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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:07

Nicolas Sarkozy était ce mercredi soir l'invité du journal de 20 heures présenté par Gilles Bouleau. Interrogé sur la crise grecque et l'étalement de la dette grecque, le président des Républicains a indiqué que tout devait être fait pour trouver un compromis.

Mais il y a une « ligne rouge », a-t-il averti : que « le compromis qui doit être trouvé ne détruise pas la crédibilité des 18 autres pays membres de la zone euro ». Rappelant que l'Europe avait déjà effacé 200 milliards d'euros à la dette de la Grèce, Nicolas Sarkozy a souligné que la Grèce devait 45 milliards d'euros à la France, ce qui représente 2 300 euros par contribuable.

Estimant que pour résoudre cette crise « il n'y a que des mauvaise solutions », la « moins mauvaise » est à ses yeux de trouver un « compromis acceptable.

Que serait un compromis non acceptable ? Par exemple une solution où l'on demanderait aux Européens de prêter de l'argent à la Grèce en plus sans exiger en contrepartie un certain nombre de conditionnalités, un plan avec des réformes », relève Nicolas Sarkozy.

Et d'indiquer des pistes d'actions dans ce pays où les fonctionnaires partent à la retraite à 57 ans, où l'Eglise ne paye pas d'impôts foncier pas plus que les armateurs ou encore dans les îles grecques. « Les 489 autres millions d'européens sont aussi en droit de dire " on veut bien jouer la solidarité "mais est-ce que, vous, gouvernement grec vous êtes prêts à accepter la responsabilité », interroge Nicolas Sarkozy. « Il y a la Grèce mais, à côté, il y a 18 autres pays . Je pense au Portugal, à l'Espagne, à l'Irlande qui ont fait des efforts très importants de réformes et on ne peut pas leur dire que les efforts qu'ils ont consentis n'ont servi à rien alors que la croissance repart chez eux, que le chômage commence à baisser », observe-t-il encore déplorant le drôle d' « attelage » du gouvernement grec composé de ministres d'extrême gauche et d'extrême droite soutenu en France par les extrêmes, Marine Le Pen à l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon à l'extrême gauche.

Pour Nicolas Sarkozy, « si la Grèce est au bord de la faillite c'est que malheureusement elle n'a pas une administration digne de ce nom pour percevoir des impôts, elle a fait un certain nombre de choix fiscaux, économiques et étatiques qui ne correspondent en rien aux exigences d'un grand pays de 11 millions d'habitants, membre de la zone euro ».

Le président des Républicains s'inquiète des conséquences potentielles sur le fonctionnement de la zone euro « si le drame arrive et que la Grèce sort de l'euro ». Et de s'étonner que le président de la République, François Hollande, ne prépare aucun plan B.

« Il faut réunir un conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro pour donner de l'efficacité au gouvernement économique de la zone euro. Il faut profiter de cette crise pour moderniser l'euro, lui donner un président digne de ce nom qui ne peut qu'être Français et Allemand car il n'y a pas d'alternative au leadership de l'Allemagne et de la France », préconise Nicolas Sarkozy.

Et de proposer également la « transformation du Mécanisme monétaire européen en un Fonds monétaire européen, la désignation d'un secrétaire général du gouvernement économique de l'Europe comme un directeur du trésor pour montrer au marché du monde que le problème avec la Grèce est circonscrit et que la zone euro est décidée enfin de se donner les moyens d'une coordination économique sans laquelle nous n'arriverons à rien ». >>

Les Républicains

Revoir l'interview sur TF1.fr 

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Published by Marc Lucien H.
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