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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 16:08

par Philippe Tesson- Le Point.fr

Le quinquennat de François Hollande aura donc été avant toute chose le terrain de jeu utilisé par la famille socialiste pour régler ses querelles idéologiques et vider ses haines personnelles aux dépens de l'intérêt national.

Ces gens-là se seront amusés durant cinq ans à pousser le ballon de leurs divergences pendant que le pays dont ils avaient la charge se sera chaque jour un peu plus enlisé avec à sa tête une marionnette principalement occupée à son propre destin.

Le violent réquisitoire que Martine Aubry vient de dresser contre ses « camarades » n'est, sous le couvert d'un profond désaccord politique, que le énième épisode de la revanche qu'elle cherche à prendre sur eux depuis les primaires qui les ont portés au pouvoir. Convenons-en toutefois : leur divergence idéologique est réelle. Elle touche même aux principes fondateurs de leur engagement, et c'est pourquoi on peut légitimement s'interroger sur l'avenir du Parti socialiste.

Mais est-ce que l'avenir du Parti socialiste, voire du socialisme, est un enjeu qui les autorisait, une fois au pouvoir, à mettre en cause l'avenir de la France ? Ne sont-ils pas coupables de ne pas s'être posé la question de leur unité avant de prendre le pouvoir ? Cette distraction ne les condamne-t-elle pas, ne les discrédite-t-elle pas à jamais ? Au terme de ces quatre années, leur division a pris la dimension d'un déchirement fratricide, à la veille d'une échéance électorale décisive.

La guerre civile interne qu'engage Martine Aubry au sein de sa propre famille vient ajouter sa menace à la confusion qui règne aujourd'hui dans le paysage politique national. Une crise, car une crise n'est pas exclue, est-elle nécessaire si près de la présidentielle, dans un contexte économique, social, sécuritaire aussi précaire ? Le dilemme du président de la République C'est à François Hollande de jouer. Ou bien il louvoie, ou bien il persiste dans ses derniers choix en date, c'est-à-dire dans l'inflexion libérale de la politique menée par Manuel Valls. Louvoyer, ce serait obéir à sa propre nature, ce serait donner des gages à ses rebelles, mais quels gages, et lesquels seraient suffisants, et les accepterait-il ? Ce serait tenter de se préserver une chance, mais ô combien aléatoire. Ce serait désavouer son Premier ministre, mais en même temps, en le libérant, en faire un concurrent. Persister, ce serait aller jusqu'au bout du piège qu'il s'est lui-même tendu par cette indétermination dont il a fait une politique. Mais ce serait un pari courageux. Au moins donnerait-il enfin un sens et une réalité à cette promesse de réforme à laquelle il n'a cessé de s'engager, cette réforme moderne et réaliste qu'attend la France. Ce serait contribuer à la recomposition politique qui est désormais dans la nature des choses et que la démarche de Martine Aubry aura au moins le mérite de précipiter. Ce serait apporter la clarté dans la confusion générale. Le dilemme devant lequel se trouve placé le président de la République est grave. Dans les deux cas de figure, sa résolution est favorable à l'avenir de son Premier ministre.

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Published by Marc Lucien H.
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commentaires

GUERLAIS 27/02/2016 16:16

Est-ce que la droite aura l'intelligence nécessaire pour mettre à profit cette chienlit socialiste et présenter un véritable projet pour la France, pour les Français???