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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 12:33



La Gauche Moderne  est un parti de gauche, animé par Jean-Marie Bockel,  qui a choisi de soutenir la politique de réforme juste voulue et appliquée par le Président de la République.  C’est encore un petit parti, mais un parti qui a une grande ambition, être l’acteur principal de la rénovation de la gauche,  en rénovant ses idées, son projet, son programme.

 

 

Nous devons d’abord admettre que  la mondialisation est un fait qu’il est  vain de nier.  Si nous devons nous protéger des menaces qu’elle recèle, comme la financiarisation à outrance de l’économie, nous devons savoir saisir les opportunités de développement qu’elle nous offre.

             En encourageant le rôle régulateur des institutions internationales, les programmes internationaux de recherche et les mécanismes d’aide au développement, nous en ferons le cadre où se développeront des politiques coordonnées  de réduction des inégalités,  de développement durable, de protection des ressources naturelles et d’utilisation de nouvelles sources d’énergie.

  

L’Union Européenne contribuera à cet objectif de bonne gouvernance mondiale et de développement équilibré, en s’affirmant comme  un acteur influent de la scène internationale.  La volonté de coopération internationale multiforme, politique, économique, environnementale et pour la paix,  la défense exigeante des droits de l’Homme,  la  solidarité avec les Etats-Unis dans leur lutte  contre le terrorisme, la concrétisation du projet d’Union   pour la Méditerranée,  l’affirmation d’une politique européenne d’immigration concertée et de co-développement, en seront tout à la fois  les bases et les outils.

 

            Nous voulons une Europe politique, dotée  d’institutions démocratiques lui permettant  de décider et de développer des politiques communes.  Nous voulons  asseoir son modèle économique et  social sur le dynamisme économique, la flexisécurité, et la lutte contre les inégalités,   réorienter les efforts budgétaires et les investissements vers les secteurs d’avenir, vers la recherche et l’innovation, la formation,  la solidarité inter régionale.

           

 

Sur le plan national, nous voulons un Etat centré sur ses missions essentielles, avec une place particulière donnée à l’éducation, à la justice, à la sécurité, qui est un droit pour le citoyen  et exige politique de prévention, fermeté dans la sanction, aide à la réinsertion.

            Nous voulons un Etat qui, agissant par l’orientation, l’incitation, l’évaluation, plus que par la réglementation, soit doté d’une administration aux statuts moins rigides  et dans laquelle puissent être valorisées,  l’initiative et la responsabilité. Un Etat  aux dépenses de fonctionnement limitées, retrouvant  la capacité de dégager des marges de manœuvre budgétaires, au bénéfice des politiques sociales et des investissements d’avenir.   Nous faisons le choix d’une organisation régionalisée. Les collectivités locales seront dotées de compétences étendues et  exclusives, soutenues par des ressources propres.  Contre le dogme stérilisant de l’uniformité, la diversité de structure et de fonctionnement deviendra une réalité et la plus grande place sera accordée aux initiatives et  aux interventions des acteurs locaux et du monde associatif.

  

Nos  services publics répondront d’autant mieux à leurs objectifs d’utilité sociale et de solidarité, comme   aux nécessités de l’efficacité, qu’ils pourront  disposer  d’une large  autonomie  de moyens et de décision, et  qu’ils s’inscriront dans le cadre d’une concurrence régulée, comme d’une coopération public/privé étendue.

 

 

Nous voulons favoriser le rôle positif du marché, créateur de richesses, tout en permettant à une régulation d’en corriger, si nécessaire, les injustices et les incohérences.  Nous voulons une concurrence loyale, source de créativité, condition de la croissance et des  gains de pouvoir d’achat et  qui, en s’opposant aux situations héritées et de monopole, facilite   la  mobilité et la promotion sociale. C’est la libération des énergies, l’initiative, la concurrence qui permettront le développement.  C’est le développement qui nous donnera les moyens de la solidarité.

 

 Refusant l’égalitarisme formel, les politiques de redistribution non ciblées, nous voulons une égalité des chances ou   une « égalité des possibles » permettant à chacun de maîtriser son destin.  Pour corriger concrètement les inégalités, nous  concentrerons les moyens de la solidarité  d’abord sur les plus vulnérables, nous défendrons la proportionnalité des contributions et  le versement des prestations sous condition de ressources,  nous lutterons contre toutes les discriminations.

 

             Nous refusons les situations acquises, les privilèges, les statuts rigides et  exagérément protecteurs.  L’éducation et la formation, l’incitation à l’emploi, le soutien aux initiatives dans nos villes et nos banlieues, devront permettre à chacun  d’avoir sa chance, et d’en retrouver une en cas d’échec.  Notre  politique sociale se doit d’être  d’abord    un tremplin, avant d’être, lorsque nécessaire, un filet de sécurité.

 

            Pour permettre à la France de poursuivre   sur le chemin du plein emploi, nous privilégierons la flexisécurité,  la responsabilisation des acteurs, le soutien aux  individus plus que la protection des activités ou des  emplois condamnés. Une politique de croissance durable, la formation tout au long de la vie, l’incitation à la responsabilité et à la mobilité, l’assouplissement négocié du droit du travail, la conditionnalité des aides et des prestations en seront les principaux moyens.

 

 

C’est sur ces bases, adoptées par la plupart des mouvement sociaux démocrates et sociaux libéraux d’Europe, que se fera la rénovation de la gauche.  Or cela n’est pas envisageable pour le parti socialiste. Non pas que ses leaders soient moins intelligents ou moins imaginatifs que les autres, mais parce que la situation politique dans laquelle ils sont placés le leur interdit.

  

             D’abord parce que la majorité de leurs militants, comme  leur clientèle politique (majoritairement agents de la fonction publique et employés moyennement qualifiés) craignant d’être les victimes du changement qu’une rénovation impliquerait, s’accrochent à leurs statuts ou à leurs  droits acquis. Le parti socialiste qui n’a jamais fait vis-à-vis d’eux la pédagogie nécessaire, ne prendra pas le risque de les inquiéter et de perdre leur vote. 

Ensuite parce que les socialistes  ne peuvent se passer au 2ème tour, des voix du PC, des divers alter mondialistes, et de celles de l’extrême gauche. Or ces mouvements n’accorderont jamais leur soutien à un parti qui se prononcerait pour une politique du type de celle indiquée plus haut. Le PS, (en admettant qu’il le veuille ce qui est loin d’être évident), ne pourra donc pas s’engager de manière sérieuse sur la voie de la rénovation.

Or, en France comme ailleurs, cette rénovation se fera. Elle ne pourra donc venir que d’un mouvement dégagé de cette clientèle et de ces alliances qui conduisent à l’immobilisme.

 

 La Gauche Moderne qui tiendra, le dernier week end de novembre à Saint Denis,  son congrès fondateur, peut et veut  être le parti qui  rassemblera tous ceux qui sont prêts à ce choix courageux et indispensable de la rénovation de la gauche et veulent contribuer au succès de la politique de réforme juste, dans le cadre de la majorité présidentielle.

 

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

marc d Here 09/09/2008 09:01

Mon commentaire 7 était un commentaire qui expliquait...Je savaix cependant et je l'avais écrit que tu ne comprendrais sans doute pas...Ce n'est pas grave, mais je ne vois pas l'intérêt de commentaires comme le dernier.

Elie Arié 09/09/2008 01:22

Tu confonds expliquer et prêcher.

marc d Here 09/09/2008 00:55

Ah Bon! J'essayais pourtant d'expliquer...Encore raté!

Elie Arié 09/09/2008 00:48

"De même que tout en pensant que l'entreprise privée est le modèle et la privatisation la plus large le but"

"Convictions" est le nom qu'on donne à ses dogmes, et "dogme" celui qu'on donne aux convictions des autres.

marc d Here 09/09/2008 00:15

OUI, rassure toi...Et puis il faut que tu comprennes une chose, la Gauche Moderne n'a pas de dogme, c'est le contraire du dogmatisme. Elle a des convictions mais ne refuse pas la souplesse et l'adaptation.Elle sait parfaitement que si, par exemple, l'allègement fiscal est nécessaire (en France surtout!), il peut y avoir des situations, des périodes qui exigent des taxes ou des impôts. Ce n'est pas inenvisageable. De même que tout en pensant que l'entreprise privée est le modèle et la privatisation la plus large le but, on peut admettre, provisoirement de prendre une participation publique dans un chantier naval par exemple.

Comme tu le sais,une tendance souhaitable n'exige pas forcément, pour se réaliser d'avancer de manière linéaire. Et la ligne systématiquement droite n'est pas forcément en économie ou plus généralement en sciences humaines, la melleure.
Mais je sais que cela est difficile à comprendre pour un marxiste ou un chevènementiste (pour le cas où cela existerait encore) et tous ceux qui sont dirigés par des dogmes.

Elie Arié 08/09/2008 21:46

Deux articles très intéressants, dans le supplément "Economie" du "Monde" daté du 9 Septembre:

http://tinyurl.com/6letrx

« Un levier moins disponible pour lutter contre la récession »

Extrait :

« Or, au moment où la menace de récession exigerait une politique de soutien fiscal plus active, les Etats qui ont multiplié les allégements d'impôts se trouvent fort démunis. Le ralentissement, dans un système fiscal de moins en moins progressif, a un impact immédiat sur les recettes, menaçant, comme au Royaume-Uni, l'équilibre budgétaire. Les habitudes prises au beau temps de la concurrence fiscale font percevoir la création de nouveaux impôts comme un retour en arrière. Et c'est bien cela qui est à l'ordre du jour, non seulement en France, mais aussi au Japon, où le débat fait rage entre les candidats à la succession du premier ministre Yasuo Fukuda sur un doublement du taux de TVA de 5 % à 10 % ; aux Etats-Unis, où le candidat Obama entend rompre avec la tradition du moins-disant fiscal, ou dans les pays baltes. Et lorsque le premier ministre hongrois s'est hasardé à proposer de nouvelles réductions d'impôts, il a été violemment critiqué par la Commission européenne, les agences de notation menaçant même de revoir à la baisse la note de solvabilité du pays (ces mesures aggraveraient le taux d'endettement de Budapest, qui s'élève déjà à 68 % du PIB en 2008). A Bruxelles comme sur les marchés financiers, la menace de la récession a changé les priorités. »


http://tinyurl.com/6rgjhc

« Au pays de Mme Thatcher, les baisses d'impôt ne sont plus aussi populaires »

Extrait :


« Mais paradoxalement, les baisses d'impôts ne font pas non plus recette, comme l'attestent les trois défaites d'affilée de l'opposition conservatrice qui en avaient fait son cheval de bataille. Les Britanniques sont restés plus que les Américains sensibles aux notions de citoyenneté et de cohésion de la société. "En Angleterre, on est en Europe", souligne Ruth Lea, une économiste pourtant proche des conservateurs, pour qui le modèle économique reaganien est "inacceptable". »

Il semble bien qu'un retournement du cycle ultralibéral dans lequel nous vivons depuis une trentaine d'années soit amorcée.

La gauche moderne l'est-elle encore?

Eliane PERUS 08/09/2008 19:15

Bienvenue dans la communauté "Démocrates et Solidaires, en espérant que débat il y aura sur les sujets cruciaux et importants que sont la démocratie, la solidarité

Elie Arié 07/09/2008 22:41

Voilà du plus constructif: des propositions


http://tinyurl.com/5pbe46

marc d Here 07/09/2008 22:25

Merci de tes commentaires, Elie.

Elie Arié 07/09/2008 22:09

1- Le slogan "réforme juste" ressemble furieusement à celui de Royal, l'"ordre juste": ce qui est jugé juste par les uns ne l'est pas par d'autres, et c'est le sens du débat politique (voir les injustices positives et négatives de Rawles, etc..).

2- "Réguler la mondialisation" est un oxymore (également utilisé par tous les leaders du PS); les échanges internationaux existent depuis la nuit des temps, mais la définition de la mondialisation, c'est la suppression (progressive, sous l'égide de l'OMC, mais, à terme, complète) de toutes régulation de ces échanges autres que la loi du marché; "réguler la mondialisation" signifie "réguler la dérégulation"...

3- Le renforcement du rôle des Régions, parallèlement à celui des instances supra-nationales, aboutit à un effacement progressif du rôle des États, à une Europe des Régions et de Bruxelles.