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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 16:53

« L'enjeu de ce scrutin, chacun le pressent, n'est pas que régional, il est aussi national ».

Douze jours après les attentats terroristes du 13 novembre à Saint-Denis et à Paris et onze jours avant le premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy était dans la banlieue de Strasbourg, à Schiltigheim (Bas-Rhin) pour soutenir Philippe Richert, actuel président de la région Alsace et candidat de la droite et du centre pour présider la nouvelle et grande région Champagne-Ardenne-Alsace-Lorraine à l'occasion des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Mais également pour encourager les « Alsaciens qui ont toujours manifesté leur attachement à la France ».

Après avoir fait observer une minute de silence, Nicolas Sarkozy a tout de suite évoqué ce qui avait meurtri notre nation et notre démocratie. « Il est des circonstances, comme celles d'aujourd'hui où les responsables politiques n'ont qu'un devoir : défendre la France et protéger les Français. (…)

Les événements nous rappellent que nous sommes au service d'une cause qui nous dépasse tous : une certaine idée de la France et, par conséquent, une certaine idée de la civilisation, de la liberté, une certaine idée de la façon d'être un Homme », confie Nicolas Sarkozy rappelant qu'en qualité d'ancien président de la République il connaissait « la lourdeur de la charge quand surgit le drame. Je sais l'ampleur des responsabilités que le chef de l'État doit assumer et la difficulté de décider en dernier ressort, seul face à sa conscience. »

Devant 2 000 personnes le président des Républicains a approuvé les mesures « susceptibles de rendre la France plus forte face à ceux qui veulent la détruire. J'approuve l'Etat d'urgence, j'approuve la déchéance de nationalité pour les binationaux qui trahissent la France, j'approuve l'assignation à domicile, j'approuve les pouvoirs exceptionnels donnés au Gouvernement, aux Préfets, aux autorités administratives, à la police, à la gendarmerie, pour débusquer les assassins, ceux qui les manipulent, ceux qui les arment. Ce n'est pas la police, ce n'est pas la gendarmerie qui menacent nos libertés. Ce sont les trafiquants, ce sont les fanatiques, ce sont les criminels, ce sont les terroristes, ce sont les voyous qui menacent nos libertés ! » souligne Nicolas Sarkozy estimant que c'était dans son « rôle » et dans son « devoir » de le dire « parce qu'il en va de la sécurité des Français. »

Remarquant que « ceux qui regardaient toute politique sécuritaire comme attentatrice aux libertés ont enfin compris que la défense de la liberté était un combat », Nicolas Sarkozy exhorte le pouvoir à « se donner les moyens de gagner tout de suite. N'attendons plus ».

Considérant cependant que « le silence ne serait pas digne quand l'intérêt général exige que l'on parle », Nicolas Sarkozy estime que « nous avons déjà trop attendu pour mettre en place l'état d'urgence, trop attendu pour donner à la police et à la gendarmerie les moyens de démanteler les trafics d'armes de guerre, pour entraver la libre circulation des terroristes, pour châtier ceux qui défient la démocratie parce qu'ils la croient faible. Trop attendu pour tirer dans tant de domaines les leçons des attentats du mois de janvier dernier. Ce drame aurait dû nous conduire à agir plus tôt », considère Nicolas Sarkozy. Et de prendre deux exemples : « La surveillance plus étroite de ceux qui sont signalés comme ayant des liens avec des milieux radicalisés et susceptibles de passer à l'acte, les peines de sûreté pour ceux qui présentent encore un danger pour la société sont deux décisions majeures qui ne peuvent plus être reportées sans faire courir aux Français des risques que personne n'a le droit de leur faire courir. »

Pour le président de notre famille politique « la priorité est maintenant de tirer les leçons de ce qui nous arrive. C'est la condition pour conjurer les périls qui menacent notre liberté, pour protéger les êtres qui nous sont chers, pour conserver notre mode de vie, notre modèle de civilisation, tout ce que nous aimons », estime Nicolas Sarkozy. Mais, observe-t-il, « si la réponse au terrorisme est d'abord sécuritaire ¬ -et le gouvernement de ce point de vue s'est engagé dans la bonne direction- ¬ s'en contenter serait une grave erreur car dans ce combat nos faiblesses ne sont pas que sécuritaires.

Il y a tant de domaines où la République a trop reculé », regrette-t-il. « La République ne peut plus à l'avenir se le permettre. Ceux qui nous frappent, savent que nous sommes vulnérables. Ils savent que la société française, que les sociétés européennes, occidentales sont fragiles parce qu'un profond malaise les étreint », remarque encore Nicolas Sarkozy visant l'école, la culture, la justice, l'économie, la politique.

« La politique de la table rase a fini par mettre en danger la démocratie elle¬-même et par détruire chaque jour un peu plus notre modèle républicain », analyse encore Nicolas Sarkozy ciblant notamment le communautarisme, « prémices de la destruction de notre société », le multicultarisme « contraire de notre identité nationale », les réformes « désastreuses » de l'Education nationale et sa « fascination pour le nivellement », des lois « qui ne sont plus appliquées », l'abandon de l'assimilation, le sort « inacceptable » fait aux femmes dans certains quartiers… , autant de « signes visibles de l'effritement de notre modèle républicain ».

« Nul ne peut prétendre vouloir partager le destin français, sans prendre les valeurs de la France à son compte », pointe explicitement Nicolas Sarkozy. « La France n'est pas un supermarché où l'on choisit ce qui vous convient. Elle est un tout que l'on adopte comme tel et auquel on apporte sa contribution et ses sentiments »

« La tragédie », poursuit-il, « nous oblige collectivement à un effort de lucidité et à un véritable examen de conscience à propos de l'affaiblissement de la République. Nous avons une opportunité historique de reconstruire une Nation fraternelle. Nous avons besoin d'ordre, d'autorité, de justice, de fermeté, de générosité, de fidélité à nous-mêmes et d'ouverture. Si nous ne sommes pas capables de concilier ces exigences, si nous n'avons pas assez d'intelligence, de courage, de force, de volonté et de cœur pour changer nos façons de penser, de voir et d'agir, nous ne serons pas au rendez-vous de l'Histoire. »

« Ce rendez-vous, nous n'avons pas le droit de le manquer », juge Nicolas Sarkozy qui a également profité de ce moment particulièrement intense pour évoquer l'Europe, « cette Europe désunie, désarmée, sans volonté qui nous rendu plus vulnérable. Nous avons rêvé de cette Europe idéale et nous nous réveillons brusquement avec une autre, si acharnée à gommer une grande partie de l'Histoire européenne qu'elle a réussi à ressusciter les vieux démons nationalistes dont elle était censé interdire le retour ».

Ciblant tous les dysfonctionnements de l'Europe ( Schengen, statut du travailleur détaché, politique « sans limite » de la concurrence, absence de défense européenne supportée principalement par la France, élargissement « déraisonnable », projet d'adhésion « irresponsable » de la Turquie à l'UE,….) , Nicolas Sarkozy en appelle à une refondation de l'Europe.

« Le moment est venu de refonder l'Europe, d'avoir les débats que nous n'avons pas su avoir et de tirer les leçons de l'histoire récente au regard de ce qui s'est passé en 2008 au moment de la crise financière, de ce qui s'est passé avec la crise grecque, de ce qui se passe avec la crise des réfugiés, avec le terrorisme », réclame à nouveau le président des Républicains.

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Published by Marc Lucien H.
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