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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 15:01



Le pape Benoît XVI est arrivé aujourd'hui à l'Elysée, où il a été accueilli au pied du perron, sur le tapis rouge, par Nicolas Sarkozy.

Le président français et le souverain pontife doivent s'entretenir en tête-à-tête, échanger des cadeaux puis prononcer chacun un discours, dans lesquels ils devraient évoquer la question controversée de la laïcité.

Dépêche AFP

 

 

Discours de Nicolas Sarkozy (EXTRAITS)

 

"Dans la République laïque qu'est la France, tous, très Saint-Père, vous accueillent avec respect en tant que chef d'une famille spirituelle dont la contribution à l'histoire du monde, à la civilisation et à l'histoire de France n'est ni contestable ni contestée." C'est en ces termes que Nicolas Sarkozy a entamé son discours après avoir accueilli Benoît XVI sur le perron de l'Élysée, vendredi en milieu de journée . "Je veux en votre présence adresser aux catholiques de France tous les voeux pour la réussite de votre visite", a-t-il ajouté.

Plusieurs dizaines de personnalités du monde politique, dont l'ensemble du gouvernement et le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, ainsi que les plus hautes autorités religieuses, ont pris place dans la salle des Fêtes de l'Élysée. La présidente du Medef Laurence Parisot ou le metteur en scène Robert Hossein étaient également présents pour assister à ce discours très attendu. Clou de son discours, le chef de l'État a appelé au respect d'une "laïcité positive" en France car "se priver des religions serait une folie", "une faute contre la culture et contre la pensée". Et d'expliquer : "La laïcité positive, la laïcité ouverte, c'est une invitation au dialogue, à la tolérance et au respect. C'est une chance, un souffle, une dimension supplémentaire donnée au débat public." "Nos sociétés ont besoin de respect, de dialogue et de tolérance", a-t-il également estimé, jugeant "légitime pour la démocratie de dialoguer avec la religion".

D'autre part, Nicolas Sarkozy a consacré un long passage de son allocution à la "dignité des personnes" qui est, selon lui, "le vrai trésor de l'Europe et son secret le plus précieux". Il a affirmé que cette "dignité" est d'ailleurs au coeur de son action avec la mise en oeuvre de mesures telles que le Revenu de solidarité active (RSA), le contrôleur général des prisons, le combat contre la maladie d'Alzheimer ou encore la "si délicate question de l'immigration".

"Nous ne mettons personne devant l'autre, mais nous assumons nos racines chrétiennes", a également martelé le chef de l'État. Mais s'il explique avoir "souvent eu l'occasion de parler des racines chrétiennes de la France", il précise : "Ça ne nous empêche pas de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres." "Oui la France est multiple", a-t-il relevé, évoquant une "diversité que nous considérons comme une richesse"……

Ségolène de Larquier. Le Point.fr (extraits)

 

 

Benoît XVI veut, comme Sarkozy une laïcité qui assume le rôle des religions dans la société. (EXTRAITS)

 

 "En ce moment historique où les cultures s'entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l'importance de la laïcité est devenue nécessaire", a déclaré Benoît XVI au palais de l'Elysée.

Il a jugé "fondamental" d'"insister sur la distinction entre politique et religieux" afin de "garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l'État envers eux".

Mais il a souligné "la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu'elle peut apporter, avec d'autres instances, à la création d'un consensus éthique fondamental dans la société".

Ces déclarations constituent une réponse de Benoît XVI aux thèses développées par Nicolas Sarkozy, depuis son déplacement au Vatican en décembre 2007. Le président cherche à faire évoluer la stricte laïcité à la française, qui institue une séparation rigide entre la religion et l'Etat.

"Nous assumons nos racines chrétiennes", a réitéré vendredi le président français, devant le souverain pontife. "Ce serait une folie de nous priver (des religions, ndlr), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée. C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive", a ajouté M. Sarkozy, qui revendique ses convictions catholiques.

Ces conceptions de la relation entre l'Etat et la religion suscitent de fortes réactions du camp laïc, encore très puissant en France. Le Conseil national des associations familiales laïques a dénoncé vendredi "l'intrusion permanente dans le champ politique" de la religion depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Le souverain pontife devait, vers 15h30 GMT, prononcer un discours très attendu devant quelque 700 représentants du monde de la culture au Collège des Bernardins, un magnifique édifice cistercien racheté et restauré par le diocèse de Paris qui vient de rouvrir ses portes après cinq ans de travaux.

A cette occasion, il devait encore développer le thème récurrent de son pontificat sur le rôle que doit jouer la religion dans l'arène publique. Le pape aura eu auparavant une rencontre avec les représentants de la communauté juive de France, et des représentants de la communauté musulmane figuraient parmi les invités au Collège des Bernardins.

AFP et Emmanuelle Andréani, Le Point.fr (Extraits)

 

Ces quelques extraits de presse, pour servir de base à un débat, si certains le souhaitent…..

 

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Published by Marc d'Here, extraits de presse - dans Laïcité et religions
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commentaires

lieben 04/03/2009 05:46

Interessante Informationen.

Marc d'Here 04/03/2009 09:38



J'ai un peu de mal à comprendre l'intérêt de ce commentaire, sur un texte si ancien et une réception qui est loin d'être d'actualité...



marc d Here 15/09/2008 07:50

réponse dans l'article "intégration, diversité, discrimination positive" et celui su "Laïcité diversité", et mon commentaire répondant au tien, sous cet article....Réponses qui ont le mérite à mon avis de ne pas être abstraites et idéologiques.

Elie Arié 15/09/2008 00:39

Je crois que tout est là:

http://tinyurl.com/6gtxvf

marc d Here 14/09/2008 11:19

François Baroin, ancien ministre de l'Intérieur et à ce titre responsable des cultes, estime que la laïcité est "une valeur absolue" et n'est donc "ni positive ni négative", dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Si le chef de l'Etat "a raison de rappeler nos racines chrétiennes", "il est indispensable de préciser que le tronc est devenu laïque et que chacune des branches doit pouvoir s'épanouir comme elle le souhaite dans le cadre d'un Etat de droit".

AFP etJDD

Baroin reprend là une critique, rabachée par la gauche (mettre un adjectif derrière laïcité c'est la dénaturer!). Il a tort. D'abord parce que on a toujours le droit de préciser une notion par un qualificatif, et je ne vois pas pourquoi seule la notion de laïcité ne pourrait le permettre! (conception curieusement "sacrée" de la laïcité!)

Et puis, il est facile de voir que tout le monde n'a pas EXACTEMENT la même notion de la laïcité, ce serait là ecore une exception que je qualifierai, (si l'on peut dire à ce sujet), de miraculeuse.

Certains ont une conception plutôt fermée, opposée à toute religion, (ou pour certains opposée particulièrement au catholicisme), plutôt tournée vers l'apologie de la libre pensée, et la limitation maximum de toute manifestation de type religieux...Et d'autres pour qui laïcité signifie espace de liberté et d'égalité, libre discussion, et prise en considération de ce que les religions ( comme les philosophies) ont pu apporter ou peuvent apporter à l'esprit humain...

Dans cette seconde conception on peut évidemment parler de laïcité ouverte ou positive ou autre...

Ceux qui refusent tout qualificatif sont soit des "irréalistes" qui veulent croire ou faire croire qu'il n'y a qu'une conception de la la¨cité et que TOUS LES LAÏCS partagent absolument et totalement la même conception (la leur évidemment). C'est faux évidemment, ridicule même, et d'esprit absolutiste et quelque peu liberticide.

marc d Here 14/09/2008 10:20

François Baroin, ancien ministre de l'Intérieur et à ce titre responsable des cultes, estime que la laïcité est "une valeur absolue" et n'est donc "ni positive ni négative", dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Si le chef de l'Etat "a raison de rappeler nos racines chrétiennes", "il est indispensable de préciser que le tronc est devenu laïque et que chacune des branches doit pouvoir s'épanouir comme elle le souhaite dans le cadre d'un Etat de droit".

AFP etJDD

Baroin reprend là une critique, rabachée par la gauche (mettre un adjectif derrière laïcité c'est la dénaturer!). Il a tort. D'abord parce que on a toujours le droit de préciser une notion par un qualificatif, et je ne vois pas pourquoi seule la notion de laïcité ne pourrait le permettre! (conception curieusement "sacrée" de la laïcité!)

Et puis, il est facile de voir que tout le monde n'a pas EXACTEMENT la même notion de la laïcité, ce serait là ecore une exception que je qualifierai, (si l'on peut dire à ce sujet), de miraculeuse.

Certains ont une conception plutôt fermée, opposée à toute religion, (ou pour certains opposée particulièrement au catholicisme), plutôt tournée vers l'apologie de la libre pensée, et la limitation maximum de toute manifestation de type religieux...Et d'autres pour qui laïcité signifie espace de liberté et d'égalité, libre discussion, et prise en considération de ce que les religions ( comme les philosophies) ont pu apporter ou peuvent apporter à l'esprit humain...

Dans cette seconde conception on peut évidemment parler de laïcité ouverte ou positive ou autre...

Ceux qui refusent tout qualificatif sont soit des "irréalistes" qui veulent croire ou faire croire qu'il n'y a qu'une conception de la la¨cité et que TOUS LES LAÏCS partagent absolument et totalement la même conception (la leur évidemment). C'est faux évidemment, ridicule même, et d'esprit absolutiste et quelque peu liberticide.

marc d Here 13/09/2008 18:30

Génial...Très drôle et très original. Bravo, vous me ravissez, j'éprouve toujours un peu de plaisir (malsain il est vrai), quand la sottise des anti Sarkozy s'étale....Encore merci et à bientôt j'espère.

tintin 13/09/2008 17:37

"Le souverain pontife devait, vers 15h30 GMT, prononcer un discours très attendu devant quelque 700 représentants du monde de la culture au Collège des Bernardins, un magnifique édifice cistercien racheté et restauré par le diocèse de Paris qui vient de rouvrir ses portes après cinq ans de travaux."

Est-ce qu'ils ont distribué des capotes à la sortie ?!

marc d Here 13/09/2008 07:48

AU PAYS de la laïcité, il aura fallu la visite d’un pape pour réunir dans le même auditoire des personnalités de tous bords telles que les anciens présidents Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, la chanteuse Nicoletta, le socialiste Robert Badinter ou l’intellectuel Régis Debray… Une communion nationale qui s’est retrouvée jusque dans les rues de Paris sur le passage de la papamobile.

C’est peut-être la surprise du jour pour Benoît XVI, qu’on croyait moins populaire que Jean-Paul II. Dans l’avion qui l’emmenait à Paris pour sa toute première visite, le souverain pontife avait eu ce cri du coeur : « J’aime la France, la grande culture française, l’art français ! »

Car, dans l’Hexagone, Benoît XVI, francophile et francophone, est un peu comme chez lui, complètement en phase avec le concept de « laïcité positive » défendu par Nicolas Sarkozy. Hier, lors d’une cérémonie en grande pompe à l’Elysée, les deux hommes ont tenu peu ou prou le même discours sur la place de la religion dans la société, au risque de provoquer l’ire du camp laïc. Si le président de la République s’est montré plus sobre que dans ses discours controversés du Latran et de Riyad, il n’a rien renié sur le fond. Comme le pape, il a insisté sur les « racines chrétiennes de la France » et souligné que les religions et la « quête de spiritualité » ne sont pas un « danger » pour la démocratie.
Le Parisien.fr

Je crois que cette dernière phrase est capitale: la religion, la spiritualité ne sont pas un danger pour la démocratie. Ces inquiétudes n'ont plus lieu d'être. Que ceux qui s'opposent à ce voyage et à ces déclarations se rassurent: la France est tout aussi laïque, dans ses lois, le fonctionnement de son Etat, son sentiment profond, aujourd'hui qu'hier, après la visite du pape qu'avant. Et elle est tout aussi démocratique.

marc d Here 13/09/2008 07:13

Voilà des critiques bien pauvres vis à vis de Sarkozy...Certains prétendent que les racines anti chrétiennes de la France sont aussi fortes que les racines chrétiennes (quelle culture historique!), ou que le royalisme existe encore....ou se disputent sur l'importance des déclarations du Grand Orient!... ou s'amusent à mélager Gandhi, Mère Theresa et l'ancien dîner du Fouquet's(ça les ennuie que cette période soit passée et que les Français l'aient oubliée)... On n'en n'est pas encore à "la laïcité est menacée", aux armes Républicains, mais ça ne va pas tarder...

J'ai trouvé les discours de Sarkozy et du Pape d'une grande élévation... Mais je les ai peut-être mal lus.

rachid 13/09/2008 03:25

SAINT NICOLAS



Il existe un nouveau Gandhi, et il n'est pas italien. Voilà une nouvelle qui devrait consoler ceux qui ne se remettent pas d'avoir vu l'équipe nationale de foot rentrer la queue basse à la maison. Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy se verra remettre, le 22 septembre prochain, le prix humanitaire par la fondation Elie Wiesel pour l'Humanité. Pour apprécier tout le sel de la nouvelle, il faut savoir que ce prix « récompense des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice ». Ainsi donc Nicolas Sarkozy serait un modèle d'abnégation et on ne s'en serait pas aperçu ? Nicolas Sarkozy, l'homme que le monde entier nous envie ? Un héros d'autant plus modeste qu'il aurait camouflé toutes ses qualités par un souci d'humilité ? C'est à la lumière de cette révélation qu'il nous faut désormais reconsidérer les faits et gestes de notre président. Quand le jeune Nicolas Sarkozy s'imposait jadis à la mairie de Neuilly, ce n'était pas par ambition personnelle mais bel et bien pour venir en aide à ses pauvres habitants dans le besoin. Plus tard, c'est pour le bien des Français que Nicolas Sarkozy a continué son ascension. Et quand tout frais élu président de la République, il alla aussitôt au Fouquet's, c'est qu'il s'était trompé de chemin, pensant se rendre chez les compagnons d'Emmaüs. Ses vacances sur le yacht de Bolloré ? Il pensait en toute bonne foi rencontrer des boat people, des immigrés clandestins, mais surtout pas ce luxe ostentatoire. Son mariage avec la riche héritière de la famille Bruni ? Là encore, une erreur d'aiguillage, quand notre chanoine aurait préféré croiser le chemin d'une sœur Emmanuelle ou d'une mère Térésa. Le ministère de l'Intérieur et de l'Identité nationale ? Un ministère pour identifier les damnés de la Terre et mieux les secourir ! Alors, ne dites plus Nicolas Sarkozy mais saint Nicolas Sarkozy, car ce prix ne peut être qu'une première étape sur le chemin difficile de la sainteté.