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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 06:17

Depuis son retour, Nicolas Sarkozy agit d’une manière bien différente de celle qu’ annonçaient les « observateurs », ces journalistes, politologues ou sondeurs qui se trompent avec une régularité qui n’entame en rien leur assurance et leur aplomb.

Tous attendaient de l’ancien Président, qu’il squatte les écrans de TV et qu’il manifeste à nouveau la fébrilité, la réactivité excessive, la brusquerie et l’autoritarisme qu’on lui avait reprochés lors de son « premier » mandat.

Evidemment les choses se sont passées bien autrement.

Depuis quatre mois, Nicolas Sarkozy limite ses interventions médiatiques au strict minimum, délègue largement au sein de l’UMP, fait mine de ne pas entendre les piques que lui adressent Juppé ou Fillon et n’y répond donc pas, met enfin toute son énergie et ses efforts dans la pacification et le rassemblement d’une UMP, il y a peu encore cruellement déchirée et affaiblie.

Pourquoi cette stratégie, s’étonnent ou font mine de s’inquiéter les observateurs précités ?

La première raison tient au fait que Nicolas Sarkozy a absolument besoin d’une UMP capable de redevenir, grâce à lui, le premier parti de France et de gagner largement les élections départementales et régionales, ce qui sera mis à son crédit (à l’inverse un demi-succès serait considéré comme une lourde défaite personnelle). Or l’UMP n’en sera capable que si les luttes intestines cessent, si les militants reviennent et si tous vont unis au combat.

Ceci explique que Sarkozy ait tout fait pour ne pas heurter ou pousser à la contestation et à la division les Juppé, Fillon, Copé, Bertrand, Le Maire, et accepter pratiquement toutes leurs exigences, y compris pour la primaire ouverte qu’il ne souhaitait pas forcément. Les bons résultats des départementales, et la mobilisation militante montrent que les choses vont dans le bon sens.

Deuxième raison, Nicolas Sarkozy sait bien que sa défaite de 2012 a principalement été due à l’image négative qu’il a donnée, et que les socialistes et les médias se sont empressés d’amplifier. Il fait donc tout pour la corriger, en s’efforçant de donner de lui l’image (pas fausse d’ailleurs) d’un pacificateur, d’un rassembleur, calme et pondéré. Mais une modification d’image demande du temps et sans doute n’en verra-t-on les résultats au mieux qu’au début de l’année prochaine. Raison pour laquelle Sarkozy, qui le sait fort bien, s’y est attelé immédiatement et doit se montrer tenace.

C’est donc au début 2016, après la création du nouveau parti, après la victoire probable des régionales, venant confirmer celles des départementales, et après les résultats d’un an d’effort pour modifier son image, que les sondages nous renseigneront sur l’ampleur du succès de la stratégie de Nicolas Sarkozy…Et sur sa capacité à remporter largement la primaire de novembre et donc la présidentielle qui suivra.

Ses premiers succès, son talent, son énergie intacte et le soutien des militants qui s’affirme de jours en jours, permettent de penser qu’il y parviendra…

Marc d’Héré

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Published by Marc Lucien H.
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