Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 11:53
Par Xavier Bertrand, Jean-Pierre Jouyet, Valérie Létard, Nadine Morano et Martin Hirsch
07/07/2008  Le Figaro
.

Le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, le secrétaire d'État en charge des Affaires européennes, la secrétaire d'État chargée de la Solidarité, la secrétaire d'État chargée de la Famille et le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté expliquent pourquoi la France doit maintenant jouer son rôle d'ambassadeur d'une Europe plus proche des citoyens.

Pendant trop longtemps, droite et gauche confondues, nous n'avons pas su montrer ce que l'Europe faisait concrètement pour les citoyens. Nous avons trop laissé dire qu'«à cause de l'Europe», la compétitivité de notre économie et de notre marché du travail rencontrait des difficultés. À ne pas oser promouvoir les avancées de la construction européenne, nous avons laissé s'installer dans l'imaginaire collectif les fausses vérités et les peurs, sur lesquelles jouent aujourd'hui les eurosceptiques de tous bords, et surtout des extrêmes. À limiter le débat politique sur les enjeux européens aux seules périodes préélectorales ou référendaires, nous avons dramatisé la question européenne et laissé se creuser un fossé sans cesse plus profond entre l'Europe et les citoyens.

Alors que la présidence française du Conseil de l'Union européenne commence, il est plus que jamais de notre responsabilité politique de trouver des réponses pour rendre l'Europe plus concrète, pour montrer aux citoyens ce qu'elle fait pour eux, ce qu'elle change dans leur vie quotidienne. Car c'est bien là que le bât blesse. Aujourd'hui, la citoyenneté, le passeport ou la monnaie unique ne suffisent plus à susciter leur adhésion au projet européen et à les convaincre de participer à sa construction. Les non français du 29 mai et néerlandais du 2 juin 2005 le signifiaient clairement, le non irlandais du 12 juin dernier le confirme : les citoyens européens ne veulent pas avoir l'impression d'une Europe qui se fait sans eux, loin d'eux.

Il nous faut donc aujourd'hui faire preuve d'imagination pour sortir l'Europe des fausses vérités et de la caricature, pour la rendre aux citoyens et faire en sorte qu'ils se la réapproprient. Pour qu'ils la comprennent et croient à nouveau en elle. Cette Europe-là, l'Europe des peuples, ne peut pas être seulement économique ou financière, nous le savons bien. L'adhésion et le soutien des citoyens passent désormais nécessairement par un projet qui leur parle de leurs préoccupations quotidiennes, avec les mots du quotidien. Et cette Europe-là, c'est avant tout une Europe plus protectrice, plus solidaire. C'est une Europe qui leur parle de leurs conditions de travail, du retour à l'emploi ou encore du congé parental, ou encore des moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la pauvreté. Disons les choses clairement : c'est une Europe plus sociale.

Avec la présidence française, nous avons l'opportunité d'engager ce changement de méthode et d'approche, pour modifier sur le long terme le regard et les comportements face à l'Europe, pour ancrer durablement dans l'esprit des citoyens qu'elle ne se fait pas sans eux, mais bien avec eux. C'est ici et maintenant que le rôle de la France, État fondateur et moteur de l'Union européenne, doit prendre un nouveau sens : celui d'ambassadeur de l'Europe concrète.

Certes, les prérogatives de l'Union européenne dans le domaine social restent limitées par rapport à d'autres domaines de compétence et l'autonomie des États membres reste forte pour organiser, conformément à leurs traditions nationales, leurs modèles sociaux. Néanmoins, 2008 peut et doit être l'année du redémarrage de l'Europe sociale. La présidence française doit d'abord s'employer à relancer l'activité législative de l'Union européenne en matière sociale. Il le faut d'autant plus que les récents arrêts de la Cour de justice des communautés européennes sur les droits des travailleurs détachés viennent nous rappeler que lorsque le législateur n'agit plus, c'est le juge qui apporte ses solutions.

Pour rendre l'Europe plus sociale et plus concrète, la présidence française adoptera une méthode : celle de la pédagogie, pour mieux expliquer ses avancées, les enjeux de sa construction, en abordant tous les sujets sans tabou. Il est en effet grand temps de dénoncer les mythes et les fantasmes, en les affrontant et en les confrontant à des exemples concrets. Non, l'Europe sociale n'a rien à voir avec le plombier polonais et les délocalisations ! Oui, l'Europe sociale, c'est une Europe dans laquelle, demain, un salarié qui accédera à l'emploi par l'intérim aura les mêmes droits qu'un travailleur permanent. C'est une Europe qui contribue à mettre en œuvre des voies originales pour lutter efficacement contre la pauvreté par le biais d'une stratégie dite d'inclusion active, combinant revenu minimum et accès à l'emploi. C'est aussi une Europe qui vise à réduire les inégalités sociales, économiques et territoriales. C'est une Europe dans laquelle, grâce à l'aide du Fonds social européen, un salarié peut bénéficier d'une formation professionnelle, apprendre un nouveau métier et faire évoluer sa carrière. C'est une Europe qui a impulsé la création de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) dans notre pays. C'est une Europe, encore, qui garantira demain aux mères que leurs droits seront renforcés au moment de la reprise de leur emploi. Il faut le dire et le faire savoir : l'Europe protège et aide ses citoyens.

Ces évolutions ne remettent évidemment pas en cause notre modèle social et les protections supérieures qu'il apporte à nos concitoyens. Il nous faudra porter ces avancées, collectivement, avec l'appui de tous, parlementaires européens et nationaux, partenaires associatifs et institutionnels territoriaux et nationaux, partenaires sociaux, citoyens. Nous devons engager cette démarche pédagogique, concrète et pratique, et aller expliquer les décisions européennes non seulement une fois qu'elles sont prises, mais aussi avant leur adoption. Nous devons incarner l'Europe, lui donner des visages, la rendre familière, faire savoir qu'en tant que responsables politiques nationaux, nous sommes aussi des responsables européens. Nous devons nous engager, dans chacune de nos visites, à l'illustrer, à la traduire en chiffres, en heures de formation, en bâtiments construits, en droits sociaux acquis, à redire ce qu'elle fait pour l'emploi, la solidarité, la lutte contre la pauvreté, la conciliation entre vie familiale et professionnelle, ou encore la lutte contre les discriminations.

Pour que, enfin, nous apprenions collectivement à dire «grâce à l'Europe».

Partager cet article

Repost 0
Published by Par Xavier Bertrand, Jean-Pierre Jouyet, Valérie Létard, Nadine Morano et Martin Hirsch, pour Le Figaro - dans Europe
commenter cet article

commentaires

marc d HERE 28/08/2008 19:46

L'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre annonce dans un entretien paraissant dans le "Figaro Magazine" qu'il a accepté la mission d'organiser en fin d'année des "assises européennes de l'innovation" que lui a confiée Nicolas Sarkozy.

"Ayant organisé en France les assises de l'innovation, participé à l'élaboration de la stratégie de Lisbonne, comment aurais-je pu refuser cette proposition", confie-t-il.

"Certes, je ne suis pas un magicien, mais, avec l'aide de personnalités européennes qui ont accepté d'enthousiasme d'apporter leur concours à cette entreprise difficile, nous ferons de notre mieux. Le dynamisme du président français est pour nous tous un sujet d'espoir".

"Je suis de gauche et je reste de gauche", assure Claude Allègre à l'hebdomadaire. "Mais, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas l'intention de reprendre ma carte du PS ni d'appartenir à aucun autre parti. Mon parti, c'est l'Europe. Ma priorité, c'est la survie de l'Europe. Je suis inquiet des progrès rapides de la Chine, de l'Inde, de la Russie, du Brésil, mais aussi de l'absence de sentiment d'appartenance à l'Europe".

Source A.P.

L'ouverture continue avec succès...

marc d HERE 24/08/2008 17:31

En tant que président en exercice de l'Union européenne, M. Sarkozy a salué le "formidable succès qu'ont été les jeux olympiques de Pékin pour l'Europe".
"Avec 280 médailles, dont 87 d'or, 101 d'argent et 92 de bronze, l'Union européenne prend ainsi la tête du classement. C'est la victoire du sport et de ses valeurs essentielles et communes aux peuples de l'Union", déclare-t-il, selon un communiqué de la présidence française.

M. Sarkozy "félicite très chaleureusement l'ensemble de l'équipe de France qui a remporté avec brio 40 médailles, dont 7 d'or, 16 d'argent et 17 de bronze", a aussi déclaré l'Elysée à la clôture des JO de Pékin.

source AFP

marc d Here 24/07/2008 15:30

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé à Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique) que la France ne signerait pas l'accord "sur la table" à l'OMC "s'il n'est pas modifié".
AFP

marc d Here 10/07/2008 16:15

Merci....Je m'y rendrai.

Etienne TN 10/07/2008 16:11

Bonjour, Terra Nova publie sur le sujet de l'Europe sociale une note très convaincante aujourd'hui. N'hésitez pas à la lire et à laisser vos commentaires sur le sujet
www.tnova.fr

marc d Here 10/07/2008 16:10

A Fatben....Ma réponse à votre commentaire a été noyée sous les inepties d'un certain Dominik....Je la répète donc en espérant que le sus-nommé nous laissera débattre utilement.

L'Europe s'est construite sur le libéralisme économique, c'est ce même libéralisme qui a assuré sa prospérité et qui continuera à être le fondement de son développement.
Ses difficultés tiennent à d'autres éléments, même si la crise économique (et on n'évitera pas les crises, l'avantage est qu'elles passent...) y a joué un rôle.

L'Europe insuffisamment humaine? Sans doute, et il y a là une correction à apporter. Soulignons tout de même, que ce caractère d'éloignement de l'Europe des citoyens est pour une grande part dù à la commission. Organe administratif peuplé de fonctionnaires elle a le défaut des administrations et des fonctionnaires: vivre en vase clos et développer une bureaucratie effrayante.

Une réforme urgente de l'Europe , et dont on commence à peine à parler, serait une réforme de la Commission avec une diminution de ses pouvoirs qui devraient appartenir à un véritable exécutif politique.

"Europhile et commission-sceptique" écrivait un de nos amis (l'article est consultable sur ce blog), on ne saurait trouver meilleure formule pour les Européens convaincus que nous sommes.

marc d Here 10/07/2008 16:07

Pas d'énervement. Et puis, vous êtes très content de vous c'est humain...On ne vous en veut pas, allez...A bientôt!

Dominik 10/07/2008 16:04

Vous êtes incroyablement bouché (ben oui, vous êtes bockelien !). Ce n'est pas moi qui veut lancer une radio !!! C'est clair comme ça !
Et ne vous inquiétez pas, je ne demande rien pour mes projets, je me débrouille tout seul !
Sur le fonds, j'en dis finalement autant que vous, vu que vous ne faîtes que des copier-coller des propos des autres !
Ben non, finalement, j'en dis même plus car ce commentaire est entièrement personnel et ne provient ni du Figaro, ni du Point, ni de l'AFP, ni du grandissime JM Bockel !

marc d Here 10/07/2008 14:33

Merci de vos conseils, ils me seront précieux n'en doutez pas...J'ai justement un article en préparation, qui vous obligera à refaire vos calculs (mais je sais maintenant que non content de savoir lire vous savez aussi à peu près compter)...Auparavant il n'est pas impossible que je publie encore (vous allez m'en vouloir!) un article "extérieur".
Mais tout cela nous éloigne du fond, je veux dire qu'avez-vous d'intéressant à nous dire?

En dehors bien sûr de vos appels à financement de votre "projet"?

Dominik 10/07/2008 14:18

Comme il se trouve que je sais (un peu) lire, j'ai vérifié vos 10 derniers "billets". On y trouve 2 articles du Figaro, 3 discours bockeliens ou assimilés, 2 articles du Point, un article du Monde.fr, un texte extérieur sans origine précisée et 1 intervention de votre part au sommet bockelien. Soit la faramineuse somme de 10% de textes personnels. Le reste n'étant qu'un vulgaire copier-coller sarkozyste.
Ce serait donc bien que ce blog soit un peu votre émanation plutôt qu'un recueil hétéroclite des idées de droite qui trainent !
Concernant les radios, ce n'est pas moi qui veut en lancer une, vous confondez et vous prêtez à son auteur des intentions qui vous arrangent bien.
Si le rocardisme mène au bockelisme pompeur, que les dieux m'en préservent ! ;o)