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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:16



Malgré les informations incessantes sur la crise financière, auxquelles s’ajoutent déclarations  et rumeurs, nous ne savons pas où nous en sommes. Le pire est-il encore devant nous comme l’annonce un économiste, ou avons-nous passé le pic de la crise. Certains évènements comme le vote par le Sénat américain du plan Paulson (avant, espérons-le, un vote également positif de la Chambre des Représentants)  nous rendent légèrement optimistes, certains signes comme la meilleure orientation des bourses ces derniers jours sont plutôt favorables, de même que la résistance, semble t-il supérieure à d’autres, des banques françaises…Mais tout cela est bien fragile et en tout état de cause,   nous pouvons penser que   la crise est loin d’être jugulée  et que, de toutes façons, elle se prolongera par une forte  aggravation de la  crise  économique que le monde connaît depuis un an déjà  et  dont nous subirons forcément les conséquences.

 

Pourtant, cette situation difficile et incertaine n’interdit pas quelques remarques  positives…

 

Lorsque cette crise sera passée (et il le faudra bien), il devrait apparaître à tous que l’on ne peut continuer à accepter le développement de ce capitalisme financier sans mesure, sans règles, sans contrôle. Une meilleure régulation du capitalisme s’avèrera nécessaire, le scandale des rémunérations pharaoniques et  des parachutes en or devrait être corrigé, un contrôle plus complet et plus régulier des mécanismes de crédit sera vraisemblablement institué.  On verra sans doute alors  la fin d’un ultra libéralisme destructeur, et les sociaux-libéraux de la Gauche Moderne ne pourront que s’en féliciter, eux qui se sont toujours prononcé pour une régulation de la mondialisation et particulièrement du capitalisme financier.

 

En ce qui concerne plus directement notre pays et sa vie politique, il me semble, (c’est encore incertain, mais on en distingue quelques signes) que Nicolas Sarkozy est en train d’affirmer et  de confirmer, dans la gestion de cette crise, une stature  d’Homme d’Etat responsable que certains lui contestaient.

Son attitude calme et pondérée, la manière claire et rassurante avec laquelle il s’est adressé aux Français ont été appréciées et   tranchent avec l'affolement et l'excitation verbeuse des socialistes (sans même parler pas du show décalé de Royal !), qui sont incapables de la moindre analyse ou de la moindre proposition sérieuse   et de celle, caricaturale, d’un Bayrou qui se contente de  répéter, comme à chaque difficulté, c’est la faute de Sarkozy ! Bien entendu, contrairement à l’attitude de l’opposition dans d’autres pays démocratiques, et pour rester fidèles à eux-mêmes, ils refusent l’appel à l’union nationale et à l’action concertée que leur propose le Premier ministre.

Prenant des décisions rapides quand il a fallu le faire, comme pour Dexia, Sarkozy poursuit, obstinément, avec la BCE et le président de l’Eurogroupe, sa recherche d'une solution Européenne, malgré l’attitude « personnelle » et fort peu communautaire des gouvernements irlandais et allemands. Parallèlement, il confirme qu’il refuse une politique de rigueur, qu’il poursuit sa politique sociale de défense du pouvoir d’achat des plus vulnérables, comme les réformes structurelles nécessaires (aujourd'hui encore il lance les Etats Généraux de la presse après avoir initié le débat sur la modernisation des structures administratives de la France), car il sait, et les Français en sont de jours en jours plus convaincus, que ces réformes permettront à la France de profiter à plein de la reprise lorsque celle-ci surviendra.

 

Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais s’il poursuit dans cette voie et si la crise ne s’aggrave pas mais va vers son règlement, je pense que, dans cette crise,  Nicolas Sarkozy aura donné aux Français l'image d'un Président, responsable et en qui on peut avoir confiance….Cela pourra lui resservir.

 

 

Marc d’Héré 

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Published by Marc d'Here - dans Vie Politique
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commentaires

marc d Here 07/10/2008 14:39

Les cotes de satisfaction de Nicolas Sarkozy (39%) et de François Fillon (45%) sont en baisse respectivement de 6 et 7 points en octobre par rapport à septembre, selon un sondage LH2-nouvelObs.com.

Source AFP

Le mois dernier, le même institut avait donné une hausse de Sarkozy de 11 points!...C'était un peu beaucoup, ce sondage rétablit sans doute la vérité, une hausse de 6 points sur 2 mois, c'est plus réaliste, et autour de 40% c'st bien là que se situe sans doute son niveau, si l'on tient compte des autres instituts.

marc d Here 06/10/2008 21:33

L'action de Nicolas Sarkozy est approuvée par 42 % des Français début octobre, en hausse de trois points par rapport à septembre, alors que celle de François Fillon est en baisse de 1 point à 46%, selon le baromètre Metro-APCO réalisé par Opinionway à paraître demain.

Selon ce baromètre mensuel, 57% des Français se disent mécontents de l'action du chef de l'Etat, en baisse de 2 points par rapport au précédent réalisé en septembre.
Le taux d'insatisfaction vis-à-vis du Premier ministre augmente d'un point à 50%.

Les ministres préférés des Français sont ceux des Affaires étrangères, Bernard Kouchner (65% de satisfaits, moins 3 points), de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo (58%, - 5 points), et de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot (53%, - 5 points) ex aequo avec la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie (53%, -2).

Dans l'opposition, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë est en tête avec 63% (- 1) de satisfaits, devant le président du Modem François Bayrou (49%, - 3) ex-aequo avec le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot (49%, -2).

Source AFP

marc d HERE 04/10/2008 15:11

Nicolas Sarkozy prône une "réponse collective" des Européens à la crise financière, a rapporté Dominique Strauss-Kahn, pour qui cette approche est "juste".

Le président français "veut une coordination des Européens, une réponse collective, qui veut éviter qu'il y ait une absence de solidarité entre les Européens", a rapporté le directeur général du FMI, à la sortie d'une rencontre avec M. Sarkozy consacrée à la crise. "Cette réponse est juste et c'est celle que je soutiens".

Source AFP

marc d HERE 04/10/2008 08:55

Si vous aviez lu (ou compris) l'article vous aurirez vu que je ne dis pas que la crise est finie, mais que j'envisage ce qui suivra, QUAND elle sera finie, ce qui arrivera. Je sais que cela vous fait de la peine mais c'est vrai, comme les autres cette crise sera surmontée et le capitalisme continuera à vivre.

Quand aux promesses de Nicolas Sarkozy, il n'a jamais dit qu'il n'y aurait pas de crise économique ou financière mondiale....Mais, face à cette crise, il réagit bien et, pour l'instant, la France est moins touchée que les autres...

tintin 03/10/2008 21:52

il faut vraiment pour oser titrer "l'après crise" alors que la France est en récession. Elles sont où les belles promesses de la campagne électorale présidentielle ? Un peu plus d'un an de sarkozisme et c'est la bérézina.

marc d HERE 03/10/2008 19:39

La Chambre des représentants américains a approuvé le plan de sauvetage bancaire.
AFP

Voilà une excellente nouvelle...enfin!.

marc d HERE 03/10/2008 15:13

François Fillon a renouvelé aujourd'hui devant les parlementaires UMP son appel à "l'unité nationale" face à la crise financière.

"Dans cette conjoncture exceptionnelle, j'invite tous les Français, qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche, à faire preuve d'unité", a lancé le Premier ministre dans son discours de clôture des journées parlementaires de l'UMP à Antibes.

Alors que le Parlement débattra mercredi de la crise financière, M. Fillon a "souhaité que la majorité et l'opposition puissent, dans un même élan et dans l'écoute des arguments de chacun, dégager des points de consensus".

Cet appel à l'unité nationale, lancé le 26 septembre dernier, a été rejeté par la gauche. A Antibes, le Premier ministre s'en est pris aux socialistes en demandant aux Français de s'interroger sur la situation dans laquelle ils se trouveraient si le projet défendu par le PS en 2007 avait été mis en oeuvre.

"Généralisation des 35 heures, augmentation arbitraire du SMIC, maintien des inégalités des régimes de retraites, augmentation massive des impôts et refus de réduire la dépense publique: la France serait à cette heure totalement asphyiée par le retournement de la conjoncture économique", a affirmé M. Fillon.

Source A.P.

Certes, on peut estimer qu'appeler à l'unité nationale (nécessaire) tout en rappelant aux socialistes la nocivité de leur programme n'est pas forcément la meilleure méthode pour y parvenir...Mais ces remarques sont tellement justes, il est bon qu'elles soient faites.

.

marc d HERE 03/10/2008 12:46

La sortie de la crise financière ne peut être "que collective", a estimé aujourd'hui François Fillon à la veille du mini-sommet européen à l'Elysée convoqué par Nicolas Sarkozy pour tenter de trouver une réponse commune.

Samedi, "je serai aux côtés du président de la République qui réunira les quatre puissances européennes membres du G8, le président de la Commission européenne et le gouverneur de la Banque centrale européenne", a déclaré le Premier ministre dans son discours de clôture des journées parlementaires de l'UMP à Antibes.

"Nicolas Sarkozy rappellera qu'il n'y aura pas de sortie à cette crise que collective. Il proposera à l'Europe de sécuriser ses systèmes bancaires, de dégeler le crédit et de coordonner sa stratégie économique et monétaire", a ajouté M. Fillon.

Dans le prolongement du discours de M. Sarkozy la semaine dernière à Toulon, le Premier ministre a plaidé pour une refondation du système financier et monétaire international. "Nous voulons encourager les entrepreneurs et dissuader les spéculateurs", a-t-il dit, renvoyant dos à dos "le capitalisme dévoyé" et "le dirigisme socialiste".

Après le sauvetage de la banque franco-belge Dexia, il a réaffirmé que l'Etat "interviendra à chaque fois que cela sera nécessaire pour sécuriser notre système bancaire". "Nous ne nous interdisons aucune solution pour garantir qu'aucune institution bancaire ne sera acculée à la faillite", a-t-il dit.

Source A.P.

Elie Arié 03/10/2008 12:41

Un exemple concret de la difficulté de légiférer efficacement sur les parachutes dorés (même si ce n'est pas ça qui mettra fin à la crise):

Le patron de Sanofi-Aventis qui part pour avoir totalement raté le lancement de médicaments, Jean-Yves Le Fur, a reçu un golden parachute de 2,7 millions d’euros (soit la moitié de ce à quoi il pourrait prétendre, il a fait un effort de modération...). Plus une clause de concurrence de 100 000 euros par mois jusqu’en décembre 2010 (soit 2,8 millions potentiellement) et il continue à être salarié de son entreprise pour 50 000 euros par mois pendant trente mois.

Enfin, le nouveau patron, Chris Viehbacher, en plus d’un très bon salaire (1,2 millions d’euros de rémunération fixe plus la possibilité de toucher un bonus de 2,4 millions) arrive avec un golden hello de 2,4 millions et 65 000 actions gratuites (évaluées à 3,1 millions).

marc d HERE 03/10/2008 11:34

"La mobilisation du gouvernement est totale", affirme la ministre ( Christine Lagarde). "L'urgence consiste aujourd'hui à rétablir la confiance sur les marchés financiers, afin que cette mauvaise passe conjoncturelle reste temporaire. Dans le même temps, la poursuite des réformes structurelles permettra à l'économie française de bénéficier à moyen terme d'une croissance durable", conclut-elle.