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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:39

Par Charles Consigny, LePoint.fr

De l'aveu même du président de la République, la loi Macron n'était pas "la loi du siècle". Les observateurs les plus bienveillants la décrivaient comme une loi "fourre-tout" allant dans le bon sens, c'est-à-dire celui de la modernisation de la vie économique française. Les plus à droite pointaient, quant à eux, son insuffisance, tandis que les plus à gauche l'accusaient d'être une loi libérale.

Finalement, ce sera surtout une loi de la jungle obligeant Manuel Valls à recourir aux mécanismes autoritaires de la Ve République, en l'espèce, l'article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d'engager la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'une loi.

En clair, il dit aux députés : soit vous me refusez la confiance, auquel cas, certes, vous n'avez pas la loi Macron, mais tout le gouvernement démissionne, soit vous me l'accordez, vous continuez avec ce gouvernement, mais la loi Macron est promulguée, bien qu'elle n'ait pas été votée par une majorité d'entre vous. À coup sûr, les députés voteront la confiance, et le train brinquebalant conduit par Manuel Valls va poursuivre sa route.

Nous aurons pu constater qu'il existe encore une fracture profonde entre la gauche dite sociale, à l'ancienne, et celle dite pragmatique, moderne. De mauvaises langues suggéreront que les deux sont archaïques et que le monde globalisé se gausse de ces atermoiements.

Sphinx silencieux et énigmatique François Hollande récolte ce qu'il a semé. D'une main, flatter la chèvre au cou, cependant que de l'autre on arrose le chou, peut sans doute permettre de tenir un parti politique, mais pas la cinquième (ou sixième déjà, hélas, ou plus bas encore) puissance économique mondiale.

Gouverner, c'est choisir. À quelle gauche le chef de l'État appartient-il ? N'est pas Mitterrand qui veut : avec le quinquennat, qui plonge de facto le président de la République dans l'action au même rythme que le Premier ministre et sa majorité, il n'y a plus de sphinx silencieux et énigmatique régnant sur la nation depuis les cimes du temps et ne daignant descendre que lorsque la situation le commande.

François Hollande ne peut plus louvoyer entre les différents courants de ce socialisme à la dérive : il doit avoir un dessein pour la France, il doit en informer les Français, il doit choisir, trancher, décider, ouvrir un chemin et s'y tenir.

À quel modèle de société destine-t-il le pays ? Encore faudrait-il qu'il le sache lui-même.

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Published by C.harles Consigny
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