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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 13:42

24 mai 2016 « Je suis venu pour manifester mon soutien à toute la filière nucléaire française ». Vingt jours après notre matinée de travail sur l'environnement, l'énergie et la mer, Nicolas Sarkozy, le président des Républicains, était ce lundi en déplacement dans le Haut-Rhin et plus particulièrement à Fessenheim pour rappeler aux salariés et représentants syndicaux de cette centrale mais également à l'ensemble des Français l'engagement de notre famille politique pour le maintien et la consolidation de cette filière garante de notre autonomie en matière énergétique.

L'occasion de contester la décision de François Hollande de fermer la centrale de Fessenheim en 2016.

« Alors là, on aura fait le grand chelem de l'erreur : fermer Fessenheim, ridiculiser nos ingénieurs, détruire la filière nucléaire française, ne plus être au rendez-vous de nos engagements en matière d'émissions de CO2 et devenir dépendant de l'Allemagne qui fait fonctionner des centrales à charbon dont l'Europe ne veut plus », a réagi Nicolas Sarkozy. « Et tout cela pour faire plaisir à un mouvement d'écologie politique qui explose. Les ouvriers, les ingénieurs, les salariés du nucléaire méritent mieux », a-t-il poursuivi lors d'un échange avec les cadres et salariés de la centrale de Fessenheim.

« La France bénéficie d'une avance technologique formidable grâce au nucléaire. La centrale de Fessenheim a eu l'autorisation de l'autorité de sûreté nucléaire de rester ouverte. Monsieur Hollande veut fermer Fessenheim pour des raisons politiques, c'est profondément inadmissible », a déploré Nicolas Sarkozy rappelant que cette centrale permettait à EDF de réaliser un bénéfice annuel de 350 millions d'euros.

« Si la droite revient, la centrale nucléaire de Fessenheim sera maintenue » a souligné à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy dans le respect des autorisations des autorités de sûreté, rappelant ainsi l'engagement de notre famille politique qui, en cas d'alternance, abrogera également la décision de François Hollande de réduire d'ici à 2025 la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité. « Tout le monde sait bien que c'est impossible, c'est un mensonge. Cette loi est une honte, la question de son remplacement sera une des questions urgentes de l'alternance », a réagi Nicolas Sarkozy. Dans l'échange entre Nicolas Sarkozy et les représentants syndicaux, il a été beaucoup question, en contrepartie de la fermeture anticipée de la centrale de Fessenheim, de la très récente proposition d'indemnisation (80 à 100 millions d'euros) présentée par la ministre de l'Environnement. « Mme Royal insulte l'entreprise avec sa proposition d'indemnisation» a commenté Nicolas Sarkozy alors que la direction d'EDF misait sur un dédommagement d'au minimum 2 milliards d'euros. « Une telle offre cela équivaut à dire que, finalement, votre boulot, votre outil de travail, ça vaut rien. C'est une insulte et ça on ne l'accepte pas », a pour sa part confié à Nicolas Sarkozy le représentant de la CGT.

Comme il l'avait souligné lors de notre matinée de travail sur l'énergie et l'environnement, le président des Républicains a demandé « qu'on arrête de faire de la filière nucléaire un enjeu de la politique politicienne.

Si le Général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et moi-même -six présidents de la République- nous avons constamment fait en matière nucléaire les mêmes choses, c'est que le nucléaire appartient à la France, c'est un de ses atouts majeurs ». Occasion d'indiquer que François Hollande est le premier président de la République « à rompre le consensus national sur le nucléaire. Il portera une lourde responsabilité », a-t-il relevé, s'inquiétant d'un « plan social gigantesque ».

L'Allemagne étant frontalière de la commune de Fessenheim, Nicolas Sarkozy a également saisi l'occasion pour s'étonner du choix de ce pays d'utiliser, depuis la catastrophe de Fukushima (2011), des centrales à charbon, particulièrement polluantes. « Nos amis allemands ne peuvent pas, d'un côté, subventionner les énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire et dans le même temps, rouvrir des mines de charbon », a-t-il relevé lors d'une rencontre avec les parlementaires, maires et cadres Les Républicains du Haut-Rhin. « Parce que, explique-t-il, les émissions de gaz à effet de serre qui viennent de l'exploitation à outrance des énergies fossiles, c'est toute l'Europe qui en est responsable. On va se retrouver dans une situation où nous recevrons toutes les pollutions venues des centrales à charbon allemandes alors que nous, nous fermerons la centrale de Fessenheim qui n'émet pas de gaz à effet de serre », relève Nicolas Sarkozy.

Les Républicains

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Published by Marc Lucien H.
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