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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 21:15
Discours de Jean-Marie Bockel lors des rencontres nationales de la Gauche Moderne à Mulhouse, le 20 septembre dernier. ( 1ère partie)...



Je voudrais vous dire le plaisir que j’ai à me retrouver parmi vous.

Ce plaisir est doublé de celui de vous recevoir dans ma belle ville de Mulhouse.


Nous avons tenu, il y a trois mois, la réunion fondatrice du cycle qui nous conduit vers notre 1er Congrès. « Comprendre, rassembler, agir », était le thème de ces premières rencontres.

Après avoir fixé le cadre global dans lequel s’exprime notre vision des choses, nous avons voulu tenir, aujourd’hui, une rencontre sur un thème décisif pour une formation de gauche, sur un sujet crucial pour la vie quotidienne de nos concitoyens : le progrès social.

Nous sommes conscients du caractère fondamental, dans notre société de l’école et de la formation. Nous accordons aux questions internationales une importance majeure, dans le monde plein de potentialités mais aussi de risques dans lequel nous vivons. Comment pourrais-je considérer comme mineures les questions de défense et de sécurité, mes fonctions gouvernementales, comme mes fonctions de maire, m’en rappellent, chaque jour, l’ardente actualité.

Mais, vous le savez, la question, qui aujourd’hui conditionne notre capacité à agir correctement, dans tous ces domaines, c’est la question économique. Nous avons symboliquement choisi de la lier directement à la question sociale. Car il n’est pas de politique sociale qui ne se fonde sur une politique économique qui la permette.

C’est pourquoi nous avons voulu annoncer clairement la couleur de notre projet, en intitulant notre réunion : La Réforme économique, condition du progrès social.

Parce que nous ne voulons pas nous payer de mots. Parce que nous nous battons pour gagner, pas pour critiquer ou témoigner. Nous nous battons pour rendre l’espoir que le temps des avancées sociales n’est pas derrière nous, mais qu’il est possible de concevoir, même dans la période que nous vivons, une politique dont la finalité soit le progrès social pour tous.

Pour ces raisons, précisément, nous disons, il faut d’abord réaliser les réformes de structure dont notre économie a besoin, les faire dans la transparence, dans la justice, pour être en mesure de partager les richesses, qui seront alors crées. Et relancer un nouveau cycle de progrès social.

Cette idée est au cœur du logiciel du parti que nous construisons ensemble.

 

Depuis notre rencontre de juin, pendant ces trois mois d’été, qui ne sont pas les plus faciles pour faire de la politique, notre organisation s’est renforcée, développée, affirmée.

Dans de nombreuses Régions, de nouvelles Coordinations se sont mises en place. La Gauche Moderne va installer, la semaine prochaine, 15 coordinations régionales :

· Alsace ;

· Aquitaine ;

· Basse Normandie ;

· Bretagne ;

· Bourgogne ;

· Centre ;

· Franche Comté ;

· Haute Normandie ;

· Ile de France ;

· Languedoc - Roussillon ;

· Lorraine ;

· Nord - Pas de Calais ;

· Provence Alpes Cote d’Azur ;

· Rhône - Alpes ;

· Midi - Pyrénées.

Et dans les deux semaines qui vont suivre ces rencontres, Ce sont 25 Fédérations Départementales qui vont mettre en place leurs bureaux.

C’est la preuve que notre existence correspond à une demande de plus en plus grande. Des citoyens, qui viennent de la gauche, comprennent notre projet de la réforme juste. Ils entendent notre message, ils comprennent notre action.

 

Dans le même temps, cet été, le Parti socialiste a montré une image désolante, désolante pour lui, mais pas seulement… Pour la démocratie en général, ce spectacle n’est pas la bonne image à donner de la politique. La politique, c’est avant tout le souci de l’intérêt général. Mais comme il est Incapable de proposer la moindre perspective, ce parti - qui dit être « La Gauche » - voit ses dirigeants s’affronter, sans fin, dans de dérisoires querelles de pouvoir et d’appareil, sans aucun contenu politique.

Je voudrais m’arrêter un instant sur cette décomposition, qui dure maintenant depuis bien longtemps, et dont on ne voit pas quand elle touchera le fond. Comment les principaux dirigeants de la gauche en sont ils arrivée là ? Il n’y a pas de mystère.

Depuis la chute du Mur de Berlin, les dirigeants de la gauche française, n’ont pas pris la mesure des temps nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Parce qu’ils ont refusé d’y réfléchir sans tabou, ils se sont progressivement, d’année en année, trouvés de plus en plus désorientés. Ils ont perdu leurs repères, faute d’en avoir construit d’autres. Mais ce qui est pire, c’est qu’ils entrainent dans leur paralysie combien de militants, de sympathisants et d’électeurs qui seraient prêts à s’engager pour une vraie perspective de gauche, dynamique, renouvelée et revivifiée.

Pour ouvrir une perspective, à gauche, il faut accepter de prendre le temps de la réflexion, et ne pas considérer que la reprise des vieilles recettes va mécaniquement apporter la solution à des problèmes, dont la marque est la nouveauté. Il faut qu’ils se sortent de l’esprit l’idée que, comme l’essuie-glace, le suffrage universel reviendra nécessairement vers la gauche, et qu’à ce moment là, le Parti socialiste aura les mains libres pour appliquer n’importe quelle politique. Non ça n’arrivera plus !

Il faut bien voir que les mécanismes qui avaient assuré la prospérité et le progrès social pendant quarante ans ont disparu. en Europe occidentale parmi les mouvements qui se rattachent à la  tradition de la gauche, deux attitudes opposées ont été prises,: la nostalgie a saisi les uns et l’esprit de réforme a conquis les autres.

La gauche française, loin de faire une évaluation lucide de la réalité, a quasi unanimement fait le choix de la nostalgie. Cette politique n’a connu aucun succès. Pire, elle a contribué à scinder le monde du travail entre deux extrêmes, d’un côté quelques uns bénéficient de rentes de situation indépendamment de la pertinence ou l’efficience réelle de leur activité, et de l’autre côté, un grand nombre, dans des conditions précaires, même lorsqu’ils sont très diplômés, doivent chaque jour faire la preuve de leur rentabilité, pour un revenu trop bas.

Non seulement le résultat est dramatique pour la société, mais c’est cette même politique qui place les partis de gauche à la remorque de la surenchère de courants extrêmes, qui refusent avec véhémence toute modernisation. Leur progression est inexorable, tant que leur fonds de commerce est alimenté le déni de réalité du PS. Si on refuse de voir le reel, alors on ouvre la porte à des revendications absurdes comme l’interdiction des licenciements, pourquoi pas l’interdiction aussi de l’échec industriel, des crises économique, ou des incertitudes de la vie… À regarder l’avenir dans le rétroviseur on ne fait que ressusciter un fantôme, celui de l’économie administrée.

Une majorité des partis de gauche en Europe, ont procédé tout autrement. Ils ont choisi la voie de la réforme. Loin de se fonder sur l’idée que la richesse serait une sorte de gâteau dont la taille serait donnée une fois pour toutes, et pour lequel le grand problème de la société serait de le partager, ils sont partis de l’idée que plus il y aurait à partager, mieux se ferait ce partage. Ils ont rejeté l’idée de travailler moins pour travailler tous, qui a eu dans notre pays des résultats négatifs sur le pouvoir d’achat, et inefficaces sur l’emploi. Ils ont développé d’autres horizons.

Certains, en France aussi, dans des clubs, des fondations, des think-tank, à gauche, ont produit des idées, des analyses, des suggestions innovantes. Mais jamais aucun dirigeant socialiste, ni individuellement ni collectivement, n’a fait preuve de l’audace nécessaire, ne s’est appuyé sur ces travaux, pour en faire des propositions politiques.

Pour nous, qui nous sommes battus longtemps à l’intérieur de cette gauche pour lui faire comprendre qu’il fallait changer, le moment est arrivé ou il fallait rompre.

Nous avons pris la mesure de la situation de la France ces dernières années. Malgré de formidables atouts, la France était menacée de se trouver reléguée au bord du chemin. A cause, notamment, du caractère archaïque de ses relations sociales et de son marché du travail.

Le choix était simple. Face à la perspective d’une protestation sans proposition, qui conduit les socialistes à brandir, comme des vaches sacrées, des avantages catégoriels et des situations acquises. Face à la seule ambition de maintenir quelques années de plus, au prix de conflits sans fin, des dispositifs dépassés  qui ne préparent en rien l’avenir, nous avons trouvé le courage de dire que le progrès social est d’abord assis sur les succès économiques, et donc la réforme des structures de notre société.

Faire le choix d’une croissance plus riche en progrès social. Faire le choix de la réforme et de la modernisation du pays, dans la justice, dans un gagnant-gagnant général pour tous les acteurs de la société française, c’est la voie qu’a choisi La Gauche Moderne.

C’est parce que se sera installé entre les partenaires sociaux une logique de gain réciproque, que pourra être rééquilibré le partage de la richesse créée. C’est par le haut et non par le bas que le monde du travail sortira des années difficiles, qu’il a vécu, et vit encore. C’est dans cette objectif que nous développons notre action, car, au fond, est ce que ce n’est pas cela être de gauche ?

Une réforme profonde des relations sociales, et des systèmes de solidarité nationale à tous les niveaux. C’est là, la garantie d’une croissance qui devra permettre la redistribution tout en étant une croissance durable.

Parce qu’être de gauche aujourd’hui, c’est combattre pour la mise sur pied d’un nouveau contrat social, un nouveau consensus entre les acteurs de la société française, autour de la cohésion sociale et du développement durable. Seul ce nouveau pacte permettra de remettre en marche la machine du progrès social. En garantissant aux entrepreneurs le meilleur retour possible pour leurs investissements, dans une société compétitive, dynamique et ouverte. En accordant, en contrepartie, la sécurisation des parcours professionnels et sociaux, et la sécurisation des parcours de vie des citoyens, dans une société apaisée.

Pour que notre pays valorise ses atouts dans la mondialisation, il doit investir ses forces dans l’économie de la connaissance, dans l’innovation, et pas essayer de se battre pour avoir la main d’œuvre la moins chère du monde, ni d’Europe, ce serait peine perdue.

Il faut faire le choix de la connaissance, il faut faire le choix de l’audace. Mais pour développer l’innovation, il est indispensable de mettre fin à toutes ces rigidités qui rendent souvent impossible la prise de risque, hors du cadre des grandes entreprises. Or nous savons qu’elles ne sont plus le cadre privilégié de l’innovation.

Assurer à l’économie le dynamisme maximum, en mettant fin à des formes juridiques et administratives anciennes régissant l’emploi salarié, maximiser les résultats de l’investissement par la flexibilité du marché du travail, c’est la proposition gagnant-gagnant que le monde du travail peut faire aux entrepreneurs en échange d’une assurance pour chaque salarié d’une formation continue au cours de toute sa carrière, et de la garantie du maintien d’un revenu et d’une protection sociale globale de bon niveau, lorsque des évolutions économiques, industrielles ou technologiques, le conduisent à changer d’emploi ou de métier.

Pour briser ces rigidités, il faut installer un rapport de confiance entre les partenaires sociaux. C’est donc bel et bien repenser l’ensemble des rapports entres ces partenaires qu’il faut envisager comme horizon.

Il faut aussi intégrer dans ce mécanisme de la construction de la confiance tous les dispositifs, comme le retour à l’emploi, l’insertion professionnelle, qui sont, avec d’autres, de nature à mettre tous les acteurs sociaux dans le coup.

En France, à la différence d’autres pays européens, c’est, traditionnellement au politique qu’a été délégué ce rôle de garant des relations sociales. Il doit pleinement assumer ce rôle d’initiateur et d’innovateur.

Protéger les individus et non les métiers, voilà ce qui correspond à notre époque. Parce que les métiers changent vite, et que la plupart des salariés vont avoir plusieurs métiers dans leur carrière, et plusieurs employeurs. C’est ce qui a été présente ces dernières années sous le nom de flexi-sécurité. Et lorsque cette démarche a été menée avec volonté et intelligence, elle a abouti à des progrès sociaux. L'Europe du nord en montre des exemples remarquables. Au printemps 2007, par exemple, 25% des salariés scandinaves suivaient une formation, pour 7% en France. On voit bien qu’il ne s’agit pas d’une lente progression pour les rejoindre, mais de concevoir différemment les choses. D’entrer dans une nouvelle ère.......

.......Deuxième partie à venir

Jean-Marie Bockel

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Published by Jean-Marie Bockel - dans La Gauche Moderne
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commentaires

peaceonearth 02/10/2008 10:51

Peut être, mais le problème c'est que les expériences de politique libérale ne fonctionne que si la politique mise en oeuvre est franchement libérale (exemple du Canada). Le gvt actuel ne mène absolument pas ce genre de politique.

marc d Here 02/10/2008 10:33

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Je pense que la politique du gouvernement est la plus libérale qu'on puisse mener, en France aujourd'hui, compte tenu de l'état de l'opinion, des résistances à gauche et à droite au libéralisme, de l'existence d'un Etat omniprésent dont on ne peut diminuer trop brutalement le rôle et le périmêtre et de la situation de crise que nous vivons depuis un an et qui exige une présence, voire des interventions exceptionnelles de la puissance publique...

peaceonearth 02/10/2008 09:38

Merci de votre réponse.
Le principe du libéralisme c'est moins d'Etat, laisser faire les acteurs de l'économie, intervenir peu, alléger le poids des dépenses publiques.
La politique du gvt n'est pas d'inspiration libérale.
D'abord parce que nous voyons bien que le poids de l'Etat n'a pas été allégé, ni le coût de la dépense publique.
Ensuite, parce qu'il n'y a pas eu de véritables réformes en ce qui concerne les 35h, le droit du travail, la fiscalité, l'éducation ou la réforme des institutions.
On ne peut pas appeler réforme une série de mesures qui s'ajoutent à d'autres mesures et allourdissent encore la complexité de la machinerie étatique. Un exemple, pour les 35h, on continue à les financer d'un côté, tandisque de l'autre on finance les heures sup, en somme, on appuie en même temps sur l'accélérateur et le frein. Pour la fiscalité idem, on ne modifie pas le poids des prélèvements obligatoires ni la complexité de la fiscalité mais on crée un bouclier fiscal, on envisage de plafonner les niches, on crée de nouvelles taxes. Pour l'économie idem, pas de laisser faire, mais plutôt des mesures qui tentent d'influencer et d'orienter l'économie (écologie, investissement, soutien des entreprises...). Toutes ces mesures sont en contradiction avec le principe du libéralisme qui est de laisser faire. L'Etat plus que jamais veut intervenir partout.
L'action du gvt n'est donc pas libérale, mais plutôt pragmatique. Une politique pragmatique se juge sur ces résultats, et pour le moment, il n'y a rien de mirobolant.

marc d Here 01/10/2008 19:15

François Fillon a saisi l'occasion d'une question de François Hollande, mercredi à l'Assemblée, pour proposer à l'opposition de discuter avec le gouvernement des moyens de faire face à la crise financière.

"Il est nécessaire de faire bloc autour des mesures qui permettront à notre pays de passer cette crise financière", a lancé le Premier ministre au chef du parti socialiste, qui avait rejeté dès lundi l'appel de M. Fillon à l'"unité nationale".

"Je vous propose de discuter ensemble de la refondation des institutions financières internationales", a poursuivi le chef du gouvernement, citant l'exemple du dialogue entre Démocrates et Républicains américains, ou le soutien de l'opposition britannique aux mesures contre la crise du Premier ministre Gordon Brown.

M. Fillon a également proposé à l'opposition de débattre de "la mise en oeuvre d'une régulation financière internationale plus stricte et plus efficace", "de l'intervention de l'Etat pour faire en sorte qu'aucune grande banque française ne soit acculée à la faillite", et "des conditions pour assurer le soutien financier aux PME".

"Le Premier ministre est à votre disposition pour discuter de ces sujets avec les représentants de vos groupes politiques", a-t-il insisté.

Un refus de ce dialogue serait "peut-être payant du côté de Reims", a raillé François Fillon dans une allusion au prochain congrès du PS. Il ne serait "pas utile à la France", a-t-il conclu sous les huées de la gauche.......

AFP et Le Point.fr

Voilà encore une attitude libérale, ou en tous cas ouverte du gouvernement, à laquelle risque de répondre une attitude sectaire de la gauche socialiste.

Elie Arié 01/10/2008 13:18

Si on veut bien remplacer "libéral" par "efficace/utile", le jugement devient différent.

Supprimer les droits de succession est inefficace: cela favorise l'enrichissement par la rente plutôt que par la création.

Supprimer les RTT, allonger la durée du travail, ne pousse pas à rechercher de gains de productivité (voir la Grande-Bretagne: les 30 % de productivité en moins, par rapport à la France, sont compensés par une durée de travail 30 % plus longue).

etc.

Il y a une forme de libéralisme, très dogmatique, qui me semble aujourd'hui dépassé, et tout sauf "moderne".

marc d Here 01/10/2008 11:48

Peaceonearth,

Dans un commentaire à mon article "Sarkozy ne mène pas une politique de droite", je faisais cette réponse à Penthièvre:

Ce que j'appelle un libéral intelligent c'est un libéral non dogmatique, c'est à dire qui tient compte de l'environnement dans lequel il se trouve, y compris des rapports de force et qui ,peut, en fonction de situations données agir de manière parfois contradictoire avec le dogme ou les grands principes.

Sarkozy connaît la France et sa tradition centralisatrice et étatiste qu'elle a hérité de la monarchie. Il sait donc qu'il n'est pas dans un pays de tradition anglo saxonne, et que, même s'il souhaite une rupture, les choses ne peuvent se faire chez nous aussi facilement, malgré ce que pensent les libéraux dogmatiques adeptes du Y-a qu'à, ou du c'est facile....

Deuxième réflexion, dans une situation économique difficile il a l'intelligence de penser que l'on peut, provisoiremet, prendre des mesures pas conformes au dogme du libéralisme pur, celui des livres, pour sortir de la difficulté: exemples venus d'ailleurs: le new deal aux E.U. ou certaines mesures interventionnistes que vient de prendre l'administration américaine pour tenter de répondre à la crise.

Voilà pour les principes généraux et l'explication de ce que sont des libéraux intélligents, les autres sont ceux qui ne comprennent pas ou refusent cela.

Pour en revenir à Sarkozy, une fois ces deux remarques explicatives faites, il me semble que de nombreuses mesures prises sont d'essence libérale ( mais pas forcément de droite! ne pas confondre SVP!):

Sortir du carcan des 35 heures, est une importante réforme libérale,
assouplir le droit du travail (en appliquant un accord passé par les acteurs sociaux) est libéral sur le fond et dans la méthode,
favoriser l'autonomie des universités est une réforme libérale, alléger le poids et le coût de l'Etat est éminemment libéral, relancer l'Europe libérale est une initiative libérale, faire voter la loi sur la liberté de l'économie qui va développer la concurrence est libéral, favoriser le travail, les heures supplémentaires, est libéral, alléger les droits de succession peut-être considéré comme libéral, le bouclier fiscal est une mesure libérale, l'allègement de l'ISF si on investit dans les PME, est libéral, soutenir l'initiative et les entreprises est libéral et même la réforme des institutions est libérale.......

Et je suis certain que l'on peut trouver encore d'autres mesures passées ( me viennent à l'esprit l'allègement considérable de la carte scolaire...) et qu'on en connaîtra d'autres.

Oui Sarkozy est un libéral, mais pas un libéral dogmatique, et dans une large mesure c'est un social-libéral c'est bien pour cela que La Gauche Moderne le soutient.

marc d Here 30/09/2008 21:35

Comme il vous plaira...Si je la retrouve un jour....

peaceonearth 30/09/2008 21:22

Désolé, mais je n'ai pas le temps de chercher, et puis c'est à vous de convaincre après tout, parce que le Sarkozy libéral, c'est un peu une illusion...

marc d Here 30/09/2008 20:23

J'ai répondu très très longuement à Penthièvre qui me posait la même question. On doit pouvoir retrouver la réponse en cherchant bien...

peaceonearth 30/09/2008 15:54

Sarkozy libéral ? Il faut argumenter. L'essentiel de la politique qu'il a inspirée n'est pas de nature libérale, mais bien étatiste, et interventionniste. Le seul élément qui pourrait être libéral est son refus d'augmenter les impôts, et même ce point est contestable dans les faits (création de nouvelles taxes).