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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 20:39

L'éditorial de Paul-Henri du Limbert,  Le Figaro du 21 octobre...

Ce n'est pas une malheureuse petite crise financière mondiale qui va faire changer d'avis Gérard Aschieri ! L'avenir est angoissant, la récession menace, les déficits risquent de s'aggraver, peu importe ! Le secrétaire général de la FSU n'en démord pas : il n'y a pas assez de fonctionnaires à l'Éducation nationale. Il l'a dit hier, il le redit aujourd'hui, il le redira demain.
Il faudrait en quelque sorte «regraisser le mammouth», alors même que, depuis la diatribe du socialiste Claude Allègre sur les effectifs de l'Éducation, il y a dix ans, l'amaigrissement de l'animal ne saute pas vraiment aux yeux.

 Avec plus d'un million de personnes travaillant pour la Rue de Grenelle, la France est, au sein de l'OCDE, dans le peloton de tête des pays qui consacrent le plus de moyens et d'effectifs à l'éducation. C'est ce que rappelle Xavier Darcos lorsqu'il note que «si l'école se résumait à une question de moyens, nous aurions la meilleure école du monde puisque personne ne dépense plus que nous».
Argument évidemment nul et non avenu pour les syndicats d'enseignants qui, depuis vingt-cinq ans, ont prouvé qu'en matière de conservatisme ils n'avaient de leçon à recevoir de personne.

Le fait notable survenu dimanche, ce n'est pas tant la foule des enseignants dans les rues de Paris que la présence ostensible à leurs côtés de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry, de François Hollande, de Benoît Hamon et, bien sûr, de Jack Lang. À moins d'un mois du congrès de Reims, il fallait évidemment se montrer avecune corporation dont le cœur bat consubstantiellement à gauche.
 Mais il y a autre chose dans ce soutien ostensible des socialistes au monde enseignant : c'est comme si la Rue de Solferino voulait mettre au pied du mur Nicolas Sarkozy qui a annoncé, le 25 septembre à Toulon,le «retour de l'État». Ces derniers mois,on sentait les socialistes un peu frileux à l'endroit de la «mobilisation» enseignante. Cette réserve n'est plus de mise. Le PS veut croire que les événements de ces dernières semaines lui donnent raison et que le nouveau discours présidentiel est pur opportunisme.

Son calcul est simple : il s'agit de prouver que le PS sera toujours plus à gauche que Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État souhaite «refonder le capitalisme» ? Bertrand Delanoë veut «le mettre à la poubelle». Qui dit mieux ? Réduire les effectifs de la fonction publique, et notamment ceux de l'Éducation nationale, c'est, dans l'esprit des socialistes, une politique «libérale», donc Nicolas Sarkozy, malgré ses dires, reste bien un «libéral».

On voit bien quelle sera la difficulté du chef de l'État ces prochains mois. Poursuivre les réformes dans un contexte budgétaire extrêmement tendu et prouver qu'il est tout à la fois fidèle à ses promesses de campagne et à son discours de Toulon.
Il lui faudra expliquer que le retour de l'État, c'est la réaffirmation du rôle des politiques face aux financiers, c'est établir de nouvelles règles internationales, c'est convaincre les Européens et les Américains d'agir ensemble, c'est garantir les dépôts bancaires des Français. Ce n'est pas embaucher des fonctionnaires.

  Paul-Henri du Limbert, Le Figaro du 21 10 08   

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Published by Paul-Henri du Limbert, Le Figaro - dans Education - recherche
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commentaires

marc d Here 20/11/2008 17:17

9.000 manifestants à Paris (enseignants, lycéens, et divers opposants, PS notamment...) c'est bien peu de choses, malgré une mobilisation et une publicité médiatique, très fortes....100.000 dans toute la France, c'est aussi très peu...Un nouvel échec? Attendons pour nous prononcer d'avoir les derniers chiffres officiels, mais cela y ressemble

marc d Here 20/11/2008 12:25

Plus de 33% des enseignants étaient en grève ce aujourd'hui, en moyenne nationale, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Education. La mobilisation la plus forte était constatée dans le premier degré avec 48,62% des instituteurs en grève.

Dans les autres établissements, 24,41% des enseignants des collèges étaient en grève, 15,48% dans les lycées professionnels, et 19,42% dans les lycées d'enseignement général.

Par ailleurs, 10,13% des personnels non-enseignants (ATOSS) étaient en grève selon les chiffres diffusés jeudi à la mi-journée par le ministère de l'Education nationale. Le ministère donne une moyenne générale pondérée de 33,39% d'enseignants grévistes à l'échelle nationale.
Source AP

Ce n'est pas vraiment un succès!...

marc d Here 20/11/2008 08:08

Jeudi, de nombreux parents en seront encore réduits au système D pour faire garder leurs enfants. Deux jours avant une grève qui s'annonce très suivie dans l'Éducation nationale, des dizaines de mairies ont annoncé, comme lors du dernier mouvement d'octobre, qu'elles ne mettraient pas en place le service minimum d'accueil (SMA).

L'entourage de Xavier Darcos dénonce toujours une «opposition politique» puisque ce sont surtout des villes de gauche qui ne respectent pas la loi. Au premier rang de celles-ci, la Mairie de Paris a assuré mardi être dans «l'impossibilité d'organiser le service minimum d'accueil dans les conditions requises le 20 novembre». Elle invite donc les parents d'élèves à ne pas envoyer leurs enfants à l'école. Toulouse, Strasbourg ou Montpellier font également front commun.....

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