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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:26

Nicolas Beytout dans l'Opinion

En dix mois, tout a changé. Plus rien n’est comme en janvier. Car si chacun savait confusément que la tuerie de Charlie et de l’Hyper Cacher pouvait se reproduire, si plusieurs tentatives avortées nous avaient convaincus que le danger restait imminent, personne n’était préparé à l’innommable, à cette boucherie de la nuit de vendredi. Méthodiquement planifiée, patiemment déployée, militairement exécutée, la série d’attentats agit à la fois comme une prise de conscience brutale que la guerre est véritablement venue s’installer chez nous, et comme un révélateur de l’insuffisance des réponses apportées depuis janvier par le gouvernement.

Ces événements tragiques sonnent en effet comme un triple échec.

Celui des services de renseignement et de police, qui n’ont pas pu empêcher plusieurs équipes de tueurs d’opérer simultanément en plein Paris.

Celui du gouvernement, qui n’a pas su se montrer assez déterminé sur la question des imams prêcheurs de haine, sur le traitement des Français partis en Syrie, ni sur le suivi des individus fichés potentiellement dangereux.

Et celui du chef de l’Etat, dont la politique au Proche-Orient se révèle être une succession d’impasses dont la sortie est toujours plus coûteuse. Sa raideur sur la Syrie, son refus initial d’intervenir pour se résoudre finalement à y entraîner la France, seule à ce moment-là dans son ralliement, nous ont rendus d’autant plus visibles aux ennemis du pays.

«L’esprit du 11 janvier », s’il a jamais existé, s’est vite évaporé : plus de mots que d’actes, plus de rêve idéalisé que d’union réalisée.

Après l’échec, François Hollande doit au-delà du discours relever le niveau de sa réponse. L’agression a changé d’intensité, la riposte sécuritaire et militaire doit maintenant être réévaluée.

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Published by Marc Lucien H.
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commentaires

Guignard 16/11/2015 12:02

Il n'y a rien à espérer del'équipe Hollande, Fabius, Belkacem,Taubira, etc
Essayez d'imaginer un conseil des ministres.
Seule une rouste totale aux régionales peut les rendre innofensifs, pour les dix huit mois qui leur reste.