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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 05:01

18 mai 2016 Pression migratoire, menaces terroristes, montée du populisme sur notre continent… Depuis sa création, jamais l'Union européenne n'a autant suscité d'interrogations.

« Dans ma circonscription, dans l' Yonne, lorsque j'interroge mes compatriotes sur l'Europe cela va de l'indifférence au rejet », témoigne la députée Marie-Louise Fort qui participait ce mercredi avec de nombreux autres parlementaires nationaux et européens à une journée de travail sur l'Europe autour, notamment, d'Eric Woerth, Isabelle Le Callennec, François Grossetête et Pierre Lequiller.

L'occasion d'analyser, pour notre famille politique, les raisons de ce profond désamour et surtout, après plusieurs mois de réflexion, d'afficher les priorités des Républicains pour relancer l'Europe dès l'alternance de mai 2017.

« Nous ne reconnaissons plus l'Europe. Nous ne la comprenons plus. L'Europe reste une idée profondément moderne mais le projet européen a vieilli », constate Nicolas Sarkozy observant que depuis la création de la communauté européenne du charbon et de l'acier en 1951 (CECA), prémices de la Communauté économique européenne (1957) crée quelques années après la seconde guerre mondiale, les contextes géopolitique et économique entourant l'Union européenne avaient complètement changé. « Nous ne voulons plus que les peuples se détournent de l'Europe », aspire Nicolas Sarkozy pour qui cette convention était « très importante ». Parce qu'à ses yeux, « tout va commencer (en 2017) par la refondation de l'Europe. Elle nous donnera des marges pour poser les bases de la refondation de la France », ambitionne le président des Républicains.

Enumérant les crises qui se sont succédé (financière, économique, migratoire …), Nicolas Sarkozy s'appuie sur le référendum organisé le 23 juin prochain au Royaume-Uni sur la sortie de ce pays majeur de l'Union européenne (Brexit) pour y voir, quelle que soit la réponse apportée par le peuple britannique, une « opportunité de refonder le projet européen. Le scepticisme du peuple britannique doit nous conduire à réfléchir aux réponses que nous devons apporter. Ne pas le faire serait une erreur majeure. Même si c'est le "in", on doit refonder l'Europe », insiste Nicolas Sarkozy espérant ardemment que le Royaume-Uni restera au sein de l'Union européenne. « Notre préoccupation principale est de rester dans l'Union européenne qui est le premier marché mondial. Si le Brexit l'emporte, c'est une perte de revenu attendue de 10% », prévient Neil Carmichael, député conservateur britannique qui fait la même analyse que Nicolas Sarkozy : « l'Europe doit devenir plus forte et plus sûre ». Une façon d'exprimer son accord à la refondation de l'Europe que notre famille politique souhaite voir très rapidement être mise en œuvre. Une refondation qui ne pourrait cependant pas voir le jour sans la renaissance du couple franco-allemand.

« Il y a une crise de leadership et un affaiblissement de la France » ont convenu et insisté lors de cette convention Neil Carmichael, Günter Krings, secrétaire d'Etat allemand auprès du ministre de l'Intérieur, Inigio Mendez de Vigo, ministre espagnol de l'Education nationale comme Antonio Tajani, vice-président italien du Parlement européen, souhaitant tous la victoire des Républicains à la présidentielle de mai 2017 « pour relancer l'Europe ».

« L'axe franco-allemand c'est essentiel pour nous Les Républicains. Sans une étroite entente franco-allemande et sans leadership de la France et de l'Allemagne qui représentent à eux deux 50% du PIB, l'Europe de l'euro ne peut pas avancer », juge Nicolas Sarkozy.

Mais quels contenus souhaite apporter notre formation politique à cette refondation de l'Europe ? « D'abord un Schengen 2 parce que la question migratoire est centrale », souligne Nicolas Sarkozy se remémorant combien au printemps 2012, lorsqu'il avait déjà avancé au nom de notre famille cette proposition lors de la campagne présidentielle, il avait suscité un tollé. « Depuis, Schengen s'est effondré. Il n'y a plus de Schengen. Et ce que je trouve extraordinaire ce n'est pas qu'il n'y ait plus de Schengen mais que cela ait duré aussi longtemps », observe le président des Républicains proposant que le nouveau Schengen, le Schengen 2, « plus efficace, plus exigeant », repose sur des institutions fortes. En la matière un " EuroSchengen " politique composé des ministres de l'intérieur de la zone Schengen, doté d'un président « stable » et d'un secrétariat général qui incarneront la politique d'immigration européenne et qui, point d'importance, « auront autorité » sur Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance aux frontières extérieures des Etats membres de l'UE. « Mais pour adhérer à Schengen 2, il faudra au préalable adhérer à des règles communes en matière d'asile et d'immigration », relève Nicolas Sarkozy qui, se référant aux initiatives britanniques et allemandes, souhaite que la France « contrôle mieux l'attribution d'aides sociales aux étrangers, y compris ceux d'un Etat membre de l'Union européenne ». Et de proposer de porter à 5 ans le délai de résidence d'un étranger « avant de pouvoir bénéficier d'une prestation sociale non contributive ».

Estimant que « la libre circulation des Européens en Europe ne signifie pas la liberté de circulation en Europe de tous ceux qui ne sont pas Européens », le président de notre famille politique annonce que la France « dans les premiers jours de l'alternance, devra prendre l'initiative d'un Schengen 2. Mais, précise-t-il, tant qu'il n'aura pas été mis en place, la France devra rétablir de vrais contrôles à nos frontières nationales pour garantir aux Français la sécurité qu'ils attendent ».

Second pilier de la refondation de l'Europe proposée par le projet politique des Républicains, l'organisation de la zone euro. « Il y a deux Europe : une qui partage la même monnaie et une autre qui n'a pas la même monnaie. Ces deux Europe ont besoin de deux politiques différentes », estime Nicolas Sarkozy différenciant des 28 pays de l'Union européenne (508 millions d'habitants) les 19 pays utilisant l'euro (338 millions d'habitants). S'appuyant là encore sur l'expérience de la très grave crise financière de 2008, du constat qu'aucun effort n'a été entrepris depuis 2012 « pour consolider la maison euro », Nicolas Sarkozy avance au nom des Républicains plusieurs propositions pour renforcer la zone euro. Dont celle de la constitution d'un véritable gouvernement économique de la zone euro avec, comme pour l' "EuroSchengen", un président stable et un secrétaire général « agissant comme un véritable directeur du Trésor européen ».

« Je veux une Europe indépendante avec une coordination des politiques économiques », résume Nicolas Sarkozy plaidant pour un Fonds monétaire européen (FME) qui se substituerait au FMI.

Troisième pilier de la refondation proposée par Nicolas Sarkozy, le recentrage des missions de l'Union européenne « sur l'essentiel ». Plaidant pour une Europe des politiques plutôt qu'une Europe des technocrates, déplorant l'abus de normes et directives –diversement interprétées en fonction des transpositions des pays- qui plombent les économies, Nicolas Sarkozy estime que l'Union européenne des 28 « doit avoir pour préoccupation de faire fonctionner le marché unique avec quelques priorités stratégiques » : agriculture, industrie, recherche, énergie

Mais aussi une politique commerciale « plus réaliste ». Nicolas Sarkozy vise là la réciprocité. Aucune raison selon lui que l'Europe ne puisse pas atteindre des marchés sur des continents dont nous accueillons les produits. Aucune raison que des produits provenant de pays n'ayant pas les mêmes exigences que les pays européens en matières sociale, environnementale ne soient pas taxés, ce pour éviter le dumping social. Mais Nicolas Sarkozy réclame aussi une révision des normes dont l'inflation « agit contre l'industrie européenne ». Des normes souhaite voir transposées « de façon uniforme dans tous les pays européens ». De façon plus générale, il demande à ce que les parlements nationaux soient informés des actes d'exécution pour éventuellement les bloquer.

Enfin, quatrième et dernier pilier de la refondation évoquée par Nicolas Sarkozy, celui du fonctionnement de l'Union européenne des 28 et de son « élargissement aux Balkans. Leur place est dans l'Europe ». Au contraire de la Turquie « qui n'a pas vocation à rentrer dans l'Europe. La Turquie doit rester ce lien considérable entre l'Asie et l'Europe », considère Nicolas Sarkozy qui trouve « insensée » l'idée de supprimer les visas pour les 90 millions de ressortissants turcs au moment où il y a cette pression migratoire ».

De même Nicolas Sarkozy estime que ni l'Ukraine, ni la Géorgie n'ont également vocation à rentrer « dans l'Union européenne parce que ces pays sont des ponts entre l'Europe et la Russie », explique Nicolas Sarkozy qui en profite pour apporter la vison des Républicains pour « un immense paysage de 900 millions d'habitants, un nouvel ensemble de coopération économique et de sécurité commun à l'Europe, la Russie et la Turquie ».

Quant à la seule Russie, Nicolas Sarkozy a rappelé la « vocation » de l'Europe et de la Russie « de travailler ensemble et non de s'opposer. Nous ne voulons pas d'une guerre froide mais d'une collaboration avec la Russie », a insisté Nicols Sarkozy

Quatre piliers et des « réformes incontournables dont nous ne pouvons plus repousser plus longtemps », telle est l'ambition que porte notre famille politique mais également celle, partagée par toutes les familles politiques réunies autour du parti populaire européen (PPE) dont Les Républicains sont membres.

Les Républicains

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Published by Marc Lucien H.
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