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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:48

La situation internationale (baisse des taux d’intérêt, du coût du pétrole, et de l’Euro) va mécaniquement favoriser la croissance dans tous les pays européens.

Cette amélioration de la croissance va forcément se traduire plus ou moins vite, y compris en France le mauvais élève de l’Europe, par une diminution du chômage.

François Hollande va bien entendu utiliser dans la campagne présidentielle qu’il a commencé à mener (il ne fait même plus que ça !) ces progrès minimes que l’on va constater dans le domaine de l’emploi, pour invoquer un « succès de sa politique » ! Il va notamment affirmer que le chômage a commencé à baisser comme il l’avait prévu et donc qu’il a réussi ! A l’évidence ces propos seront trompeurs et malhonnête, car l’honnêteté serait de comparer le nombre de chômeurs à la fin de son mandat à celui constaté au début, ce qui ferait apparaitre l’ampleur de son échec…C’est pourquoi il ne le fera pas, et les médias ne manqueront pas de soutenir son interprétation.

Faire passer la vérité nous demandera en conséquence beaucoup d’efforts.

Mais, tout cela n'est pas le plus important et les mensonges de Hollande, repris en chœur par les médias, notamment publics, ne seront pas décisifs.

En effet, moins que jamais ce sera sur la situation économique et sociale que se jouera l’élection. La situation est beaucoup trop grave pour cela.

L’élection présidentielle se jouera sur des questions beaucoup plus fondamentales, des questions qui touchent au plus profond les Français : la question de l’identité et celle qui lui est liée, de la sécurité sous toutes ses formes.

Les Français, pour reprendre le titre de l’excellent essai de Laurent Bouvet souffrent « d’insécurité culturelle ». Ils ne savent plus qui ils sont, ils ne savent plus si « être Français » a encore un sens. Inquiets devant le multiculturalisme que veulent leur imposer les élites, "boboïsées" et " bruxellisées ", ils n’ont plus de repères, plus de certitudes, plus de confiance en leurs dirigeants, ni surtout en l’avenir…

La France leur parait perdue, ballotée dans le grand mouvement de mondialisation qui supprime les identités et les frontières et l’Europe qu’on leur avait présentée comme pouvant les défendre contre ses dangers, leur apparait au contraire comme celle qui les entraine dans ce mouvement qui, pensent-ils, les dépersonnalise et les appauvrit.

L’immigration qui atteint un niveau qu’ils jugent excessif, leur apparaît comme menaçant pour leur culture et leurs valeurs, leur mode de vie et leur sécurité, leur identité de Français et la cohésion nationale.

Le manque de cap politique, de vision de l’avenir de leurs gouvernants les désoriente et ne les encourage pas à prendre des initiatives et à se mobiliser.

Lors de la campagne pour l’élection de 2017, celui (ou celle) qui saura répondre à leur besoin de retrouver une identité perdue ou diluée, voire une fierté d’être Français, qui saura les rassurer et leur donner confiance en l’avenir de leur pays et en sa propre capacité à le construire avec eux, aura toutes les chances d’être le gagnant.

Ce n’est pas celui qui leur promettra quelques points de croissance en plus ou de chômage en moins qui l’emportera mais celui qui saura incarner le mieux leurs racines, leurs valeurs, leurs attentes, l’idée souvent confuse qu’ils se font de leur avenir commun et saura faire entrevoir le « retour » de la France…

Et celui-là ne peut évidemment pas être François Hollande, incapable de le faire pendant 5 ans et discrédité par ses mensonges et ses échecs ; ce ne peut pas être Marine Le Pen, qui certes peut leur parler de la France, mais dont ils ne peuvent majoritairement accepter ni le caractère excessif et inquiétant, ni le projet politique incohérent ; ce ne peut pas être Alain Juppé, dont ils apprécient la modération, mais qui se montre trop européiste, trop perméable au multiculturalisme et qui ne paraît pas prendre la mesure du danger d’une immigration excessive.

Reste sans doute Nicolas Sarkozy, qui possède cette capacité à comprendre les craintes des Français, l’énergie permettant d’y répondre et qui peut, ce qui est essentiel, incarner ce que sont leurs attentes profondes.

Mais il faudrait qu’il puisse se débarrasser de cette (fausse) image d’autoritarisme, de brutalité, de réactivité excessive et de diviseur, responsable de sa défaite en 2012…

Ce sera long, mais il peut y parvenir. Il s'est déjà, depuis 5 mois, engagé sur ce chemin.

Marc d'Héré

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Published by Marc Lucien H.
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