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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:30
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C’est cette audace qui a fait que nous avons choisi de nous engager dans la politique de réforme de notre pays.

Armés d’une vision claire de ce que sont les priorités et de ce doit être l’action d’une gauche responsable, nous avons choisi de prendre toute notre place dans la majorité.

Bien sûr, nous savons que la tâche est ardue. Bien sûr,  nous savons qu’il faudra se heurter à mille routines, mille situations établies, et peut être quelques Bastilles. Mais l’enjeu en vaut la chandelle. Et nous savons que l’apport de nos idées, dans cette majorité, fournira un point de vue supplémentaire, une capacité étendue de conduire ces réformes, dans la justice, dans le partage des efforts, et demain dans le partage des fruits de la réussite.

Armés de ces propositions audacieuses, nous prendrons toute notre part au débat politique.

Ainsi celui qui se développe et entraine de nombreux animateurs de la majorité à tenter de définir un nouvel espace pour le Centre. Nous sommes sensibles aux thèmes qui sont les leurs, à la capacité d’écoute, à la disponibilité au dialogue que montrent ceux qui tentent de mettre sur pied une fédération des Centres. Nous sommes tout à fait prêt à participer à tous les débats qui aborderont, sur le fond, la façon dont peut se développer la sensibilité sociale et libérale dans la société française. Mais nous ne pouvons oublier que notre histoire est ailleurs. Nous sommes issus de la tradition de gauche, et nous considérons être aujourd’hui les meilleurs continuateurs de ce que la gauche non-communiste a été en France. Nous avons notre pensée politique propre, parce que nous avons un angle de vue, un point de vue et une histoire qui remontent loin.

Nous ne pouvons renoncer à être de gauche parce que nous ne pouvons renoncer à faire venir à nous tous ceux, sincères, attachés à l’histoire de la gauche et au monde du travail, qui n’arrivent pas encore a franchir le pas. Mais ils pourront le faire demain

Dans les grands pays européens, la gauche a su se rénover sur des bases voisines de celles que nous proposons. Elle a, à chaque fois avec le génie propre de chaque nation, de chaque tradition, su trouver les voies de la rénovation de ses partis et surtout de la réforme de ces pays. Au Portugal, en Espagne ou en Grande-Bretagne à travers des propositions audacieuses qu’ils ont portés seuls, ou en Allemagne, seuls d’abord, à travers une grande coalition, ensuite. La France ne peut pas échapper à ce mouvement. Nous construisons La Gauche Moderne pour être le catalyseur de cette évolution inéluctable.

Nous avons bon espoir de faire réfléchir les sympathisants et les électeurs de la gauche. Au delà des caricatures, des épouvantails à moineaux, qui ne trompent qu’un temps, nous avons la conviction que nous pourrons démontrer que l’on peut être authentiquement de gauche et donner à Nicolas Sarkozy le crédit de la sincérité de sa volonté de mettre en œuvre la politique de réformes dont notre pays a besoin et qui ne peuvent être différées. Nous montrerons que notre point de vue existe réellement au sein de la majorité, et qu’il est écouté, comme ce fut le cas sur le financement du RSA.

Est-ce ambition excessive ? Est-ce prétention ? pour nous c’est volonté et courage.

Si nous nous engageons dans cette réflexion sur les questions économiques, c’est pour aider le gouvernement à réussir durablement. Parce qu’on n’existe jamais par la seule critique. Bien sur, nous pourrions, chaque mois, faire la liste des questions sur lesquelles nous aurions préféré que tel ou tel aspect de tel ou tel sujet, concerné par une réforme, soit traité autrement, et faire valoir à chaque fois de bons arguments. Nous pourrions. Mais à quoi servirions-nous aux Français. Nos concitoyens savent bien qu’il y a des problèmes et des difficultés. Ils n’attendent pas de nous de tenir impitoyablement à jour la liste de ce qui ne va pas. Ils attendent de nous que nous construisions ce qui permettra que ça aille mieux.

Et combien, à gauche, aujourd’hui, savent, au fond d’eux même, que ce n’est pas ailleurs qu’autour de Nicolas Sarkozy que cela peut être tenté avec une chance sérieuse de succès.

Nous parions qu’ils seront de plus en plus nombreux à se l’avouer. Non que nous nous réjouissions du naufrage dans lequel ses dirigeants entraient le PS. Mais parce que nous sommes des pragmatiques. Et lorsque sonne l’heure de l’urgence, il faut agir. C’est ce que nous faisons, et nous savons que grandit chaque jour l’écho que nous suscitons. Parce que nous répondons à notre manière à une attente d’efficacité sociale à laquelle sont attachés ceux qui se tournent vers la gauche et à laquelle le PS ne répond plus.

Pour les échéances électorales prochaines, je pense aux élections européennes,  je pense aux élections régionales, comme tout parti, nous évaluerons, à l’occasion de chaque scrutin ce que devra être notre position et notre présence, dans le cadre de la majorité, mais dans une forme dont nous nous sentons libres et pour laquelle nous ne voulons rien exclure, dans des listes uniques, ou dans des listes indépendantes avec d’autres partenaires de la majorité.

 

Ces dernières semaines je me suis rendu sur divers points du globe, au Liban, à Djibouti, au Kosovo… A chaque fois on m’a dit tout ce que l’on attendait, tout ce que l’on espérait de l’Europe, principalement au plan de l’économie et de l’avenir des relations internationales. Mais on m’a aussi dit qu’on avait besoin de la France, de ce qu’elle représente par son histoire, par le message qu’elle apporte au monde. Le président de la République le rappelait, rendant hommage aux morts de la Nation dans les combats d’Afghanistan : « la France n’est pas un pays comme les autres ».

Nous devons être à la hauteur des espoirs et des attentes qui se dirigent vers nous, et pas seulement depuis des régions, moins favorisées que les nôtres. Nous nous devons de montrer le visage exemplaire d’une Nation unie pour défendre la liberté, mais aussi unie pour faire progresser la justice sociale. Un pays qui sait que sa performance économique est le prix de son pouvoir de parler et de peser sur le destin du monde. Un pays qui montre par sa capacité à se moderniser dans la cohésion sociale une voie d’espoir pour le progrès. Oui nous sommes fiers de ce que nous faisons au gouvernement de la France. Mais nous savons que les efforts et les batailles sont encore devant nous.


Jean-Marie Bockel

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Published by Jean-Marie Bockel - dans La Gauche Moderne
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commentaires

rachid 01/10/2008 09:05

C'EST QUAND QU'ON VA OU ?


La « Star Ac » a perdu plus d’un million de téléspectateurs en sept jours. Assez pour que les observateurs du paysage médiatique se posent la question cruciale : les gens seraient-ils las de la téléréalité ? Moi je crois plutôt que le concept a si bien fonctionné que tout est devenu « Star Ac » dans notre société, à commencer par la politique. Avant, le politique fourbissait ses armes sur le terrain ou dans des émissions spécialisées. Aujourd’hui, il écrit des livres en trois jours, va les vendre sur le câble en compagnie de people. Il remplit même des Zénith comme Ségolène Royal, samedi. Vous avez remarqué le show ? Admirable. Mieux que Hallyday subitement jauni, mieux que Sardou qui se recycle aujourd’hui dans le théâtre de boulevard avec le fiston pour la jouer histoire de cul en famille. Le Ségolène chaud ! On avait de la peine pour les chanteurs consacrés, (Biolay, Cali, Villard) ravalés au rang de Coco Boys ou de Ségolénettes pour attirer le chaland ! Parce que c’est Ségolène Royal qui faisait le vrai son et lumière. Ségolène, royale avec sa longue tunique faute de pouvoir revêtir l’armure flamboyante. Mais le public ne s’y est pas trompé. « C’est Jeanne d’Arc ! », s’est extasiée une groupie. Il ne manquait plus qu’une apparition de la Vierge, quelques guérisons de lépreux pour que le spectacle soit parfait.Inutile de dire que les Delanoë et les Aubry ont pris un sérieux coup de vieux. Pourtant, il avait bien commencé Delanouille avec son socialisme en pédalo, Ray Ban et maillot de bain. Mais sur scène, c’est pas ça. Il faudrait au moins qu’il fasse de la guitare électrique, qu’il se foute torse nu, se mette au rap, se mutile ! Quant à Aubry, elle a intérêt à abandonner son look Mamie fait de la résistance. Pourquoi pas en guêpière, ou alors tout en cuir noir, avec le fouet pour faire lever la trompe aux éléphants ? On dira ce qu’on veut, mais je crois que les militants socialistes vont bien s’amuser au cirque de Reims.

Bruno TESTA/rachid