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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 12:18


INTERVIEW
- Dans un entretien au Figaro, Eric Woerth, ministre du Budget, soutient la taxe pour financer le RSA.
Propos recueillis par Olivier Auguste, Béatrice Taupin et Cyrille Lachèvre
11/09/2008  Le Figaro
...

LE FIGARO ÉCONOMIE. Le débat s'enflamme sur le financement du RSA. Craignez-vous la discussion à l'Assemblée ?
 
Éric WOERTH. Non. J'observe d'abord qu'il n'y a plus débat sur le RSA en lui-même, ni sur l'encouragement au temps partiel ou sur le risque que les pauvres paient pour les «pauvres», ce qui était inacceptable. Nous avons eu des mois et des mois de discussions. J'ai accepté que cela coûte plus cher que je ne l'espérais initialement et Martin Hirsch fait aussi un pas de son côté. Mais c'est une réforme que nous ne finançons pas en fausse monnaie, en laissant filer les déficits. Il faut assumer le RSA dans son ensemble le projet et son financement et l'expliquer sans relâche. C'est un investissement social, économique et politique, une réforme en profondeur qui a besoin d'un consensus social. La clé du RSA, ce n'est pas le financement, c'est la mise en œuvre : il faut que tout le monde s'y im­plique encore plus que dans la conception.

Vous vous dites ouvert au débat sur des pistes alternatives . Lesquelles ?
 
Bien sûr, nous sommes ouverts, mais pas question de financer à crédit et ce ne sera pas facile de faire mieux que ce que nous avons proposé. Nous voulons revaloriser le travail, il n'était donc pas question de le taxer davantage. Notre deuxième priorité, c'est la compé­titivité : nous n'allions donc pas non plus augmenter les impôts sur les entreprises. Nous verrons ce que proposent les parlementaires, mais nous avons étudié beaucoup de choses. Toucher aux allégements de charges ? On ne peut pas décider de les baisser brutalement, ce serait une hausse du coût du travail qui se traduirait en pertes d'emplois. Taxer les stock-options ? C'est fait depuis l'an dernier ! L'idée d'une franchise n'est pas opérationnelle car les revenus du capital font l'objet d'un prélèvement à la source. Il faudrait un fichier financier, véritable usine à gaz. Quant à placer la taxe hors bouclier, c'est non, là aussi. Il faut assumer le bouclier fiscal, qui est un engagement fort que personne ne doit payer plus en impôts et contributions que 50 % de ses revenus. Ce bouclier renforce le lien entre le contribuable et la nation, nous n'allons pas commencer à le bricoler. Mais l'impact du bouclier ne doit pas être caricaturé : il n'empêchera pas les hauts revenus de contribuer beaucoup plus que les classes moyennes au produit du prélèvement. Le vrai sujet, ce n'est pas qu'il y ait déjà des gens dont les impôts sont plafonnés à 50 % de leurs revenus, mais qu'il y ait des contribuables qui puissent en toute légalité exploiter les niches fiscales pour se soustraire totalement à l'impôt sur le revenu. C'est pourquoi, à l'exception des monuments historiques, toutes les niches fiscales qui ne sont pas plafonnées le seront désormais.

Ne pouvait-on tailler plus dans les dépenses ?
Nous sommes en train de faire un effort incroyable sur la dépense publique. RSA mis à part, nous aurons les mêmes dépenses d'intervention et de masse salariale en 2009 qu'en 2008. Faire plus, cela signifierait par exemple ne pas revaloriser les retraites. C'est une politique de rigueur dont nous ne voulons pas. Ce que nous voulons, c'est infléchir fortement mais durablement la dépense publique. Notre politique, c'est tout le contraire de l'augmentation des prélèvements obligatoires, c'est l'accélération des réformes ! D'ailleurs, les mesures mises en œuvre depuis notre arrivée représentent 12 milliards de baisse de prélèvements.

Eric Woerth
interrogé par Le Figaro (11 09 08)

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Published by Eric Woerth, Le Figaro - dans Economie et social
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commentaires

marc d Here 15/09/2008 11:06

Un peu de patience, les chiffres officiels seront publiés en début d'année 2009...Je ne peux rien vous dire d'autres, sinon qu'ils ont été de 12 milliards d'Euros, ....

Jean-Pierre 15/09/2008 10:41

Moi qui suis mon propre patron et par là, signant chaque trimestre les chèques à destination des divers organismes, je ne vois guère où se situe la baisse des prélèvements obligatoires.

peaceonearth 12/09/2008 17:13

C'est un peu facile...pour le moment, en tout cas, les "énormes efforts sur la dépense publique" ne se traduisent pas dans les chiffres puisque la dépense publique du budget 2008 risque encore d'augmenter.

marc d Here 12/09/2008 17:07

Je crois que lui est conscient que nous vivons une crise internationale très forte, que nous en subissons les conséquences et que malgré les efforts, les résultats ne peuvent, à l'évidence être bons...C'est provisoire, mais c'est un fait.

peaceonearth 12/09/2008 17:01

En tout cas la phrase "Nous sommes en train de faire un effort énorme sur la dépense publique"
appelle des résultats chiffrés qui étayent un peu cette affirmation péremptoire...
Il parle d'un effort énorme alors que le déficit du budget s'accroit, faut il comprendre qu'il n'y a plus rien à faire ?

marc d Here 12/09/2008 16:40

Je vous suis mal, je ne sais pas si vous contestez les chiffres du ministre, le fait de diminuer le nombre de fonctionnaires (ou vous souhaiteriez que la baisse soit plus importante, ou qu'on n'augmente pas leur revenu?),le fait de ne pas augmenter les impôts ? Vous semblez ne pas penser que le taux de prélèvements obligatoires va baisser en 2008 et en 2009?

Je ne comprends pas très bien dans quel sens vous souhaiteriez que s'oriente la politique économique? Plus de rigueur au risque de problèmes sociaux? Plus de relance au détriment, dans un premier temps, des déficits? ....Quand aux retraites je coninue à m'interroger sur votre opinion ou votre souhait...Peut-être tout simplement ne pas en parler....

Quelques phrases simples et nettes me prmettraient sans doute de comprendre l'idée générale...On pourrait alors essayer de débattre, mais là je suis un peu perplexe.

penthievre 12/09/2008 16:14

ok,

mais non pas comparer au PIB, mais à l'érosion monétaire due à l'inflation par les prix (et non la monnaie, puisque celle-ci est commune européenne et indépendante du seul PIB français), c'est à dire le portefeuille des ménages.
Nos € 2009 auront un pouvoir d'achat inférieur à ceux de 2008 (là, on est parti pour une baisse de près de 3% cause inflation ); donc, si la masse salariale des fonctionnaires est la même, c'est soit zéro baisse, soit c'est 3% de baisse, selon qu'on est en € courants ou constants! Ce n'est quand même pas la même chose dans la communication, et manifestement, le ministre ne l'a pas utilisé du bon côté; donc, j'ai de sérieux doutes, ou me trompé-je?

Essayons de rechercher les prochains effets de la diminution du nombre de fonctionnare, sur les réductions de dépenses de l'Etat.

Et j'ajoute qu'il est assez malvenu de mettre dans la balance la non revalorisation des pensions de retraîte, QUI n'est pas directement (elle l'est, in fine, par la garantie de l'Etat, mais en aucun cas inscrite au budget) la source des réductions des dépenses; où sont les réductions 2008? Woerth dit 7 MDRS, alors que le déficit probable va avoisiner 50!

Vous dîtes: nous verrons bien.
Je pense que nous pouvons déjà commencer à voir.

Qu'en pensez-vous?

merci; Penthièvre

marc d Here 12/09/2008 15:04

Tout compte fait, je ne suis plus si sûr...Peut-être parlait-il inflation comprise auquel cas, malgré les eforts, le résultat serait encore limité...L'essentiel sera de comparer les chiffres au PIB...

penthievre 12/09/2008 14:34

Nous verrons bien , dans le projet de finances 2009, s'il parlait bien d'€ 2008.

Mais, tout ne se résume pas encore qu'à des questions de communications; du moins, j'espère.


Vigilance attendue

merci; penthièvre

marc d Here 12/09/2008 11:50

Oui, je comprends qu'il parle en Euros 2008...La communication n'est effectivement pas le fort de ce gouvernement...C'est une faiblesse qu'il doit corriger.