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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:51

03 juin 2016

Dans un mois, très exactement le 2 juillet, notre famille réunie en Conseil national, aura à valider le projet politique que notre formation élabore depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de notre mouvement.

Epaulé par les parlementaires, les cadres du mouvement, les adhérents et militants dans les fédérations et de très nombreux experts, Eric Woerth, en qualité de Secrétaire général chargé du projet et Isabelle Le Callennec, vice-présidente, se sont appuyés sur les fondations de notre nouveau parti, Les Républicains, pour bâtir, pierre après pierre, thème après thème, notre projet d'alternance tant attendue par les Français.

Logement, immigration, code du travail, sécurité, agriculture, ruralité, fonction publique, dépense publique, enseignement, environnement, énergie, Défense, Europe, protection sociale, santé, Français de l'étranger, Outre-mer... Chaque semaine des journées de travail sont l'occasion au siège national de présenter publiquement et dans le détail les propositions des Républicains. Un travail qui se poursuivra les prochaines semaines avec des conventions sur la culture, le patrimoine, les affaires internationales...

En parallèle de ce travail, de nombreuses autres initiatives ont vu le jour. Comme, le mercredi soir, les rendez-vous du projet qui sont l'occasion de rentrer dans le détail des propositions grâce à un échange avec les Français. Ainsi ces rendez-vous du projet ont permis, pour exemple, d'approfondir la question de l'énergie bleue, notre pays disposant du deuxième domaine maritime mondial grâce à ces Outre-mer, atout qu'elle n'utilise pas assez. Ou encore de l'e-santé qui devrait révolutionner notre rapport à la santé et surtout de permettre aux territoires ruraux de profiter des nouvelles technologies pour ne pas être victimes de la désertification médicale.

Et dans ces rendez-vous du projet, Christian Saint-Etienne, Délégué général, vice-président du Conseil de Paris, organise régulièrement des rencontres et échanges autour de l'économie.

Ainsi ce mercredi soir il était question des charges, des normes et du financement des entreprises.

Des entreprises qui, rappelle Eric Woerth, député-maire de Chantilly (Oise) « sont au cœur des préoccupations et du projet des Républicains parce qu'elles sont la clé de notre société. Ce sont elles qui déclenchent les emplois, les progrès technologiques ».

« En prenant les comparaisons internationales, il nous manque, en France, cinq millions d'emplois. C'est ce manque qui déstabilise les finances publiques, nos quartiers. C'est pourquoi il est impératif de remettre en route la machine à créer des emplois », pousse Christian Saint-Etienne.

Pour relancer cette machine à créer des emplois, Thibault Lanxade, vice-président du MEDEF, propose 4 pistes, essentiellement tournées vers les PME qui sont un important gisement d'emplois pour la France. Des PME confrontées à un excès de normes fiscales et administratives les inhibant dans leurs projets. Mais aussi à un important turnover. « D'ici 10 ans, 800 000 entreprises seront à même de changer de dirigeants », dévoile Thibault Lanxade. Outre que ces changements managériaux vont être source de préoccupations financières pour les repreneurs, Thibault Lanxade souhaite que, dès 2017, l'Etat s'attaque au seuil des 49 salariés, seuil au-delà duquel toute PME, non seulement est obligée de mettre en place un comité d'entreprise, mais en plus doit appliquer une trentaine de législations et réglementations supplémentaires dont le coût représente 4% de la masse salariale. Ceci explique pourquoi en France les entreprises de 49 salariés sont deux fois plus nombreuses que celles de 50 salaries. L'idée serait de porter ce seuil à 100 salariés. « On aurait mathématiquement un recrutement de personnel », assure Thibault Lanxade qui prône la flexibilité, l'allongement de la période d'essai, la mise en place d'un contrat de projet mais aussi de « revoir les rapports avec les administrations, un mal enraciné ». « Il faut convaincre nos concitoyens que cela est nécessaire. Il faut des textes clairs et précis », rebondit Eric Woerth anticipant un « besoin d'explication important ». « Il n'y a pas de solution miracle mais l'objectif c'est de retrouver le plein emploi, de rattraper le retard. Nous sommes englués dans une crise sociale lourde qui nous entraîne dans une crise de confiance. Et c'est cette confiance qu'il nous faut rétablir », poursuit Yves Nicolin, député-maire de Roanne (Loire) et secrétaire national aux PME, qui propose de redonner du pouvoir d'achat aux Français par le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Mais aussi une mesure phare empruntée à la Belgique : l'exonération permanente et totale des charges patronales sur le premier emploi. « Cela créera entre 500 000 et 1 million d'emplois en un an », assure Yves Nicolin observant qu'en contrepartie il faudra supprimer tous les allégements de charges « peu visibles et peu efficaces ».

Enfin il estime que dans la jungle des aides (chambres de commerce, régions, départements, Etat...), les régions, parce qu'elles ont pour principale compétence l'économie, devraient animer, gérer et disposer d'un guichet unique. Sénatrice du Rhône et Secrétaire nationale aux PME, Elisabeth Lamure relaye le message des entrepreneurs qu'elle ne cesse d'entendre « laissez-nous travailler ! On sature ! ». En cause, la simplification et surtout les normes qui ne cessent de s'ajouter les unes aux autres. Le « choc de simplification » est dans toutes les bouches de l'actuelle majorité socialiste mais la réalité est une complexification encore plus forte note Elisabeth Lamure qui comptabilise toutes les instances qui s'occupent de la simplification des normes : le Secrétariat général pour la modernisation de l'administration publique, le Secrétariat général du gouvernement, le Conseil pour la suppression des normes, le Conseil d'évaluation des normes...

« Nous, Les Républicains, préconisons cette règle : pas de nouvelle norme sans la disparition de deux autres », rappelle Elisabeth Lamure qui, s'appuyant sur les expériences en Allemagne, Suède, Hollande, sait qu'il faut, pour obtenir le succès, « une politique très volontariste sur le long terme ». Avec cette obligation d'avoir de réelles et obligatoires études d'impact avant toute nouvelle loi. Secrétaire nationale aux PME et députée de l'Orne, Véronique Louwagie a évoqué les difficultés liées aux transmissions d'entreprise en raison de la « complexité du dispositif », du poids des impôts sur les sociétés mais également de celui des charges et normes.

Remarquant que le nombre de machines industrielles avait dramatiquement chuté ces quinze dernières années, Véronique Louwagie déplore également la « vétusté du parc industriel », indicateur de notre perte technologique. Parmi les pistes que notre formation propose, elle pointe la nécessité de « flécher l'épargne vers l'entreprise » par le bais d'un plan épargne –actions-entreprises et la suppression de l'ISF, « un impôt qui rapporte peu ». Sénateur de l'Essonne Serge Dassault, a passé un message gaullien et humaniste. « Il faut s'occuper des salariés. C'est un impératif », estime le chef d'entreprise. « Ils doivent être absolument informés de la marche de l'entreprise, obtenir des responsabilités, être considérés avec une vraie politique de ressources humaines », appuie Serge Dassault mettant en avant, quand les entreprises le peuvent, la participation et l'intéressement si chers au général de Gaulle.

Les Républicains

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Published by Marc Lucien H.
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