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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:58

13 mai 2016 Souhaitant faire adopter la loi sur la réforme du code du travail sans le vote du Parlement, le Premier ministre a décidé, devant la majorité des oppositions et contestations, de passer en force en recourant à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution.

Pour contester cette méthode que Manuel Valls a déjà employé à trois reprises pour faire passer la loi Macron, l’union de la droite et du centre, représentée par les groupes politiques Les Républicains et UDI-UC, a déposé une motion de censure commune qui a été soumis au vote des députés hier après-midi. L’occasion pour Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblé nationale de contester cette mesure que le précédent président de la République, Nicolas Sarkozy, n’a jamais employée malgré des réformes difficiles comme celles des retraites, de l’université, de la réforme territoriale… Pas plus que le prédécesseur de Manuel Valls, ce que n’a pas manqué de souligner Christian Jacob, observant combien Jean-Marc Ayrault, « n’avait jamais vu son autorité bafouée » et avait su maintenir la cohésion de sa majorité, « car c’est ce qu’on demande d’abord à un Premier ministre », observe-t-il.

En déplacement ce jeudi à Lyon, Nicolas Sarkozy a estimé que l’utilisation du 49-3 était « la preuve de la faiblesse d’un gouvernement. Puisqu’il n’arrive pas à convaincre sa majorité il veut la contraindre. Mais si on n’arrive pas à convaincre ses propres amis, ses propres parlementaires quelle chance a-t-on de convaincre les Français », interroge le président des Républicains.

Qualifiant l’utilisation du 49-3 d’ « arme constitutionnelle des pouvoirs faibles », ce passage en force révèle, pour Christian Jacob, « la décrépitude » de la majorité et « aussi et surtout le vide du bilan » du gouvernement. Dénonçant « un coup de force » contre l’Assemblée nationale toute entière « car vous avez confisqué le débat parlementaire sans même qu’il y ait eu d’obstructions dans l’hémicycle », Christian Jacob y voit aussi un « choix autoritaire » de François Hollande qui « fait la démonstration éclatante que décidemment cela ne va pas mieux en France. Il a fait la démonstration qu’en vérité cela va de mal en pis. A moins d’un an du terme de son quinquennat, il vient lui-même d’en acter la fin, la fin d’un quinquennat pour le pire, d’un quinquennat d’immobilisme, d’un quinquennat perdu et définitivement irrécupérable », note Christian Jacob. Estimant que Manuel Valls ne tenait plus rien, le député-maire de Provins (Seine-et-Marne) dresse le bilan du Premier ministre socialiste actuel : celui du « dépôt de bilan du groupe socialiste. Ce sera votre marque dans l’histoire politique », lance Christian Jacob pour qui, avec cette loi Travail, « nous revivons l’exacte réplique de la loi dite “Macron”. Des mots, des mots, toujours des mots. Et pour résultat un texte creux, vide et même dangereux qui ne sera adopté que par un consternant recours à l’article 49.3.

De reculades en reculades, de renoncements en renoncements, que reste-t-il dans ce texte ? Rien ! », lance le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale qui critique la gestion globale du Premier ministre à la tête du Gouvernement.

« Au fond, ce que l’on ne vous pardonne pas, c’est de tolérer la chienlit place de la République et d’interdire le débat ici à l’Assemblée nationale. (…) Votre politique conduit la France à la ruine, à la dégradation, au déclassement», juge encore Christian Jacob pour qui le projet de loi Travail « ne répondra à aucun des défis auxquels la France est confrontée. Avec votre texte, notre pays fera un pas de plus vers une société de défiance. C’est ce qui nous sépare par-dessus-tout. Nous faisons confiance aux chefs d’entreprises », rappelle Christian Jacob craignant que si le texte venait à être adopté « ce seront de nouveaux freins, de nouveaux blocages à l’emploi dont vous porterez la responsabilité ».

Trouvant accablant le bilan de François HOLLANDE (matraquage fiscal qui s’est concentré sur les classes moyennes, explosion de la dette, déficit toujours supérieur aux 3% malgré les engagements de la France, chômage record, croissance atone…), le député de Seine-et-Marne pointe le « fiasco le plus insupportable » de l’action de la gauche au pouvoir : « votre incapacité à rompre avec la logique de l’assistanat. Nous pensons qu’il faut d’abord aider celles et ceux qui travaillent dur, se lèvent tous les matins pour nourrir leurs enfants, les éduquer aussi bien qu’ils le peuvent. A toutes ces familles de France qui ne sont ni au RSA, à la couverture maladie universelle (CMU), à l’aide médicale d’Etat (AME), quel message avez-vous envoyé ? Un message de stigmatisation, de division, de fracturation des Français entre eux », estime-t-il. « Il est grand temps, dans l’intérêt supérieur de la France, que cette mascarade se termine », espère Christian Jacob annonçant « solennellement » que notre famille politique reviendra « sur cette injustice, car on ne fabrique pas une Nation solide et solidaire en créant deux catégories d’enfants : les enfants de riches d’un côté, les enfants de pauvres de l’autre.

Pour nous, précise-t-il, la société, nous la voulons fondée sur le mérite, l’effort, le travail, sur la solidarité quand c’est nécessaire, mais jamais sur l’assistanat, car l’assistanat, c’est le germe de l’appauvrissement général. » Poursuivant son regard vers l’alternance de 2017 que prépare Les Républicains, Christian Jacob prédit à la gauche une « vague qui vous submergera, à la mesure de la déception de vos électeurs et de l’écœurement des Français tant François Hollande aura ruiné la France, trahi les siens et profondément divisé les Français ».

La motion de censure déposée par le groupe Les Républicains et UDI-UC n’a pas été adoptée bien qu’elle a recueilli 246 voix, soit 20 voix de plus que le nombre de parlementaires des deux groupes de la droite et du centre. Le projet de loi va maintenant prendre la direction du Sénat pour un nouveau débat parlementaire.

Les Républicains

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Published by Marc Lucien H.
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