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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 07:29

Sur LePoint.fr

Le nouveau livre de Nicolas Sarkozy, La France pour la vie (éditions Plon), sort ce vendredi 22 janvier en librairie. Il compte 260 pages composées de 10 chapitres, d'un prologue et d'un épilogue.

Cet ouvrage n'est ni un livre de souvenirs ni un programme pour la primaire des Républicains ou la présidentielle de 2017. Il s'agit plutôt d'une réflexion sur l'action publique, sur le bilan du quinquennat 2007-2012 et sur l'évolution de la société française.

Les passages sur ses mea culpa sont les plus nombreux et les plus spectaculaires. Mais dans la seconde partie de La France pour la vie pointent également les bases d'un futur programme politique.

Les regrets

Dès le prologue, page 16, Nicolas Sarkozy fait part de ses regrets. « Nous avons tous, moi compris, été trop laxistes avec des comportements que la France ne peut plus tolérer. » Plus loin, il porte un regard sévère sur le fameux « Casse-toi pauv' con » : « Une erreur que je regrette encore aujourd'hui. En agissant ainsi, j'ai abaissé la fonction présidentielle. » Ou sur les quelques jours passés juste après son élection sur le yacht de Bolloré : « Ce fut une erreur de jugement incontestable. Encore aujourd'hui, je me demande comment j'ai pu commettre un tel impair. » Politiquement, le champ des regrets est également vaste : « La baisse des charges sur les entreprises aurait dû être immédiate et surtout plus forte. J'ai mis en oeuvre la TVA sociale trop tard. En lieu et place de la déductibilité des intérêts d'emprunt pour les ménages, mesure qui n'a pas fonctionné, j'aurais dû donner la priorité immédiate à la baisse massive des charges sur le travail, accompagnée d'une diminution drastique du nombre de normes. » Il regrette enfin de ne pas avoir mis fin à l'ISF et aux 35 heures… Il confesse que le RSA est un échec. Sarkozy déplore également de « ne pas avoir changé les directeurs d'administration centrale », (qui) « ont freiné la mise en œuvre des réformes ». De ces ratés, il tire une conclusion sur sa méthode : « J'ai ouvert trop de sujets. »

Désormais, il veut « tout dire avant pour tout faire après ». « Je regrette d'avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours. » Par ailleurs, l'ancien président annonce vouloir recourir plus fréquemment au référendum pour éviter les blocages ou d'importantes pertes de temps.

Ce dont il est fier , l'ancien président dresse en une phrase l'inventaire de ses réformes réussies : « l'autonomie des universités, la réforme de la carte judiciaire, le service minimum dans les transports, les jours de grève, la question prioritaire de constitutionnalité, la réforme des régimes spéciaux des retraites, la retraite à 62 ans, la rupture conventionnelle du contrat de travail, la suppression de la taxe professionnelle ou encore, autre exemple, la fusion de l'ANPE et de l'Unédic ». À cette liste, il ajoute quelques pages plus tard la TVA sociale, la suppression d'emplois dans la fonction publique ou son action diplomatique, sur laquelle il s'arrête peu.

Les portraits

Alain Juppé s'en tire avec les honneurs : « J'ai une amitié pour lui qui va au-delà de la politique. Nous n'avons jamais eu à reprocher un quelconque coup bas. La droite a besoin de notre entente pour ne pas revivre les cauchemars des affrontements. » Jean-Pierre Jouyet hérite du bonnet d'âne. L'actuel secrétaire général de l'Élysée est, sous la plume de l'ancien président, une girouette qui ne pense qu'à ses intérêts et penche vers le pouvoir en place, quel qu'il soit… L'ancien président tend la main à Nadine Morano, loue du travail et de la constance de Valérie Pecresse. Sarkozy ne regrette ni la nomination ni la longévité de François Fillon à Matignon. À l'égard de son ancien Premier ministre, il lâche cette phrase : « J'ai été étonné par la caricature selon laquelle j'aurais humilié mon Premier ministre. Quelle drôle d'idée ! Il est d'ailleurs facile de faire litière de cette fable. Si François Fillon avait alors été si malheureux, pourquoi aurait-il accepté de si bon gré que je le renomme à trois reprises ? Et surtout pourquoi aurait-il tant fait pour que je le maintienne à son poste ? La vérité, c'est que, pendant cinq ans, nous avons travaillé en parfaite harmonie. » L'auteur fustige le côté duplice de son successeur, ses mensonges permanents, mais reconnaît que François Hollande a été un bon candidat. « C'est d'ailleurs ce qu'il sait faire le mieux, être candidat. » Autre portrait, qui ne manque pas de sel, celui que Sarkozy consacre, pages 164 à 166, à Patrick Buisson : « J'appréciais sa grande intelligence et sa capacité hors norme à s'engager dans des analyses prédictives en général cohérentes et souvent justes. » Plus loin : « J'ai gravement sous-estimé des traits de son caractère qui auraient dû me mettre en garde. Je n'ai pas voulu écouter ceux qui pensaient qu'il sentait le soufre. Je me suis trompé et j'ai été abusé. »

Les débats d'entre les deux tours Nicolas Sarkozy révèle que, quelques heures avant de débattre avec François Hollande le 2 mai 2012, il reçoit un appel de Valéry Giscard d'Estain qui lui prodigue un conseil : « Ne vous livrez pas à un combat de rue, ce n'est pas ce que les Français attendent d'un président. Ne répondez ni aux attaques personnelles ni aux provocations. » Cet avis aurait contribué à l'inhiber face à son adversaire et notamment, dit-il, à ne pas relever les multiples mensonges proférés par le futur chef de l'État. On apprend également que, le matin du débat de 2007, Cécila lui annonce son intention de divorcer... Ses annonces politiques Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur la loi autorisant le mariage pour tous. « Il ne sera pas question de démarier les mariés et de revenir en arrière. » Devant la violence des débats et la fracture que ceux-ci ont créée dans la société, il écrit : « Je ne souhaite pas qu'on légifère à nouveau, parce que la priorité doit être de rassembler les Français. »

Sur l'immigration, il est catégorique : « Il s'agit ni plus ni moins de refuser l'entrée du territoire national à des gens qui, pour beaucoup, fuient la grande pauvreté. L'immigration, si elle n'est pas maîtrisée dans les plus brefs délais, fera exploser notre pacte social et de surcroît privera les pays d'émigration des forces vives dont ils auraient un grand besoin. » Sur la violence des jeunes, le président des Républicains veut « supprimer l'excuse de minorité pour les délinquants et abaisser l'âge de la majorité pénale à 16 ans ». Sur l'audiovisuel public, Sarkozy est également radical : « Au minimum, on peut penser qu'il y a une chaîne de trop dans le groupe France Télévisions. » Autres idées : « L'aide médicale d'urgence qui nous coûte près d'un milliard d'euros par an devra être supprimée en tant que système et remplacée par l'obligation bien naturelle de soigner toute personne en situation de danger médical immédiat » ; « Il faut déclarer la fin de Schengen I et créer immédiatement un Schengen II, dont la condition préalable à l'adhésion sera l'élaboration, d'abord, l'application, ensuite, d'une politique européenne d'asile et d'immigration commune digne de ce nom. »

Parmi les autres idées avancées par le président des Républicains, il faut noter également, sur le plan sécuritaire, l'élargissement des compétences des polices municipales, le rattachement du personnel pénitentiaire au ministère de l'Intérieur. « Ainsi serait réalisée l'unité de commandement de toutes les forces de sécurité auxquelles viendraient s'ajouter les douaniers. » Nicolas Sarkozy évoque également une refonte de la politique pénale ou la construction d'au moins 25 % de places de prison supplémentaires.

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Published by Marc Lucien H.
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