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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 16:02

Nicolas Sarkozy est à Tunis pour une visite d'un peu plus de vingt-quatre heures. L'occasion pour le chef des Républicains de rappeler son amitié pour la Tunisie et pour son président.

Le Figaro. Envoyée spéciale à Tunis.

Actuellement à Tunis pour un déplacement d'un peu plus de vingt-quatre heures, Nicolas Sarkozy a tenu à rappeler son amitié pour la Tunisie - «c'est un pays que j'aime beaucoup» - et pour le président Béji Caid Essebsi auquel il a réaffirmé son «amitié et son respect».

Le déplacement est d'autant plus symbolique après les attentats du Bardo le 18 mars et de Sousse, le 26 juin dernier et quelques jours avant la grande fête de la République, ce 25 juillet.

«La Tunisie vit des heures très difficiles. Les amis de la Tunisie doivent être là quand ça va bien et quand ça va moins bien. On présente la Tunisie comme un endroit où il y a du danger mais y a-t-il une seule capitale où il n'y a pas de danger?», entame l'ancien chef de l'Etat qui reçoit un accueil digne d'un président - cortège officiel, voie dégagée, sécurité renforcée.

«C'est capital que la France soit aux côtés de la Tunisie, pas seulement pour la Tunisie mais pour la civilisation». Au Musée du Bardo, précisément là où avaient eu lieu les attentats du 18 mars, Nicolas Sarkozy a déposé une gerbe en signe de recueillement au nom des victimes «des barbares».

«Quand on vient ici, c'est bien de cela dont il s'agit, la guerre à la civilisation, la guerre à la démocratie. C'est totalement évident quand on voit cela (le musée du Bardo). On le ressent presque physiquement. C'est très émouvant», commente-t-il en contemplant les œuvres du Musée. Les impacts de balles sont encore perceptibles.

Reçu dans la matinée au Palais présidentiel de Carthage pendant plus d'une heure par le président tunisien, entouré de la petite dizaine d'élus français qui l'accompagnent, Nicolas Sarkozy fait le lien avec les attentats tunisiens de ces derniers mois. «C'est bien parce que c'est une démocratie qu'elle est attaquée par ceux qui refusent la démocratie et au fond la civilisation.»

Au moment où les touristes délaissent la Tunisie, le patron des Républicains se veut ferme sur le soutien à apporter aux Tunisiens: «Aujourd'hui, la Tunisie a moins besoin de nos encouragements, de nos discours, de nos paroles que de faits concrets». Pour lui, il faut la fois aider au rétablissement de la sécurité en Tunisie - «le combat pour la sécurité de la Tunisie, c'est le combat pour la sécurité de tous les pays libres dans le monde» - et aider au développement économique, estimant que «les chiffres dont on parle sont incomparables à ceux utilisés pour l'aide grecque».

A ses yeux, les deux problématiques sont liées: «il n'y a pas de différence entre l'enjeu sécuritaire et économique. Il n'y aura pas de développement économique sans la paix». Pour l'ancien chef de l'État, le développement de la Tunisie est d'ailleurs «un élément essentiel si l'Europe veut maîtriser les flux migratoires».

Il en vient à dresser un parallèle avec la crise grecque: «Quand je vois ce qu'on est capable de faire pour la Grèce! Avec 20% de ce qui a été fait pour la Grèce, on peut permettre le développement de la Tunisie». Il en appelle à la création d'un Sommet des Amis de la Tunisie «pour mobiliser les moyens économiques qui permettent à la démocratie tunisienne de s'installer dans la paix.»

Pour Nicolas Sarkozy, ceci ne rend que plus nécessaire de rétablir l'Union pour la Méditerranée qu'il avait mise sur pied quand il était à l'Elysée. Une idée «malheureusement abandonnée» et qu'il faut selon lui réhabiliter.

Interpellé sur la Libye, notamment par la presse tunisienne, Nicolas Sarkozy envoie une pique à son successeur à l'Elysée. «Ah, malheureuse Libye!», insiste-t-il en pointant la situation politique du pays depuis 2012. «C'est sûr que depuis trois ans, la Libye est complètement abandonnée. Aujourd'hui, c'est un pays à la dérive. On aurait dû s'occuper de la Libye».

Ce lundi soir, le parti du président tunisien Nidaa Tounès et Nicolas Sarkozy tiendront un meeting commun à Tunis. «Ça, c'est très important», insiste le patron des Républicains, qui appuie sur la nécessaire «internationalisation des Républicains».

D'ailleurs après ses déplacements au Maroc et en Tunisie, ou de l'Espagne et d'Israël, Nicolas Sarkozy se rendra à l'automne en Algérie. «Il n'est pas question d'aller en Tunisie et au Maroc et de ne pas aller en Algérie.»

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Published by Marc Lucien H.
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