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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 11:38



Par Yacine Le Forestier, Le Point.fr du 21 10 08


 

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a relancé mardi à la lumière de la crise financière son idée de faire émerger en zone euro un véritable gouvernement économique, malgré les réticences de l'Allemagne.


"Il n'est pas possible que la zone euro continue sans gouvernement économique clairement identifié", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg, dans un discours sur les leçons à tirer de la tornade financière du mois écoulé.


Quand des crises prennent de telles proportions, "la seule réunion des ministres des Finances n'est pas à la hauteur", a-t-il ajouté en soulignant que seuls les chefs d'Etat et de gouvernement "disposent de la légitimité démocratique".


Ce gouvernement économique, aux contours encore flous, est depuis de nombreuses années une idée chère à la France, qui milite pour un pilotage politique de la zone euro face à la toute puissance de la Banque centrale européenne, seule institution fédérale des pays utilisant la monnaie unique.


Paris avait tenté un première fois de la ressortir au printemps dernier, peu avant sa présidence semestrielle de l'Union européenne qui a débuté en juillet, en évoquant la convocation d'un sommet des chefs d'Etat de la zone euro.

Mais La France avait dû rapidement faire machine arrière devant l'opposition de l'Allemagne, qui soupçonne Paris de vouloir surtout remettre en cause l'indépendance de la Banque centrale européenne, régulièrement accusée d'être obnubilée par la lutte contre l'inflation et de maintenir en conséquence des taux d'intérêt trop élevés.


La crise financière a fourni au président Sarkozy l'occasion de la mettre en pratique: ce sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro (15 pays) s'est tenu le 12 août à Paris pour décider d'un plan de sauvetage coordonné des banques. Ce plan, qui a été par la suite entériné par les 27 pays de l'UE et imité par les Etats-Unis, a placé M. Sarkozy en position de force face à la chancelière allemande Angela Merkel, affaiblie après avoir hésité à se rallier à une solution européenne face à la crise.


"La Banque centrale européenne doit être indépendante" mais l'institut monétaire de Francfort, qui gère l'euro, "doit pouvoir discuter avec un gouvernement économique", a souligné mardi M. Sarkozy.

Le chef de l'Etat a souligné l'importance pour l'Europe de parler d'une "voix forte" dans la crise financière. A ce sujet, il a annoncé la convocation prochaine d'un sommet extraordinaire de l'UE pour préparer les réunions mondiales à venir sur la refonte du système financier international. "J'aurai l'occasion de proposer à mes partenaires chefs d'Etat et de gouvernement une réunion pour préparer ces sommets", a-t-il dit.


L'Europe "doit porter l'idée d'une refondation du capitalisme mondial", a souligné M. Sarkozy, en pointant du doigt tout particulièrement le rôle des paradis fiscaux, et en demandant un nouveau système monétaire.

Il a réaffirmé à ce sujet son souhait de voir les grandes économies émergentes comme la Chine et l'Inde associées aux grandes puissances du G8 pour les sommets mondiaux.


Ce sera "tout l'objet du déplacement en Chine, pour convaincre les puissances asiatiques de participer à cette refondation", a-t-il dit, en référence au prochain sommet de l'Asem qui réunira 43 pays d'Europe et d'Asie à Pékin vendredi et samedi.

M. Sarkozy a par ailleurs réaffirmé son engagement à tenir le calendrier et les objectifs du plan européen contre le réchauffement climatique, malgré l'opposition croissante de certains pays du fait de la crise économique.

Ce plan prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020.

Yacine Le Forestier, Le Point.fr, 21 10 08

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Published by Yacine Le Forestier, Le Point.fr - dans Europe
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Elie Arié 22/10/2008 00:29

À moins d'appeler "libéral" tout ce qui n'est pas nationalisation complète de tous les moyens de production et d'échange (et alors tout le monde est libéral), il est difficile de fermer les yeux sur les spécifités de Keynes, qui le distinguent nettement des politiques prônées (mais pas toujours menées) par d'autres "libéraux": l'utilisation du déficit budgétaire pour la relance économique (à l'opposé de l'orthodoxie budgétaire des critères de Maastricht), de la dévaluation monétaire, du protectionnisme dans certain cas, etc.

Il faut aussi rappeler:

-qu'à Bretton-Woods, il proposa une monnaie unique internationale gagée sur un panier de matières premières, s'opposant sans succès à la parité fixe des monnaies avec le dollar comme monnaie unique des échanges internationaux,

-que les néo-keynésiens (dont Stiglitz) sont partisans d'un rôle bien plus important des Etats dans le jeu économique.

Marc d'Here 22/10/2008 06:31



Non, tout le monde n'est pas libéral, les neo keynésiens, ça dépend, mais Keynes l'était. Mais il pensait que l'on pouvait, dans certaines circonstances (pas systématiquement!) utiliser le
déficit budgétaire pour la relance, et l'intervention limitée de l'Etat. Les sociaux libéraux ne peuvent que l'approuver et approuver aussi Nicolas Sarkozy qui agit ainsi, dans la grave
crise que nous connaissons.



Elie Arié 21/10/2008 18:41

"(L'Europe)a aussi un bagage idéologique qui paraissait naguère un peu vieux jeu, mais qui peut s'avérer utile en ces temps de grands bouleversements. Il suffit pour s'en convaincre de contempler le brusque retour en grâce de John Maynard Keynes. La cote de l'économiste britannique est si haute que la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, parue en 1936, est devenue le livre de chevet de tout responsable. "L'économie sociale de marché", qui a fait la fortune de l'Allemagne après la seconde guerre mondiale et a été répudiée quand la "troisième voie" schrödero-blairiste était à son zénith, a sans doute de beaux jours devant elle."

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/21/il-est-minuit-docteur-europe-par-daniel-vernet_1109309_3232.html

Marc d'Here 21/10/2008 21:39


Le libéral Keynes a dit des choses très justes, (autant que je puisse en juger) et en cette période de crise, c'est certainement vers ce libéral, qui avait compris que l'intervention de
 l'Etat pouvait être utile, que l'on peut se tourner...

La troisième voie, avait ses mérites, de grands mérites et la Grande Bretagne a connu une  période de prospérité...Mais la crise, très grave, oblige temporairement à adopter des solutions "de
crise". C'est le choix fait par la plupart des gouvernements libéraux, et c'est notamment celui qu'ont  fait Sarkozy et Brown, et qu'ils ont, difficilement, fait accepter par l'Europe. On
peut s'en féliciter.


Elie Arié 21/10/2008 17:05

Barroso: un "ultra" qui relativise?

Marc d'Here 21/10/2008 17:23


AH, voilà Elie qui relance les débats de fond, en jouant sur les mots!

Oui, c'est un libéral assez dogmatique, et oui sa prise de distance avec Sarkozy porte sur l'indépendance de la BCE que Sarkozy ne remet pas en cause...Sa prise de distance est donc à la fois
dogmatique et relative puisqu'elle concerne une position qui n'est pas celle exprimée par Sarkozy....Mon expression était un peu ramassée, mais à mon avis très compréhensible par
d'autres...


BODIN 21/10/2008 16:38

je retrouve avec beaucoup de satisfaction le Sarkozy que j'avais apprécié lors de sa campagne électorale.Il fait vite ce qu'il faut absolument faire avec la plus grande diligence.
Claude B.

Elie Arié 21/10/2008 16:22

À noter la réaction immédiate des libéraux:

"Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a immédiatement pris ses distances avec cette proposition en estimant qu'il ne fallait pas que cela restreigne l'indépendance de la BCE."

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/21/nicolas-sarkozy-veut-un-gouvernement-economique-pour-la-zone-euro_1109278_1101386.html

Marc d'Here 21/10/2008 16:46


Ce n'est pas étonnant de la part d'un ultra libéral comme Barroso.... Cela dit, sa prise de distance est relative.