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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 11:31

Par François-Xavier Bourmaud, Le Figaro du 15 08. (Extraits)…

 

 

À un mois du congrès de Reims, l'âpreté des débats socialistes conforte ces membres du gouvernement dans leur ralliement à Nicolas Sarkozy.

Le protocole les a placés côte à côte. Ce n'est pas si souvent qu'ils disposent d'un moment pour discuter. Alors dans l'avion qui les ramène d'Évian, où ils viennent d'assister au World Policy Forum, Bernard Kouchner et Éric Besson en profitent pour échanger quelques mots. Sur la conférence internationale qui vient de réunir Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, sur la crise financière internationale puis sur le Parti socialiste. Cette famille politique qu'ils ont quittée il y a bientôt dix-huit mois pour participer à l'ouverture sarkozyste et dont ils observent désormais à distance les soubresauts, à l'approche du congrès de Reims. La lutte féroce qui se joue pour le contrôle du parti ne les étonne pas. Les difficultés du PS à se faire entendre non plus. Pas plus que ses tiraillements sur sa modernisation……..

Bernard Kouchner et Éric Besson, comme chacun des quatre autres ministres d'ouverture - Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara - évitent de s'exprimer publiquement sur l'état du PS. Mais n'en pensent pas moins. Surtout les anciens du parti à qui la préparation du congrès de Reims rappelle de lointains souvenirs, parfois douloureux. Comme Jean-Marie Bockel qui a longtemps plaidé pour que le PS prenne un virage social-démocrate à la Tony Blair. ……«Qu'il y ait dans la préparation du congrès de Reims une dimension tactique, des messages codés et des manœuvres en coulisse, cela ne me dérange pas, on l'a tous fait, note le secrétaire d'État aux Anciens Combattants. Mais encore faut-il que tout cela débouche au moins sur le début du commencement d'une idée ! Or là, rien.  » Persuadé que le PS est en train de devenir «une SFIO locale condamnée à une longue agonie», Jean-Marie Bockel a créé son parti, Gauche moderne, avec l'espoir de rallier les déçus de la gauche. Son ambition ? Monter de toutes pièces ce qu'il aurait voulu que le PS devienne : un vrai parti social-démocrate européen, réformiste et moderne.

«Je ne peux justifier ma transgression qu'en créant un parti politique sur l'aile gauche de la majorité», dit-il. Pour lui, le PS actuel souffre trop de l'héritage mitterrandien pour réussir à se moderniser. «Vouloir refaire du Mitterrand sans Mitterrand, voilà ce qui a fait beaucoup de mal au PS, estime-t-il. Il a laissé quelques préceptes qui fonctionnaient avec lui, comme l'idée que le parti se prenait par la gauche ou qu'il fallait viser le pouvoir pour s'adapter une fois qu'il était conquis, mais qui deviennent inopérants sans lui. C'est ce que je reproche aux socialistes, ils ont des mentalités d'héritiers.  »

Éric Besson n'a pas créé son parti politique. Juste un club de réflexion et de débat, les Progressistes, «clairement engagé dans la majorité». Pour lui, les difficultés actuelles de son ancien parti ne sont pas surprenantes. «Nicolas Sarkozy a fait à la gauche française ce que Tony Blair a fait à la droite anglaise : il s'est emparé des principaux thèmes de son adversaire. Le mouvement, la réforme, le multilatéralisme, la flexisécurité, la régulation du capitalisme financier… tout cela était jusqu'alors l'apanage de la gauche. En puisant dans la boîte à outils traditionnelle du PS, Nicolas Sarkozy occupe tout l'espace politique. Si bien que le PS qui dit aujourd'hui vouloir assumer son réformisme va devoir expliquer en quoi ce réformisme est fondamentalement différent de celui du chef de l'État  », analyse Éric Besson.

Dans la boîte à outils du PS, Nicolas Sarkozy a notamment trouvé le Revenu de solidarité active. Si l'on s'en tient au débat entre la majorité et le PS sur le sujet, il est vrai que la différence d'approche dans la conception du réformisme est mince. Sur le RSA, les députés socialistes ont refusé de voter pour le texte parce qu'ils contestaient son mode de financement. Pour le reste… la réforme figurait en toutes lettres dans le programme de campagne de Ségolène Royal. Et même avant la campagne présidentielle, les socialistes approuvaient déjà l'idée.

L'abstention des socialistes n'en a que plus agacé Martin Hirsch. «Le RSA n'est pas fait pour gêner qui que ce soit. J'ai dit aux socialistes qu'au contraire, ils devraient être fiers de voter cette réforme, qu'ils ne devaient pas avoir à en rougir, qu'ils ne se renieraient pas en l'approuvant», raconte ce dernier……

Tous ces ministres, l'ouverture les réunit et les sépare à la fois. Ils ne forment pas un groupe, ne se sentent pas liés les uns aux autres et ont repoussé la proposition de Nicolas Sarkozy, formulée au début du quinquennat, de se fédérer en une sorte de «club de l'ouverture». Mais ce qui les relie tous, c'est Nicolas Sarkozy et la certitude dont chacun fait preuve de s'être mis au service «du seul capable de réformer la France».

Pour l'instant, l'état du PS ne leur laisse pas d'états d'âme. Mais si du congrès de Reims renaissait le parti organisé, structuré et travailleur que chacun de ses anciens membres appelait de ses vœux avant de le quitter ? Seraient-ils tentés d'y retourner ? «La pression serait forte», prévoit l'un des ministres d'ouverture. Mais aucun n'envisage de renouer. «Je ne m'étais jamais posé la question», s'étonne Martin Hirsch. «Je peux me tromper, une partie de moi espère même se tromper, mais je ne pense pas qu'ils arrivent à se moderniser», indique Jean-Marie Bockel. «Le congrès du PS, je sais qu'il existe mais ce n'est plus mon univers», tranche Éric Besson.

François-Xavier Bourmaud. Le Figaro du 15 08.

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Published by François-Xavier Bourmaud, Le Figaro - dans Vie Politique
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commentaires

marc d Here 21/10/2008 21:45

Le Ps progresse. Il vient d'approuver un pan important et essentiel de la politique de Sarkozy, en approuvant le grenelle de l'environnement. C'est bien, voilà déjà un domaine où il a abandonné ses critiques...Il y en aura d'autres...