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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 14:22

Nicolas Sarkozy avait refusé de voir le film La Conquête à sa sortie. À l'occasion de sa diffusion, mardi 29 mars sur France 2, le président des Républicains se confie sur ses goûts télévisuels et évoque les soubresauts qui secouent le PAF.

A voir sur France 2 Le 29/03/2016 à 22h50 La conquête

France 2 diffuse La Conquête. Allez-vous le regarder?

Oui, car je ne l'ai pas encore vu. J'ai du mal à regarder des films - ou lire des articles -, qui parlent de moi: on a forcément moins de recul... On peut avoir un regard biaisé. Mais, avec le temps, les choses s'apaisent: le regard se porte davantage sur l'artistique, moins sur la politique...

Lors de sa sortie, vous aviez dit vouloir protéger votre «santé mentale». Qu'est-ce que cela signifiait?

Il est très important d'observer une distance entre l'homme public et la personne que je suis, ne pas prendre les choses au premier degré, ne pas les vivre trop intensément. Ce film parle d'un moment de ma vie qui était compliqué: je n'avais pas envie spontanément d'y revenir. Mais, aujourd'hui, les choses ont changé, je le regarderai avec plaisir, d'autant que Denis Podalydès est un grand acteur.

Il avait déclaré à l'époque être fasciné par votre «cruauté»...

Il faut prendre cette déclaration comme un mot d'acteur et ne pas en tenir rigueur. Cela ne m'empêchera pas de l'admirer dans ce rôle, en dépit du peu de ressemblance physique. [Rires.]

Est-ce dans cet esprit de «conquête» que vous avez écrit La France pour la vie?

Ce livre est un retour sur mon expérience, en étant le plus sincère possible. Dans la crise de confiance actuelle entre la parole publique et les citoyens, je pense que l'authenticité est la meilleure réponse face au scepticisme. Je ne dis pas LA vérité mais j'espère que les lecteurs se disent: «Il a écrit sa part de vérité». C'est l'objet de ce livre.

La politique est-elle suffisamment représentée à la télévision?

Certes non. J'ai connu une époque où il y avait L'Heure de vérité, 7 sur 7 et Questions à domicile: toutes ces grandes émissions ont disparu et n'ont pas été remplacées. L'époque est aux forums. Je ne suis pas contre le principe, mais j'ai parfois l'impression que la parole politique y compte moins que la recherche permanente de polémiques et d'incidents, dans un brouhaha où le journaliste se transforme en animateur. Beaucoup de bruit, mais pas suffisamment de musique!

Êtes-vous réfractaire aux émissions qui mêlent divertissement et politique?

Je comprends que des responsables politiques aillent dans ces émissions pour toucher un nouveau public, mais il ne peut pas y avoir que ça. Tout n'est pas show, blague, plaisanterie ou dérision. Le sérieux, le concret, la lucidité, l'explication, le temps de l'analyse doivent avoir leur place. Ces émissions ne me gênent pas, mais qu'il n'y ait plus que ça, si.

Pourquoi avez-vous toujours refusé de participer à On n'est pas couché?

Le jeu qui consiste à vouloir, par principe, déstabiliser son invité ne me séduit pas spontanément. [Rires.] Pour autant, je reconnais le succès de cette émission et le talent de son animateur...

Aucune chance de vous voir dans la future émission politique de Karine Le Marchand?

Je ne me permets pas de juger la crédibilité des journalistes avant de les avoir rencontrés. Karine Le Marchand me semble une personne de talent. On verra.

Et Rendez-vous en terre inconnue, seriez-vous partant?

J'aime beaucoup cette émission, c'est un concept assez intelligent et très novateur. Mais le pauvre Frédéric Lopez, deux semaines avec moi... On risque de le ramener dans un curieux état! [Rires.]

Êtes-vous tenté par Conversations secrètes avec Michel Denisot?

C'est un grand journaliste qui privilégie toujours le dialogue: il aime le face-à-face pour tirer la vérité de son invité. Il a été question que je fasse cette émission: cela me plairait.

Êtes-vous accro aux chaînes d'information?

Non. Je pense qu'elles sont un progrès pour la démocratie, elles ont d'ailleurs joué un grand rôle dans les dernières élections présidentielles. Cela étant, elles ont le devoir de ne pas privilégier la course au buzz au détriment de l'analyse et de la compréhension de l'information.

Y en a-t-il trop?

Il me semble que la publicité n'a pas de quoi faire vivre trop de chaînes d'info concurrentes. Pourront-elles toutes survivre? J'en doute. Et avec le projet du service public, rien n'est moins sûr encore!

Comment consommez-vous la télévision?

J'adore les séries, à commencer par House of Cards. Kevin Spacey est un acteur de génie. Downton Abbey est un régal, une merveille. J'ai beaucoup aimé Versailles, souvent critiquée par ceux qui ne l'ont pas vue. Homeland m'a fasciné, tout comme Game of Thrones et The Americans, avec ce face-à-face CIA-KGB. J'allais oublier Les Revenants. Dire qu'il a fallu attendre deux ans pour la deuxième saison... J'aime par ailleurs la programmation cinématographique d'Arte: quelle réussite!

Borgen? J

'ai adoré. J'aime le cinéma d'Europe du Nord où les héros ont cinquante ans, où les femmes ont quelques rides et les hommes un peu de ventre. Ce sont des personnages dans lesquels chacun peut s'identifier. Je n'ai pas été insensible à Tunnel. Ni à Mafiosa.

Et le sport? On peut dire que je suis particulièrement gâté. On peut voir tous les sports à la télévision... J'avoue ma petite faiblesse pour L'Équipe 21 que je regarde tous les soirs. Je suis un inconditionnel du débat d'Olivier Ménard [L'Équipe du soir, ndlr].

Que pensez-vous de la crise de jeunisme à France Télévisions?

Vous voulez que j'aie des ennuis? Il y aurait peut-être un équilibre à trouver entre le besoin de renouvellement et la décision de ne mettre que des nouveaux. Quand je vois toute cette nostalgie autour d'anciennes émissions de service public, comme Apostrophe, Le Grand Échiquier... Je suis pour une télé fédératrice, comme The Voice: c'est l'une des dernières émissions que parents et enfants peuvent regarder ensemble.

Quelle pensée du jour avez-vous envie de confier à Canteloup?

De continuer. Canteloup, comme Laurent Gerra, a un immense talent qu'il ne met jamais mis au service de la méchanceté. C'est tellement rare de savoir faire rire en étant gentil! Le secret de leur succès, c'est leur talent mis au service d'une profonde gentillesse. Continuez, continuez, ça fait du bien.

Et Les Guignols en crypté? Est-ce que ma marionnette me manque? C'est au public de le dire! [Rires.]

Propos recueillis par Patrick Cabannes

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Published by Marc Lucien H.
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