialiste !
Claude Bodin.

Elie Arié 08/11/2008 16:21

Marc, merci de ne pas me faire dire le contraire de ce que je dis pour les besoins de ta démonstration.

Je n'ai jamais parlé de " crises du capitalisme, exceptionnelles car peu durables", ce qui serait un non-sens; personne ne sait combien de temps cette crise va durer; celle de 1929 n'a vraiment pris fin qu'avec la 2è guerre mondiale (en 1933,5 ans après la crise, la production industrielle avait chuté de moitié aux Etats-Unis, et le chômage était de 30%).

À chaque fois, le capitalisme en sort différent; la vraie solution de la crise de 1929, ce furent (hélas) l'économie de guerre, mais aussi les accords de Bretton-Woods; aujourd'hui, nous payons les conséquences de la politique de dérégulation mise en œuvre par Nixon (dissociation de l'or et du dollar), Reagan et Thatcher.

"Il faut réguler à nouveau" est exact, mais insuffisant: quelles régulations (ce ne peuvent être les mêmes qu'il y a 60 ans), imposées par qui et comment? personne ne le sait encore.

Et Sarkozy aura sans doute quitté le pouvoir depuis longtemps sans que ces "nouvelles régulations" à inventer aient été mies en oeuvre et aient produit leurs effets.

Marc d'Here 08/11/2008 20:23


D'accord avec ce que tu dis, sauf ta prévision, sur le temps que ça prendra. Tu n'en sais rien et je ne vois que la boule de cristal qui te permette de prévoir que les nouvelles 
prendront une dizaine ou une douzaine d'années avant d'"être mises en oeuvre"!


marc d Here 07/11/2008 20:55

En tête des sondages et donné favori du vote des militants PS, le maire de Paris Bertrand Delanoë, finalement devancé par Ségolène Royal, a subi jeudi une sévère défaite qui risque de peser sur son avenir national.

"Pour quelqu'un qui a fait toute sa campagne sur le thème +je suis le chef+, +il faut un chef+, c'est une vraie défaite personnelle", a commenté un cadre du parti.

Certains évoquent "le syndrome JO", en allusion au revers qu'il avait essuyé en 2005 quand Paris, candidate aux Jeux olympiques de 2012, avait été battue en finale par Londres.

AFP et lepoint.fr

Elie Arié 07/11/2008 19:57

Bien sûr que je mets "exceptionnel" entre guillemets, puisque les crises, plus ou moins graves et durables, sont consubstantielles au capitalisme, et qu'on ne peut qualifier d'"exceptionnel" ce qui survient de façon constante; mais je ne vais pas les énumérer à nouveau, on a déjà eu ce débat.

Marc d'Here 07/11/2008 23:11



Tu progresses, tu ne considères plus cette crise comme LA  crisequi remet en cause le capitalisme, mais bien comme une des crises du capitalisme, exceptionnelles car peu durables et
toujours particulières, mais qui reviennent périodiquement.

A chaque fois le capitalisme en profite pour se rénover et retrouver de la vigueur. Cette crise est exceptionnelle aussi par sa gravité, mais tout laisse à penser qu'on en sortira et qu'on ce
sera une occasion  de corriger certaines dérives du capitalisme, sans toutefois choisir le socialisme que tu espères. Nicolas Sarkozy joue sur ce plan un rôle essentiel.



Elie Arié 07/11/2008 19:40

Rien n'est éternel et définitif: mais si cette crise "exceptionnelle" exigeant des réponses "exceptionnelles" devait s'avérer durable (plusieurs années), l'intervention "exceptionnelle" de l' Etat serait un état durable du monde...

Tu retrouverais ainsi le socialisme de ta jeunesse, de façon certes "provisoire", mais peut-être jusqu'à la fin de ta vie (que je te souhaite longue, bien sûr) en attendant le Grand Soir du retour au libéralisme comme d'autres attendent d'autres Grands Soirs.

Marc d'Here 07/11/2008 19:47



On a l'impression en te lisant, que tu ne considères pas la crise comme exceptionnelle, tu mets d'ailleurs des guillemets...Cela ote beaucoup de crédibilité à tes arguments

Quand au grand soir, s'il fait, évidemment, partie de ta mythologie, il n'a jamais, même au temps de ma jeunesse, fait partie de la mienne



Elie Arié 07/11/2008 18:06

C'était quoi, jusqu'il y a deux mois, le "socialisme français" de Royal, Delanoë et Aubry (laissons de côté Chevènement, Hamon, Mélenchon, etc., trop marginaux)? "Réguler le capitalisme".

C'est très exactement ce que tentent de faire Sarkozy et DSK, depuis le début de la crise, et à la seule échelle où c'est possible de le faire: ni nationale, ni européenne, mais mondiale; et ils le tentent assez énergiquement.

Difficilement? Bien sûr: face à eux, il y a les Etats-Unis (et ce ne sera pas plus facile avec Obama, qui n'est pas plus "socialiste" que Bush, et qui, comme tout chef d' Etat, défendra avant tout les intérêts de son pays; voir:
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/06/apres-l-euphorie_1115612_3232.html ).

Jusqu'où ira Sarkozy? Impossible de le savoir aujourd'hui, parce qu'on ignore jusqu'où ira la crise; plus elle sera profonde et durable, plus il se "socialisera", moins il aura de rapports avec le Sarkozy élu en 2007, qui voulait encourager les subprimes en France.

Quels seront, dans ce cas-là, de plus en plus, les principaux opposants à sa politique? Les UMP.

Sarkozy a été le premier à comprendre qu'avec la crise, nous sommes entrés dans un monde nouveau; et le PS n'a aucun discours de fond à lui opposer.


De ce monde nouveau, il est trop tôt pour tirer les conséquences, et, en particulier, pour répondre à la question: que restera-t-il de l' Union Européenne dans quelques mois? Pour l'instant: retour en force des États (n'est-ce pas, Mme Merkel?) , oubli des critères du pacte de stabilité (on laisse filer tous les déficits), Trichet baisse le taux d'escompte de la BCE (ce qu'il s'était toujours refusé à faire), le traité de Lisbonne (que les Irlandais ont rejeté) est oublié.

Plongés dans leurs opérations de synthèses de motions, les socialistes ont totalement perdu contact avec la réalité du nouveau monde de la crise économique, monde qu'ils sont incapables de penser:"L'apparente diversité du PS vient peut-être moins du fait qu'il regroupe des cultures politiques différentes que du fait que ce parti n'a guère réfléchi sur le fond depuis ces dix dernières années. Rappelons que depuis 2002, aucune convention thématique n'a été organisée. On peut peut-être considérer que s'il se mettait à réfléchir et à débattre pour de bon, le PS pourrait trouver une plus grande unité de pensée ou qu'au moins ses divergences seraient fondées sur de vrais débats."(Jean-Michel Normand, du "Monde"); à quoi je rajouterais : il est vital, pour le PS, d'organiser une réflexion de fond sur la crise économique, qui sera bientôt une crise sociale, car tout se passe, pour l'instant, comme s'il n'était même pas informé de son existence.

Le fond de ma pensée:

-si la crise financière, puis économique, puis sociale, devait être profonde et durable (ce qui semble le plus probable)

-et s'ils n'avaient pas leurs ambitions présidentielles personnelles,

c'est Royal et Delanoë qui se trouveraient le plus à l'aise comme Ministres d'ouverture dans un gouvernement Sarkozy.

Marc d'Here 07/11/2008 19:18


Une différence essentielle que tu oublies volontairement à chaque fois, c'est  que les socialistes proposaient des solutions où l'Etat intervenait de manière régulière et quasi définitive (et
en plus ils n'expliquaient pas comment faire!), alors que pour Sarkozy et certainement le FMI, l'intervention de l'Etat est une réponse exceptionnelle à une situation exceptionnelle.

Tu crois toujours que Sarkozy est devenu socialiste, tu te trompes...Mais si cela t'amène à soutenir Sarkozy, après tout, pourquoi pas...


marc d Here 07/11/2008 17:50

Guerre des chefs au PS.....


Dans la foulée des résultats, Ségolène Royal s'est posée en rassembleuse. Interrogée sur France Inter, elle a indiqué qu'elle téléphonerait dès aujourd'hui à ses rivaux pour entamer des discussions «avec tout le monde, sans exclusive». Soulignant que son résultat lui «donnait une légitimité» pour diriger le Parti socialiste, elle ne fait néanmoins pas «acte de candidature» pour l'instant. En revanche, «il va falloir que le vote soit respecté», a lancé l'ex-candidate malheureuse à la présidentielle, en réponse à François Hollande.

Le premier secrétaire sortant du PS a en effet affirmé, sur RTL, que le score de Ségolène Royal ne constitue pas «une victoire qui lui permet aujourd'hui d'être majoritaire dans le parti». François Hollande a regretté que les militants aient dispersé «leurs suffrages entre les quatre motions. Mais il faut que nous puissions nous rassembler». Pour lui, si une majorité ne se dégage pas, il y aura «des jours difficiles» pour le PS. «Le problème ce n'est pas cet ordre d'arrivée, c'est comment on donne au parti (...) une majorité stable capable de le conduire», a-t-il poursuivi.

Démission de Mélenchon et Dolez

La victoire de la présidente de la région Poitou-Charente n'a pas plus au sénateur Jean-Luc Mélenchon et au député du Nord Marc Dolez, l'aile gauche du parti. Ils ont annoncé dans la matinée qu'ils quittaient le Parti socialiste pour créer un nouveau mouvement «sans concession face à la droite»

Voilà quelques jours, c'est Michel Rocard qui se demandait s'il ne rendrait pas sa carte du PS en cas de victoire de Ségolène Royal.

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